ATP Adelaïde - Malgré sa défaite en finale face à Tomas Machac, Ugo Humbert a toutes les raisons de sourire avant l'Open d'Australie

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Ugo Humbert était tout sourire ce samedi malgré sa défaite en finale à Adelaïde face à Tomas Machac. Et pour cause : à nouveau en pleine santé, épanoui depuis le retour de Jérémy Chardy à ses côtés et armé d'une nouvelle raquette, le Français voit enfin l'horizon se dégager, même s'il est pour l'heure un peu bouché par la "montagne" Ben Shelton qui se profile au premier tour de l'Open d'Australie.

Humbert n'a pas tenu la distance face à Machac : le résumé

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Il y avait beaucoup de similitudes entre les deux finalistes du tournoi 250 d'Adelaïde Ugo Humbert et Tomas Machac, ce samedi matin. Le classement ATP, déjà (35e et 36e mondiaux), mais aussi la trajectoire de deux joueurs auteurs il y a un an d'un début de saison très prometteur, avant de se perdre un peu en cours de route en raison notamment de problèmes physiques à répétition. Samedi, il a fallu près de 2h30 pour les départager et lors du discours protocolaire, ils étaient encore animés d'un plaisir commun : celui d'avoir disputé une magnifique finale, et d'avoir retrouvé leur meilleur niveau de jeu à point nommé.
Car, dernière similitude, les deux hommes ont tous deux hérité d'un gros morceau au premier tour de l'Open d'Australie : Ben Shelton pour le Français, Grigor Dimitrov pour le Tchèque. Ce sera mardi. D'ici là, le gaucher tricolore a le temps de se refaire la cerise, physiquement surtout, au terme d'une semaine qu'il a terminé un peu sur la jante après deux énormes combats successifs, l'un gagné face à Alejandro Davdovich Fokina en demie, l'autre perdu, donc, face à Tomas Machac en finale.
Pour Humbert, difficile de parler d'horizon dégagé quand on est à trois jours d'affronter le huitième joueur mondial au premier tour d'un tournoi du Grand Chelem. Surtout quand on a, en prime, un petit stock de points à défendre, puisque le Lorrain était huitième de finaliste l'an passé (battu par Alexander Zverev) avant d'enchaîner quelques semaines plus tard par un titre à Marseille.
Mais il en fallait plus à l'intéressé pour se départir d'une bonne humeur qui faisait plaisir à voir lors de la remise des prix. Pour lui, l'essentiel est ailleurs : une condition physique enfin retrouvée, après des mois ternis par une blessure au dos en 2025 ; et un niveau de jeu qui est revenu au diapason.

145 coups gagnants frappés à Adelaïde

Ugo Humbert l'a redit récemment et l'a souvent montré dans sa carrière : il adore les débuts de saison. Son tennis explosif et virevoltant nécessite de la fraîcheur, et il en a semble-t-il à revendre en ce mois de janvier. Guère perturbé par une défaite d'entrée à Brisbane face à Cameron Norrie après avoir eu trois balles de match (d'affilée), il a fait parler la poudre à Adelaïde, où il a frappé un total de 145 coups gagnants, dont 37 lors d'une demi-finale de très haute volée face à Alejandro Davidovich Fokina. Pas de doute : le Messin flingueur est revenu.
C'est une bonne nouvelle et ce n'est pas un hasard non plus. Régénéré mentalement depuis qu'il a rappelé Jérémy Chardy à ses côtés à l'automne dernier après neuf mois de séparation, les étoiles s'alignent à nouveau.
"C'est moi qui lui ai demandé de revenir et ça s'est très bien passé. On a tout de suite retrouvé notre communication et notre entente, confiait-il à l'Equipe en octobre à Stockholm, où l'embellie s'était manifestée très vite par une finale atteinte face à Casper Ruud. Je suis super content qu'il soit de nouveau avec moi. Il me connaît extrêmement bien. Depuis que Jérémy est revenu, que je m'entraîne bien régulièrement, que je fais les bonnes choses, je sens que ça se met en place et du coup, j'arrive sur le court en ayant moins de doutes."
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Humbert, une année à oublier

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Restait un dernier écueil à chasser : une douleur au dos latente, revenue le chatouiller à Bâle avant de le pousser au forfait au Rolex Paris Masters. Ugo Humbert s'y est attelé cet hiver au prix d'un gros travail de prévention et de renforcement effectué aux côtés de son préparateur physique Xavier Moreau, lui aussi présent à Adelaïde.
Son changement de raquette remarqué à l'intersaison s'inscrit peut-être dans le même élan de reconstruction. Ses obligations contractuelles l'empêchent sans doute d'en dire plus sur le modèle maquillé qu'il utilise depuis le début de l'année, mais les plus chevronnés en matériel ont cru noter qu'il avait troqué son ancienne Wilson Blade contre une Head Speed, similaire à celle utilisée par Jannik Sinner et supposée être un peu plus orientée "puissance". Cela reste à confirmer.

Objectif : retour à la place de numéro 1 français ?

L'intéressé en dira plus en temps voulu. Le voilà quoi qu'il en soit, à 27 ans, remis sur les bons rails. Prêt, peut-être, à fondre de nouveau sur la place de numéro 1 français qu'il avait "abandonnée" l'an dernier, récupérée dans un premier temps par Arthur Fils, puis par Arthur Rinderknech après la blessure au dos du jeune Francilien.
Vu les points que Humbert devra défendre ces prochaines semaines, et l'identité de son premier adversaire à Melbourne, ce n'est pas forcément l'objectif prioritaire du moment. Mais il reste à portée de fusil, surtout en cas de perf' face à Ben Shelton. Lequel ne doit pas forcément être ravi de son tirage, contrairement à tous les amateurs de premiers tours explosifs.
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