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En route pour le triplé au Mexique, Nadal a remis le turbo

En route pour le triplé au Mexique, Nadal a remis le turbo

Le 29/02/2020 à 16:19Mis à jour Le 29/02/2020 à 22:43

ATP ACAPULCO – Impressionnant cette semaine pour son retour à la compétition, Rafael Nadal a bien rebondi après son revers en quart de finale de l’Open d’Australie. Vainqueur en 2005 et 2013 sur terre battue au Mexique, il sera le grandissime favori face à Taylor Fritz pour y décrocher une troisième couronne, sur dur cette fois.

"Ici, vous jouez un tournoi de tennis certes, mais dans une ambiance de vacances." Rafael Nadal ne cachait pas son bonheur de reprendre la compétition voici quelques jours dans le cade de rêve d’Acapulco. Mais s’il en a peut-être profité pour piquer quelques têtes dans l’océan, le Majorquin n’est pas vraiment un adepte du farniente sur les courts.

Ses adversaires cette semaine ont eu l’occasion de s’en rendre compte une fois de plus : il n’y avait aucun relâchement à attendre du numéro 2 mondial. Très à son aise, il a tenu son rang de tête de série numéro 1 et jouera dans la nuit de samedi à dimanche sa quatrième finale à Acapulco où il espère un troisième sacre, quinze ans après son premier triomphe mexicain.

On ne soulignera jamais assez le caractère exceptionnel de cette longévité, et Nadal a semblé aborder cette semaine avec la faim et l’envie d’une jeune premier, désirant faire ses preuves. Pourtant le doute aurait pu s’immiscer dans l’esprit de l’Espagnol qui abordait son troisième tournoi de la saison avec… trois défaites au compteur déjà, une première pour lui. Battu à deux reprises par David Goffin et Novak Djokovic lors de la nouvelle ATP Cup, il avait subi les foudres de Dominic Thiem en quart de finale de l’Open d’Australie voici un mois. Mais comme à son habitude, le Taureau de Manacor s’est relevé, plus déterminé que jamais, semble-t-il.

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Une efficacité clinique sur les balles de break

Son parcours au Mexique en atteste : Nadal a traversé le tableau comme une tornade, ne laissant pas le moindre set en route. Avec 20 jeux concédés lors de ses quatre apparitions avant la finale, il n’a perdu que cinq jeux par match en moyenne. C’est d’ailleurs exactement ce que Grigor Dimitrov a pu lui arracher en demi-finale, une misère. "Je suis très heureux. C’est une grande victoire contre l’un des meilleurs joueurs du monde et un bon ami. Je pense que j’ai joué de mieux en mieux pendant le match, donc c’est positif pour moi", s’est même réjoui le numéro 2 mondial dont on connaît le perfectionnisme.

Pourtant, Dimitrov n’est pas passé à côté de son match, loin s’en faut. Le Bulgare a même breaké le premier dans chaque set et a tenu près de deux heures sur le court (1h44 précisément), c’est dire l’intensité du combat. Mais la sécheresse du score en dit long sur la voracité de Nadal, plus fort que jamais quand les points comptent. Et cette semaine, les statistiques en disent long à ce sujet : le Majorquin a remporté 58 % de ses jeux de retour (19 sur 33) et a surtout converti 68 % de ses balles de break (19 sur 28), une réussite à faire pâlir d’envie son rival historique Roger Federer.

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Rester au contact de Djokovic avant la terre

Mentalement, Nadal s’est donc parfaitement relancé, se rappelant au bon souvenir d’un tournoi qui avait marqué le début d’une reconquête époustouflante en 2013 (10 titres dont deux en Grand Chelem). "A l’époque, je revenais d’une longue blessure au blessure au genou (absent pendant sept mois de juillet 2012 à février 2013, ndlr). Je sortais d’un titre à Sao Paulo mais sans jouer bien, avec beaucoup de problèmes. Ici, j’avais retrouvé un bon niveau de jeu et de la confiance", se remémorait-il en début de semaine. Et si un titre au Mexique marquait à nouveau le début d’une autre année spéciale ? Il lui permettrait en tout cas de ne pas se laisser distancer au classement par Novak Djokovic qui est en finale à Dubaï et toujours invaincu en ce début d’année.

Nadal n’a plus de temps, ni de points à perdre dans la course au trône. Revenu à la 4e place à la Race, il talonnerait Gaël Monfils en cas de victoire finale à Acapulco. Avant de retrouver sa terre battue chérie en avril, gagner son premier trophée de l’année, le 85e de sa carrière, qui plus est sur dur, le mettrait dans de bonnes dispositions pour la tournée américaine à Indian Wells et Miami.

Vu sa forme du moment, il serait très étonnant qu’il ne saisisse pas l’opportunité. Mais comme en 2017, quand Sam Querrey lui avait barré la route, un Américain se dressera face à lui en finale : Taylor Fritz. Mené d’un set et d’un break (2-6, 2-4, 0/40) par son compatriote John Isner en demie, il a réussi à renverser la situation à la surprise générale.

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Fritz, une formalité ?

"C’est énorme. Un de mes grands objectifs de l’année, c’est de bien faire dans les plus grands tournois. J’espère que je vais pouvoir rester sur cette lancée pour la suite de la saison", a confié Fritz après sa victoire vendredi, comme si sa semaine, déjà réussie, était terminée. Alors qu’il n’a jamais encore affronté Nadal et qu’il ne connaît donc pas le poids de sa balle, on ne donne pas cher de la peau de l’Américain qui disputera sa première finale en ATP 500. Alors, les jeux sont-ils déjà faits ?

Isner, avec son service canon et son expérience, aurait sûrement représenté un autre défi pour un Nadal, privé de rythme. "Fritz joue bien. Il a un super service, des coups fantastiques en fond de court. Ce sera dur. Je sais que je vais devoir jouer mon meilleur tennis et j’espère que je serai prêt à le faire", a considéré le numéro 2 mondial dans un exercice d’humilité qui flirte avec la superstition. S’il reste sur son rythme actuel, il n’a pourtant pas trop de soucis à se faire.

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