Masters 1000 de Cincinnati | Un beau tableau de chasse, une 5e place à la Race : quand Arthur Fils est là, ça déménage
Eurosport sur GoogleArthur Fils est, jusqu'ici, le cinquième meilleur joueur de la saison 2026, ce sont les chiffres qui le disent puisque le Français occupe cette place à la Race à une semaine du début du dernier Grand Chelem de la saison, l'US Open. Vainqueur du Masters 1000 de Cincinnati, Fils prouve de plus en plus qu'il a le niveau pour jouer avec les meilleurs quand il est en bonne santé.
Fils n'a pas tremblé même quand il a tangué : Le résumé
Video credit: Eurosport
Dans sa chronique hebdomadaire pour notre site, notre collègue Service Volée se demande si la nouvelle génération est plus fragile que les précédentes. En 2026, Carlos Alcaraz a raté deux Grand Chelems (Roland-Garros et Wimbledon) tandis que la chaleur avait terrassé Jannik Sinner à Paris et qu'il ne sera pas de l'US Open. S'il était un peu plus haut dans la hiérarchie mondiale (11e ce lundi, soit le meilleur classement de sa carrière), Arthur Fils serait un exemple semblable à ceux de l'Espagnol et de l'Italien. Après Cincinnati, l'important n'est cependant pas là en ce qui le concerne.
- Une semaine de rêve pour Fils, "et ce n'est pas fini"
- Ne ratez rien de la Vuelta avec Tadej Pogacar sur Eurosport et HBO Max !
Le Masters 1000 disputé sur le sol de l'Ohio était l'une de ces opportunités qui se présentent parfois au cœur d'une saison, souvent à cette période-là d'ailleurs quand d'autres se soignent ou se reposent. Vainqueur à Toronto en 2025, Ben Shelton en a profité pour doubler à Montréal cette année. A l'entame du tournoi de Cincinnati, l'ouverture était semblable et si l'on peut considérer qu'une victoire du 21e joueur mondial est une énorme surprise, elle ne l'est pas tout à fait.
Fils, quand la logique l'emporte
Jugez plutôt les résultats d'Arthur Fils cette saison en Masters 1000 pour vous en convaincre. Son abandon à Rome mis à part, le Français avait toujours au moins atteint les quarts de finale et même les demies à deux reprises (Miami et Madrid). Au-delà de ça, il avait aussi rejoint la finale à Doha en 500 (perdue contre Alcaraz) et soulevé le trophée à Barcelone dans la même catégorie. Fils était un outsider sérieux à Cincinnati précisément parce que chacun savait qu'au top de sa forme, il est plus proche du Top 10, qu'il tutoie ce lundi (335 points de retard sur Taylor Fritz), que du Top 20.
Évidemment, tout le souci est là pour le Francilien, qui n'avait pas joué entre Roland-Garros et Montréal l'année dernière avant d'arrêter sa saison au Canada, début août. Après avoir préféré zapper l'Open d'Australie, Fils avait enchaîné. A son échelle, disputer une trentaine de matches en trois mois entre début février et début mai était une véritable avancée, malheureusement nuancée par son abandon à Rome et son forfait à Roland-Garros, un crève-cœur pour lui.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/08/22/image-963ee7a5-7726-4018-91ea-e8184ce3db48-85-2560-1440.jpeg)
Une jeune génération plus fragile que jamais
Video credit: Eurosport
Mais avec Fils, la confiance revient vite. Trois tournois, deux défaites précoces et un quart de finale, et il était déjà lancé vers son aventure américaine. "Quand je n'ai pas joué Roland-Garros ou quand j'ai perdu au premier tour à Washington, c'était comme si je ne savais plus jouer au tennis, selon certains", rappelait-il après son sacre dimanche. D'autres l'oublient peut-être mais lui connaît son tableau de chasse de la saison et donc son niveau haut.
Un tableau de chasse qui booste sa confiance
Jakub Mensik (16e à l'ATP) à Doha, Félix Auger-Aliassime (9e) à Indian Wells, Lorenzo Musetti (9e) et Andrey Rublev (15e) à Barcelone, Jery Lehecka (14e) à Madrid auxquels il faut ajouter le succès sur Alexander Zverev (2e) en 2025. Du lourd et des joueurs très différents qui se sont tous cassés les dents sur le jeu tout en puissance du Français. Même Frances Tiafoe, qui l'a poussé au troisième set devant son public, n'a pas fait le poids.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/08/23/image-fd72d15a-efee-4671-8484-81a5781321ef-85-2560-1440.jpeg)
Fils, une balle de match pour un firmament
Video credit: Eurosport
A Cincinnati, Fils avait les clés du tournoi. Qu'importe si certains joueurs, dont Jiri Lehecka ou Alex de Minaur qu'il a affrontés, étaient mieux classés que lui. Dans l'Ohio, il y avait lui et les autres. En finale, le Français a été un peu rattrapé par le stress dans un deuxième set complètement manqué mais il lui a "suffi" de se regarder dans le miroir, littéralement, pour reprendre la conduite du jeu et du scénario. Fils n'a pas tremblé même les rares fois où il a tangué, livrant un tournoi de haute volée, celui d'un joueur cinquième à la Race en 2026.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/06/02/image-762153d1-43fe-47bc-a55b-87dd5e59fbfc-68-310-310.jpeg)