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ATP Cincinnati - Gaël Monfils, de l'exploit contre Alcaraz à la défaite contre Rune : "Je n'ai pas eu le temps de redesc
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Publié 17/08/2024 à 09:21 GMT+2
Gaël Monfils a vécu une folle journée vendredi, à Cincinnati. Le Français, arrivé sur la pointe des pieds au Masters 1000 américain, a réussi l'exploit d'éliminer Carlos Alcaraz en deux temps au 2e tour, avant de céder presque dans la foulée face à Holger Rune en huitièmes. C'en était trop pour le joueur de bientôt 38 ans en si peu de temps. Mais il repart gonflé à bloc.
Le jour était un peu trop long : le résumé de la défaite de Monfils face à Rune
Video credit: Eurosport
Tant qu'il arpentera les courts, Gaël Monfils ne finira jamais de nous surprendre. C'est une certitude. Sèchement battu dès son entrée en lice aux Jeux Olympiques face à Lorenzo Musetti - sur une terre battue où l'on attendait mieux de lui -, encore une fois éliminé d'entrée lors de la Coupe Rogers le 8 août dernier, face à Thanasi Kokkinakis, le Français est arrivé sur la pointe des pieds sur le dur de Cincinnati. Sans grandes ambitions. Et pourtant.
D'abord vainqueur d'un Alexei Popyrin fraîchement titré au Canada, le 46e joueur mondial à trouver le moyen d'éliminer Carlos Alcaraz, 3e joueur mondial, au 2e tour, devenant par la même occasion le deuxième joueur le plus âgé à battre un membre du top 3 (4-6, 7-6, 6-4). A 37 ans, bientôt 38, le Parisien a toujours le secret pour ce genre de coup d'éclat. Même dans les conditions les plus difficiles : jeudi, après avoir perdu le premier set contre l'Espagnol, Monfils menait 3-1 dans le tie-break du deuxième. Avant une interruption pour cause de pluie.
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Alcaraz a dégoupillé, Monfils n'a jamais flanché : Le résumé
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L'exploit contre Alcaraz : "Ce n'est pas le meilleur match de Carlos mais..."
Lorsqu'il est revenu le lendemain, il a perdu le premier point. 3-2. De quoi cogiter ? A peine. "Ce que j'ai aimé, c'est que j'ai été courageux sur le point suivant. Je lui ai montré que j'allais être présent. Ce tie-break était très mental et j'étais content de m'en sortir. Après, j'ai bataillé sur tous les points", a-t-il analysé en zone mixte, dans des propos relayés par L'Equipe.
La suite a vu la magie Monfils opérer, pendant que son adversaire se crispait comme très rarement, jusqu'à en exploser sa raquette et évoquer le "pire match de [sa] carrière" après coup. "La surface est très rapide et il ne s'est pas toujours bien adapté. Il a moins de réussite et j'en ai beaucoup. C'est dur pour lui, même si je ne veux pas m'enlever du crédit. Je ne mettais pas beaucoup de rythme, il était tendu sur les balles de break (...) Ce n'est pas le meilleur match de Carlos mais il est quand même bien au-dessus de ce que je faisais dernièrement", a poursuivi le Français.
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Monfils l'a poussé à bout : Alcaraz explose sa raquette de rage
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Un authentique exploit face au récent vainqueur de Wimbledon et vice-champion olympique en titre. Problème, après ce coup de force en deux temps, il a fallu enchaîner un peu plus de deux heures plus tard, vendredi. Après les 21 ans d'Alcaraz, le vétéran s'est cogné ceux de Holger Rune, 16e joueur mondial.
Le retour sur terre contre Rune : "J'étais bien entamé"
"Je n'ai pas eu le temps de redescendre, a-t-il admis. J'ai l'impression que j'étais tout le temps au taquet, sans avoir pu redescendre. J'arrive sur le court (contre Alcaraz, ndlr) et on fait un tie-break. Puis un troisième set mano à mano. Puis Holger, où c'est tout de suite un combat. Il me breake dans le 2e, il y a un peu de fatigue. Je n'ai pas eu le temps de souffler. Le deuxième set, honnêtement, j'ai failli le laisser passer".
Ce 2e set, Monfils a en effet fini par le céder. Mais c'est lui qui avait pris le premier, surfant sur la confiance engrangée un peu plus tôt. L'ultime manche fut une bataille de près d'une heure où il n'aura jamais réussi à rattraper ce break concédé dès le troisième jeu (3-6, 6-3, 6-4). "J'étais bien entamé. A la fin, c'était dur. J'avais envie de rester au corps à corps, mais je sentais que ça revenait dur. Je sentais que je lui faisais moins mal", a-t-il concédé.
Reste que malgré ce revers, Monfils repart de Cincinnati repart avec un boost de confiance "physique" mais aussi "mentale". "Je n'ai pas à rougir", a-t-il conclu. Il peut même bomber un peu le torse. Qui sait ce qu'il est capable de nous réserver à l'US Open...
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