Et dire qu'il a dû sauver une balle de match contre Roger Federer en quart de finale. Et dire que depuis le début de la pandémie de Covid 19, il n’avait remporté que deux petits matchs sur le circuit, face aux n°267 et 309 à l’ATP. Malgré cet état des lieux inquiétant, Nikoloz Basilashvili a remporté ce samedi le tournoi de Doha, après un succès autoritaire en finale sur Roberto Bautista Agut (7-6, 6-2). C’est le 4e titre du Géorgien sur le circuit ATP. Et sans doute le plus beau et le plus inattendu.
Il fallait une boule de cristal diablement efficace pour miser sur la victoire de Nikoloz Basilashvili au début du tournoi qatari. Moribond depuis plus d’un an (12 éliminations au premier tour à cheval sur la saison 2020-2021), le Géorgien a déjoué tous les pronostics ce samedi pour se défaire de Roberto Bautista Agut. L’Espagnol partait clairement avec l’étiquette de favori de la rencontre. Très solide tout au long de la semaine, le 13e mondial avait notamment écarté coup sur coup Dominic Thiem (tête de série n°1) puis Andrey Rublev (tête de série n°3) pour tracer son chemin jusqu’en finale.
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Nikoloz Basilashvili à Doha en 2021

Crédit: Getty Images

Bautista tombe sur un os

Il restait d’ailleurs sur une série de 9 succès consécutif à Doha (il avait remporté l’édition 2019 et était absent en 2020). Mais le n°2 espagnol est tombé sur un os, lors d’un match qui n’a jamais réussi à vraiment s’emballer, la faute à des conditions extrêmement venteuses. Ces conditions, c’est bien Nikoloz Basilashvili qui les a le mieux appréhendées. Le 42e à l’ATP a d’abord réussi à remporter une première manche serrée, conclue logiquement par un jeu décisif (aucune balle de break concédée par les deux joueurs). Plus entreprenant, le Géorgien a aussi pu s’appuyer sur son revers croisé frappé très à plat pour faire la différence.
Loin de se reposer sur cet acquis, Basilashvili a continué de se montrer offensif, prenant souvent l’initiative du fond de court et montant dès que possible au filet pour raccourcir les échanges. Et à 3-2, sur un superbe enchaînement amortie-revers gagnant, le Géorgien a enfin pris le service adverse. Jamais inquiété sur son engagement (74% de points remportés derrière sa première balle, 4 aces, aucune balle de break à sauver), le tombeur de Roger Federer en quart de finale s’est permis de conclure en ravissant une nouvelle fois le service adverse. Après Hambourg et Beijing en 2018, et encore Hambourg en 2019, il s’offre son 4e titre en carrière. Le moins prestigieux (les trois précédents étant des ATP 500)… mais sans doute le plus émotionnel. Et le plus inattendu.
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