ATP 500 de Doha - "Continuer à progresser" : Carlos Alcaraz, la perpétuelle quête d'excellence
Mis à jour 17/02/2026 à 10:53 GMT+1
Deux semaines après son sacre à Melbourne, et le Grand Chelem en carrière, Carlos Alcaraz retrouve les courts cette semaine à l'occasion de l'ATP 500 de Doha. Et l'Espagnol n'a pas changé : il veut progresser, encore et toujours.
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Être le meilleur n'est jamais une fin en soi. C'est même tout le contraire, puisque le seul moyen de le rester, c'est de continuer à s'améliorer. Beaucoup de grands talents n'ont jamais compris cet adage. Mais Carlos Alcaraz n'est pas un champion comme les autres.
C'est un prodige, par sa précocité, mais aussi par sa lucidité sur ce que demande le très haut niveau. Peu importe qu'il soit rentré, à 22 ans à peine, dans le cercle extrêmement fermé des joueurs ayant gagné les 4 titres du Grand Chelem en carrière. Rien n'a changé pour lui, et surtout pas son sérieux.
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Alcaraz : "Désolé, mais je ne vais pas vous dire ce que je dois améliorer"
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Travailler les points que je voulais vraiment améliorer
"Ma vie n'a absolument pas changé, pas même un tout petit peu, avouait-il au micro d'Eurosport à l'aube de son entrée en lice au tournoi de Doha. Gagner les 4 Majeurs est un accomplissement formidable, c'était vraiment mon rêve, mais, une fois rentré chez moi, je suis redevenu le même. J'ai pu fêter ça avec mes amis, avec mes proches, et quelques jours plus tard, on était de retour sur le court à travailler les points que je voulais vraiment améliorer". Parce qu'il en existe réellement quand on est n°1 mondial, avec 3000 points d'avance sur son dauphin et déjà 7 titres du Grand Chelem ?
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Alcaraz vers les 25 titres majeurs ? "Ce serait un piège de tomber là-dedans"
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"Il faut toujours chercher à avancer, explique l'Espagnol en conférence de presse. Mon équipe et moi avons coché quelques objectifs pour ce tournoi de Doha. Nous ne parlons pas forcément de résultats. Il s'agit davantage de continuer à progresser, à devenir meilleur. Évidemment, on peut voir que j'ai eu beaucoup de succès, que j'ai gagné les plus grands tournois au monde. Mais j'ai encore des faiblesses". Pense-t-il à ses crampes lors de la demi-finale de l'Open d'Australie face à Alexander Zverev, qui aurait pu lui coûter si cher ?
Ils font tout pour me challenger, et je dois être prêt
"Désolé mais je ne vais pas vous le dire, au cas où quelqu'un regardait l'interview, plaisantait-il à notre micro. Mais je vais tenter de concrétiser ça ici à Doha. Ce que je peux vous dire, c'est qu'en termes de résultats, essayer d'égaler ceux de l'année dernière serait formidable". Glaner 8 titres, dont Roland-Garros, l'US Open et les Masters 1000 de Monte-Carlo, Rome et Cincinnati n'est pas chose aisée, effectivement. Surtout quand tout le circuit ne rêve que de faire tomber la superstar du tennis masculin, le n°1 mondial et celui qui gagné 3 des 4 derniers Grands Chelems.
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"Beaucoup de joueurs se préparent du mieux possible à m'affronter, assure-t-il. Ils étudient mon jeu, ils font tout pour me challenger, et je dois être prêt. Je dois vite savoir où j'en suis au niveau de mon niveau de tennis. Il faut que j'arrive à rentrer dans leur esprit pour imaginer à quoi ils pensent quand ils m'affrontent". À commencer ce mardi par le Français Arthur Rinderknech, qui ne l'a encore jamais battu en 4 confrontations, et qui ne lui a jamais pris le moindre set depuis le Queen's 2023.
Sinner, le révélateur de sa progression ?
"Chaque match a été compliqué, mais chaque match est différent, aussi, explique Alcaraz. Nos jeux sont différents. C'est un tirage assez costaud pour un ATP 500, mais je fonctionne match après match et on verra jusqu'où j'irai." Vu le tableau et les habitudes d'excellence prise par l'Espagnol depuis deux ans désormais, il ne serait pas surprenant de le retrouver en finale dimanche prochain. Pour une nouvelle affiche XXL face à son meilleur ennemi Jannik Sinner. Le meilleur révélateur possible de sa progression.
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