Finales ATP 500 Halle et Queen's | Avec Taylor Fritz, Frances Tiafoe et Tommy Paul, le gazon, c'est l'Amérique !

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Les deux ATP 500 de la semaine, principaux marqueurs de la saison sur gazon avant Wimbledon, ont confirmé à quel point le tennis américain pouvait être fort sur la surface verte. Nous sommes passés à un cheveu d'assister à deux finales 100% US ce dimanche, au Queen's, où Tommy Paul vise un deuxième titre, et à Halle, où Taylor Fritz et Frances Tiafoe ont survécu à un tableau très relevé.

Surface, récup, dotation : Pourquoi certains évitent le gazon

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Il n'y en a que pour eux cette semaine. Après avoir mangé leur pain noir durant le printemps terrien, les gars de l'Oncle Sam retrouvent des couleurs en passant au vert. À Stuttgart, Ben Shelton et Taylor Fritz se sont disputés le trophée dans un duel fratricide la semaine dernière, le premier raflant la mise. Mais dans ce deuxième acte herbivore, celui des ATP 500, la suprématie américaine a pris encore une autre dimension. De Halle au Queen's, soit les deux principaux tournois de préparation à Wimbledon, trois des quatre finalistes ce dimanche nous viennent des États-Unis.
À Halle, Taylor Fritz et Frances Tiafoe ont vraiment joué les empêcheurs de tourner en rond. Le public allemand rêvait d'un affrontement dominical entre Alexander Zverev, fraîchement auréolé de son premier sacre en Grand Chelem, et Daniel Altmaier, le tombeur de Daniil Medvedev. Il n'y aura finalement ni l'un ni l'autre. Fritz et Tiafoe n'étaient pas d'accord. Après Shelton-Fritz à Stuttgart, les Yankees auront donc fait main basse sur l'Allemagne pendant deux semaines.
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Dans le dur physiquement, Zverev a (encore) craqué contre Fritz : le résumé de leur duel

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En venant ici cette semaine, je savais que le plateau était dingue
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas volé leur place. Des deux 500, Halle présentait clairement le tableau le plus dense et le plus relevé. Pas de Jannik Sinner ni de Carlos Alcaraz, pas davantage de Novak Djokovic, tous au repos plus ou moins forcé. Mais sur la ligne de départ, il y avait tout de même Alexander Zverev donc (numéro 3 mondial), Félix Auger-Aliassime (numéro 4), Ben Shelton (5), Daniil Medvedev (7), Taylor Fritz (9) et Flavio Cobolli (10), soit six des dix premiers mondiaux, et en ajoutant Alexander Bublik, Andrey Rublev, Karen Khachanov et Learner Tien, ce sont pas moins de neuf membres du Top 20 qui étaient là.
"En venant ici cette semaine, je savais que le plateau était dingue, soupire Taylor Fritz. J'avais regardé le tableau et je n'étais même pas dans les quatre premières têtes de série d'un ATP 500 dans une semaine où il n'y avait ni Novak, ni Carlos, ni Jannik qui jouaient…" Cela en dit effectivement assez long sur la nature du tournoi. Mais à l'arrivée, il est donc un des deux derniers survivants. "J'ai le sentiment que, quand je joue bien, sur gazon, la difficulté du plateau importe assez peu", estime-t-il.
Il n'a pas tort et c'est la raison pour laquelle il sera un client à surveiller de très près à Wimbledon. Mais avant la grande quinzaine du All England Club, Fritz aimerait boucler cette première quinzaine post-parisienne par un titre. Deux finales perdues coup sur coup, qui plus est contre deux de ses camarades venues d'outre-Atlantique, conféreraient à sa préparation un caractère presque plus frustrant que satisfaisant. "Je ne sais pas si j'en ai besoin, mais j'ai envie de décrocher un titre, oui", a-t-il souri samedi.
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Fritz met Shelton au pas en 3 tie-breaks : les temps forts en vidéo

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Cerundolo, seul face à la meute

Taylor Fritz compte à ce jour 10 titres à son palmarès. Dont la moitié sur herbe. Et les trois derniers. Au cours des 24 derniers mois, le Californien n'a triomphé que sur cette surface, à Eastbourne en juin 2024, puis l'an dernier à Stuttgart et à nouveau à Eastbourne, où il est d'ailleurs également inscrit la semaine prochaine, mais où il serait sans doute inspiré de se retirer au dernier moment. Ce n'est jamais très élégant pour les organisateurs et le public, mais pas sûr qu'il soit raisonnable de jouer autant pendant trois semaines avant un Grand Chelem. Surtout s'il gagne dimanche et qu'il tient son titre en poche. A quoi bon en rajouter ?
Fritz et Tiafoe ne doivent en tout cas rien à personne. À eux deux, ils ont sorti les trois plus grosses têtes de série, Sascha Zverev et Ben Shelton pour le premier, Félix Auger-Aliassime pour le second. Ils incarnent les symboles de ce tennis américain si fringant à cette période de l'année. On peut d'ailleurs penser que si Ben Shelton ne s'était pas trouvé dans le même quart de tableau que Fritz, il aurait pu aller bien plus loin.
On n'oubliera pas davantage que, pendant ce temps au Queen's, Tommy Paul va partir largement favori de l'autre finale du jour face à Francisco Cerundolo, lequel a évité à lui tout seul un Grand Chelem américain cette semaine en sortant Aleksandar Kovacevic, Jenson Brooksby puis Brandon Nakashima samedi en demi-finale. S'il n'en reste qu'un face à la meute américaine... Un doublé US serait un sacré message envoyé au reste du circuit à huit jours de Wimbledon.
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Cerundolo sort du piège Nakashima et fonce en finale : les temps forts en vidéo

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