Pour une fois, une forme de logique a été respectée. Au terme d'un Masters 1000 d'Indian Wells complètement fou qui a vu toutes les têtes d'affiche tomber les unes après les autres, Cameron Norrie, joueur le mieux classé de cette finale improbable qui l'a opposé à Nikoloz Basilashvili (26e contre 36e joueurs mondiaux), l'a emporté. Implacable en quart et en demie, le Britannique a dû cette fois batailler pour s'en sortir 3-6, 6-4, 6-1 en 1h49 de jeu, après avoir été mené d'un set et d'un break. Pour sa 6e finale de l'année, il remporte donc son 2e titre en carrière, le premier en Masters 1000, ce qui lui vaudra de découvrir le Top 20 mondial dès lundi (16e).
Pour deux joueurs débutants dans ce genre d'occasion, la nervosité avait toutes les chances de jouer un rôle important. Et ce fut le cas à la fois pour Cameron Norrie et pour Nikoloz Basilashvili qui disputaient dimanche leur première finale de Masters 1000. Mais en fin de compte, c'est bien le Britannique qui a le mieux géré ses émotions, alors même que cette partie semblait tourner au vinaigre pour lui.
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D'abord irrésistible, Basilashvili s'est déréglé

Bien que le premier à faire le break (3-1), comme lors de ses matches précédents contre Diego Schwartzman et Grigor Dimitrov, Norrie a ainsi vite donné des signes de fébrilité, peut-être trop conscient qu'une occasion en or se présentait à lui. Un peu plus lent dans ses déplacements et sur les talons, il a dilapidé son avance initiale d'une double faute très malvenue, un signe que n'a pas manqué d'exploiter Basilashvili, soudain beaucoup plus confiant. Un orage de coups gagnants surpuissants s'est alors abattu sur le Britannique qui a perdu cinq jeux consécutifs, et même 7 sur 8 à cheval sur les deux premiers sets (3-6, 1-2 break).

Cameron Norrie lors de la finale d'Indian Wells 2021

Crédit: Getty Images

Tant et si bien que la messe semblait dite : Norrie avait tant de difficultés à contrôler le poids de la balle adverse, contraint de reculer constamment, qu'on le voyait mal s'en sortir. Mais c'est à ce moment précis que Basilashvili s'est mis à réfléchir, la perspective de sacre se faisant plus précise. Il s'est engagé moins franchement dans ses frappes, a concédé le débreak et la dynamique a doucement mais sûrement changé de camp. A mesure que le score a avancé, Norrie s'est de mieux en mieux adapté à la puissance du Géorgien, jusqu'à l'absorber totalement et hausser son niveau de jeu drastiquement pour s'emparer à nouveau du service de son rival et égaliser à une manche partout (3-6, 6-4).

Norrie peut rêver du Masters

Faisant jouer systématiquement le coup de plus à Basilashvili dans les conditions très lentes de cette édition 2021, il a fini par le faire exploser totalement. C'est simple, le Géorgien n'a marqué qu'un des 9 derniers jeux de cette finale. Le revers croisé rasant de Norrie, qui rappelle furieusement celui d'un autre gaucher Adrian Mannarino, a progressivement déréglé le coup droit adverse jusqu'à ce que les erreurs deviennent systématiques et rédhibitoires (44 fautes directes pour Basilashvili).
A 26 ans, le Britannique vit la meilleure période de sa carrière : ce triomphe lui permettra d'être 10e à la Race, à quelques longueurs de la 9e place qualificative pour le Masters de Londres (Rafael Nadal ayant mis fin à sa saison). Qui l'eût cru ? Sinon lui, persuadé en début d'année qu'il pouvait faire une percée. Mais peut-être pas dans de telles proportions.
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