Avant d'affronter Humbert, l'histoire compliquée de Terence Atmane et la terre battue, loin d'être sa surface préférée malgré ses qualités naturelles

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Qualifié pour le deuxième tour du Masters 1000 de Madrid, où il va retrouver son compatriote Ugo Humbert, Terence Atmane continue d'apprivoiser la terre battue, une surface qu'il commence petit à petit à apprécier. Ses qualités tennistiques pourraient même lui permettre d'en devenir un spécialiste. Mais le Nordiste n'en est pas encore là.

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Il devait sans doute y penser en voyant Arthur Fils soulever le trophée, dimanche dernier, à Barcelone. Quelques jours plus tôt, Terence Atmane n'était pas loin de mettre un terme à l'aventure du numéro 1 français dès le premier tour. Mais ses deux balles de match n'ont pas suffi, et c'est finalement lui qui a été mis au tapis, tandis que Fils remportait, à 21 ans seulement, son quatrième titre en carrière, le troisième en ATP 500.
Cette performance, bien que minime comptablement puisqu'il s'agit d'une défaite au premier tour, peut tout de même être saluée lorsque l'on connait la mauvaise relation que pouvait entretenir le Boulonnais avec la terre battue il y a quelques années à peine. Longtemps, le joueur de 24 ans ne supportait pas de jouer cette surface. On se rappelle qu'en 2024 par exemple, il avait à deux doigts de lâcher la saison sur ocre après un seul tournoi et un cinglant 6-0, 6-0 subi au Portugal.
"C'est une surface qui est bien pour sa puissance"
Lorsque l'on observe le jeu du Nordiste, il est en difficile de comprendre cette aversion pour la surface. "Il faut être beaucoup plus stable tactiquement et mentalement, justement, parce que ça peut aller très vite dans le bon comme dans le mauvais sens", justifie-t-il à L'Équipe. Pourtant, quelques éléments de son jeu pourraient lui permettre de devenir une véritable menace à long terme sur ocre. À commencer, évidemment, par son énorme coup droit.
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"Il s'était mis des barrières, mais je pense que c'est terminé. On ne parle plus de ça, il est content de jouer sur terre, précisait son entraîneur Guillaume Peyre à La Voix du Nord au début du mois d'avril. Il a débloqué ça mentalement et en plus, c'est une surface qui est bien pour sa puissance et l'effet qu'il peut mettre en coup droit."

Des armes qui peuvent faire mal sur ocre

Ce coup droit, le Boulonnais s'en est beaucoup servi face à Miomir Kecmanovic au premier tour de Madrid. Sa puissance de frappe lui a permis d'écarter le Serbe en fond de court et de le punir à contrepied. On peut par ailleurs citer sa capacité de lifter, qui, comme on a pu le constater ces dernières années avec un certain Rafael Nadal ou une Iga Swiatek, — on vous concède que la comparaison est osée — aide beaucoup pour gagner sur la surface. Son service a également fait des dégâts. En plus des dix aces réussis, le Français de 24 ans a converti 88% des points derrière sa première.
À moins que ce ne soit qu'une question de temps pour le joueur de 24 ans, qui aime le rappeler : "J'essaye de prendre tout ce que j'ai à prendre, surtout en termes d'expérience, comme ça va être la première fois de ma carrière que je fais une saison entière sur terre battue." Face à Ugo Humbert, il aura l'occasion de continuer son apprentissage.
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