Lorenzo Musetti, un potentiel énorme miné par les blessures : "J'avais besoin de digérer tout ce que j'ai traversé"
Eurosport sur GoogleLorenzo Musetti entre en lice ce mercredi au Masters 1000 de Monte-Carlo face au local Valentin Vacherot. Finaliste l'an passé, le numéro cinq mondial joue gros en Principauté. Freiné depuis sa blessure aux adducteurs lors de l'Open d’Australie en quarts face à Novak Djokovic, l'Italien espère que son corps le laissera enfin tranquille pour briller de nouveau sur terre, sa surface favorite.
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Musetti c’est la classe à l’italienne : le bandeau impeccablement posé sur ses cheveux, un jeu soyeux, un revers à une main cristallin, une apparence soignée et des succès dessinés sur l’ocre tel Michel-Ange sur ses toiles grâce à un jeu magnifique, mais si fragile. Fragile, c’est le maître mot pour définir un corps qui n’en finit plus de lui jouer des tours. C’est une histoire sans fin, du moins qui paraît interminable tant le joueur de 24 ans multiplie les allers-retours entre les courts et les salles de rééducation, freiné dans sa progression, pourtant si prometteuse.
Au moment de retrouver la terre battue de Monte-Carlo, le finaliste de la dernière édition sort tout juste d’une déchirure à l’adducteur qu’il traîne depuis janvier et un match qu’il aurait dû remporter à l’Open d’Australie, menant deux sets à zéro face à Novak Djokovic en quarts de finale (4-6, 3-6, 3-1 ab.). Nole "se voyait déjà à la maison" selon ses propres mots pendant que l’Italien éblouissait la nuit australienne avec un niveau de jeu remarquable. Un scénario cruel, si habituel.
Quand le sort s'acharne…
Roland-Garros en 2021, en 2024 à 3 heures du matin face à Djokovic, à chaque fois en 5 sets, la finale de Monte-Carlo et la demi-finale de Roland l’an passé face à Carlos Alcaraz… la liste est longue et à chaque fois que son corps lâche, c’est face aux tout meilleurs, dans les hautes sphères en Grand Chelem ou en Masters 1000. Une sorte de perdant éternel dès que son moment semble venu.
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Djokovic : "Musetti était bien meilleur, j'étais sur le chemin du retour à la maison"
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Le plus inquiétant dans tout ça ? Même avec le recul, il n’explique pas ses blessures à répétition. Dévasté, il faisait part de son désarroi à Melbourne après ce nouveau coup dur : "Nous avons fait tous les examens et les tests avant le début de la saison pour essayer de prévenir ce genre de blessures, et rien n'est ressorti de spécial, décrivait-il en conférence de presse. Je n'ai pas de mots pour décrire ce que je ressens en ce moment et à quel point cette blessure est difficile à vivre pour moi."
Le stress, des conditions extrêmes, ou juste un corps plus fragile ? Rien n’est à exclure. Mais la pilule a du mal à passer alors qu’il était en état de grâce en Australie. Après un retour prématuré à Indian Wells, il a dû renoncer à Miami. ”J'ai eu l'impression d'avoir besoin de plus de temps pour digérer tout ce que j'ai traversé, décrit-il à l’ATP. J’avais besoin de plus de temps pour mieux comprendre ce dont mon corps avait besoin pour récupérer.”
La saison sur terre battue a toujours été mon moment favori de l’année
Car une chose est certaine, son potentiel, qui plus est sur terre, est énorme. Médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Paris 2024 sur la terre parisienne, déjà double demi-finaliste en Grand Chelem : quand les planètes s’alignent, l’Italien peut grimper haut. Alors forcément, son retour cette semaine sera scruté. ”La saison sur terre battue a toujours été mon moment favori de l’année” esquisse-t-il sur le Rocher pour l’ATP.
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Actuellement cinquième mondial, il a beaucoup de points à défendre dans les deux prochains mois mais le Toscan n’a pas la tête au classement ni à reproduire ses chefs d'œuvre du passé. ”Ma priorité pour l'instant est de me sentir bien, décrit-il pour le média italien ubitennis. J'ai réussi à retrouver ma pleine forme et c'est ce qui me rend le plus heureux. J'ai vraiment hâte de reprendre la compétition.” Rendez-vous dès ce mercredi, sur un court Rainier III chauffé à blanc derrière le chouchou local Valentin Vacherot : sacré test en perspective.
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