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Masters 1000 Monte-Carlo - "Aucune raison de s'inquiéter" : Carlos Alcaraz va-t-il repartir de plus belle ?
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Publié 04/04/2026 à 16:43 GMT+2
Revoilà Carlos Alcaraz. Après un mois de mars compliqué à Indian Wells et Miami, le numéro un mondial aborde la saison sur terre battue avec le besoin de retrouver fraîcheur et efficacité. L'an dernier, il avait marché sur l'ocre, alors qu'il sortait, déjà, d'une tournée américaine très mitigée. Pour Alex Corretja, on reverra très vite le véritable Carlos Alcaraz. Dès Monte-Carlo ?
"On s’habitue à voir gagner Alcaraz, il faut s’habituer aussi à ses coups de mou"
Video credit: Eurosport
Laurent VERGNE, avec Arnold MONTGAULT
Tout ceci possède un air de déjà-vu. Début avril 2025. Carlos Alcaraz vient de vivre une tournée américaine que l'on qualifiera de complexe. Une demi-finale à Indian Wells, avant une élimination précoce à Miami. Dans certains cercles, on s'inquiète. L'Espagnol semble chercher un nouveau souffle dans sa carrière. Depuis Wimbledon, l'été précédent, il a peu gagné et plus rien de significatif. Ni Grand Chelem ni Masters 1000. L'enchainement californo-floridien semble entériner un problème plus profond. De retour en Europe, Alcaraz va alors vivre une phénoménale campagne sur terre battue, entamée par un sacre à Monte-Carlo et qui s'achèvera par un autre triomphe à Roland-Garros.
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- Sinner numéro un après Monte-Carlo si...
Un air de déjà-vu, oui, puisque mars 2026 aura ressemblé comme un faux jumeau à mars 2025. Cette fois encore, Alcaraz a rallié le dernier carré dans le désert à l'ouest, avant de disparaitre rapidement à Miami, dès son deuxième match. Avec une forte nuance. Cette fois, ce n’est qu’un petit coup d'arrêt, tant l'Espagnol nous avait habitués à une phénoménale constance dans la performance depuis… mars 2025. En quasiment un an, il n'y a qu'à La Défense, lors du Rolex Paris Masters, qu'il n'avait pas atteint la finale d'un tournoi où il était engagé. Mais l'anormalité était là, et non dans sa récente (et relative) panne de secteur.
"Mentalement, c'est normal que Carlos soit un peu fatigué, plaide Alex Corretja au sujet de son compatriote. Gagner autant, c’est spectaculaire, mais ça finit aussi par saturer, parce que tu ne te reposes pas, parce que tu as peu de temps pour récupérer. Le début d’année a été exceptionnel, mais ça te laisse très peu de marge, juste quelques jours, pour retrouver un peu de calme et faire ce dont tu as envie. Je pense que son équipe gère très bien le calendrier, mais il est aussi normal qu’à un moment donné il ressente de la fatigue, qu'il dise des choses comme 'Je suis crevé, je n'en peux plus, je veux rentrer chez moi', ce genre de remarques qu'on fait quand on est à bout mentalement. Je crois que c'est un peu ce qui lui est arrivé à Miami."
Carlos joue d'une manière tellement explosive, agressive et créative qu'il a besoin d'avoir les idées claires et fraîches
Il faut par ailleurs à tout prix se prémunir des analyses poisson-rouge, où le dernier qui a gagné a toujours raison et la dernière défaite a des allures de catastrophe. Carlos Alcaraz a remporté l'Open d'Australie, pour mémoire. Le tournoi le plus important de la saison jusqu'ici. Le reste relève simplement de l'anecdote. De l'anicroche. En tout cas à l'échelle de l'histoire. A l'inverse, son sacre à Melbourne, lui, a eu un effet historique colossal en lui offrant, à seulement 22 ans, le Grand Chelem en carrière. Sa saison est déjà réussie. Il ne restera rien des quelques atermoiements du Murcien au carrefour de l'hiver et du printemps si, à Roland-Garros, à Wimbledon ou à l'US Open, il redevient lui-même.
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Alcaraz éliminé dès le 3e tour par Korda : le résumé du match
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Pour Corretja, Miami n'aura qui plus est été rien d'autre qu'une affaire de circonstances. Un brin de lassitude, couplé à un tableau complexe. "Jouer contre Fonseca dès son premier match, puis affronter Korda qui venait de gagner un tournoi important pour lui il y a deux ou trois semaines, qui est un joueur qui l’a déjà battu auparavant, sur un court où la balle ne rebondit pas beaucoup, où c’est un peu plus humide..., tempère le consultant d'Eurosport. Le jeu de Carlos ne fait peut-être pas autant de mal à Sebastian. Korda joue très à plat, et en plus, il a extrêmement bien servi."
Mais ce n'est ni un drame, ni une catastrophe, ni même une réelle alerte. Un simple moment de pause dans sa stratosphérique trajectoire, comme il en a déjà connu et en connaitra d'autres. "Tout gagner est impossible, martèle encore l'ancien double finaliste de Roland-Garros. Carlos joue d'une manière tellement explosive, agressive et créative qu'il a besoin d'avoir les idées claires et fraîches. Dès qu’il commence à avoir quelques nuages dans la tête et que les choses ne lui viennent plus naturellement, son jeu perd un peu d'efficacité."
Mais il est un mot qu'Alex Corretja refuse catégoriquement d'entendre : inquiétude. "Pourquoi s’inquiéter maintenant ? Il n'y a aucune raison, absolument aucune, insiste-t-il encore. Je pense que la saison sur terre battue ne sera pas bonne : elle sera excellente, encore une fois. Le seul point, maintenant, c’est de décider quels tournois disputer pour arriver au mieux en vue de Roland-Garros." Le calendrier, la gestion de ses efforts, le timing de son pic de forme, tout ceci sera encore la clé des semaines à venir. Mais s'il fallait être inquiet pour Carlos Alcaraz au prétexte qu'il a cessé de soulever le trophée depuis deux tournois, le reste du monde tennistique, Sinner excepté, pourrait plonger dans les abysses de la dépression la plus profonde...
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