Masters 1000 Monte-Carlo - "C'est l'heure de retrouver les chaussettes sales" : Carlos Alcaraz, au bonheur de la terre
Par Glenn Ceillier
Publié 05/04/2026 à 21:49 GMT+2
Carlos Alcaraz n'a pas caché son plaisir de retrouver la terre battue, alors qu'il va lancer sa saison sur ocre cette semaine à Monte-Carlo. Tenant du titre sur le Rocher, le n°1 mondial sait qu'il va devoir s'employer après avoir brillé en 2025 sur terre. Mais le double vainqueur de Roland Garros s'en délecte alors qu'il avoue avoir refait le plein d'énergie.
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On l'a laissé vidé, usé par la répétition des matches. Deux semaines plus tard, ce n'est plus vraiment le même homme. A Miami où il s'était fait sortir à la surprise générale par Sebastian Korda au troisième tour du Masters 1000 (6-3, 5-7, 6-4), Carlos Alcaraz n'avait pourtant pas caché sa fatigue mentale. Mais moins d'une quinzaine de jours plus tard, le numéro 1 mondial a retrouvé le sourire. "Je suis de nouveau plein d’énergie pour Monte-Carlo", a annoncé ce dimanche l'Espagnol, qui défiera le vainqueur du duel entre Stan Wawrinka et Sebastian Baez.
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Plusieurs raisons expliquent ce renouveau. Ces derniers jours, "Carlitos" a pu couper et se ressourcer. "Je me suis reposé plusieurs jours, j’ai pu récupérer physiquement et mentalement avant de reprendre l’entraînement", a confié le Murcien. Et puis, il change aussi d'environnement. Cette fois, il lance sa saison sur terre battue. Avec un plaisir non dissimulé. "Ça me manque dès que la saison se termine. Ça fait longtemps. Depuis Roland-Garros, je n'ai pas foulé la terre battue. Lors de mes premières séances d'entraînement, j'ai dit à mon équipe : 'C'est l'heure de retrouver les chaussettes sales'. Ça fait trop du bien d'être de retour sur terre battue", savoure-t-il.
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J'essaie simplement de retrouver de bonnes sensations
Le bonheur est réel. Les attentes aussi. Et ça pourrait venir ternir le tableau. La saison passée – après déjà un mois de mars frustrant aux Etats-Unis marqué par un revers en demie à Indian Wells et un échec au deuxième tour à Miami -, Carlos Alcaraz avait signé un printemps sur terre idéal, marqué par trois titres et non des moindres (ndlr : Monte-Carlo, Rome et Roland Garros). Alors, il se retrouve avec 4300 points à défendre et sa première place mondiale menacée par Jannik Sinner, qui n'est revenu qu'à Rome de sa suspension pour dopage l'année passée. "Ça va être compliqué parce que j’ai beaucoup de points à défendre et lui aucun mais on est bien préparés pour faire du mieux possible", annonce l'Espagnol.
Le patron du circuit ne compte en faire des montagnes. Ce n'est pas son style, la pression n'a pas forcément beaucoup d'effet sur lui et il l'a démontré à de maintes reprises du haut de ses 22 ans. Ainsi, ce n'est pas parce qu'il débarque avec le statut de tenant du titre sur le Rocher qu'il va changer ses habitudes. "Ces derniers jours, j'ai l'impression de ne pas avoir gagné l'an dernier. C'est une nouvelle année, avec de nouvelles choses à améliorer. Je ne pense pas au fait que je dois défendre le titre. En ce moment, j'essaie simplement de retrouver de bonnes sensations et de rejouer", annonce-t-il.
Comme l'année passée avant de lancer sa saison sur ocre, le double vainqueur de Roland Garros, lauréat de l'Open d'Australie en janvier, est avide de corriger le tir après un mois de mars moins flamboyant. Et prendre aussi du plaisir sur terre battue, où il se régale tant. Au point qu'il songe à tout enchaîner, avec Monte-Carlo, Barcelone, Madrid, Rome puis Roland-Garros. "C'est mon idée. Evidemment, cette saison sur terre battue est très exigeante, physiquement et mentalement. Evidemment, la semaine à Barcelone (ndlr : du 11 au 19 avril) devrait être celle où je fais une pause mais c'est un tournoi qui est vraiment important pour moi. Il y a une sensation particulière, j'y jouais déjà quand j'avais moins de 14 ans. J'y ai beaucoup d'amis, jouer à la maison, c'est toujours génial", annonce-t-il. On est loin du discours de Miami.
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