Masters 1000 Monte-Carlo - Justine Henin à propos de Valentin Vacherot : "Mentalement, physiquement, c'est une machine"

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Valentin Vacherot a encore souffert, mais Valentin Vacherot a encore gagné. Le Monégasque a fini par faire plier Alex de Minaur vendredi dans le dernier quart de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo. Samedi, il défiera donc le numéro un mondial Carlos Alcaraz pour une place en finale. Dans le corps, le cœur et la tête, il possède décidément d'incroyables ressources.

Un dernier coup de canon et la libération : la balle de match de Vacherot

Video credit: Eurosport

Mais où va-t-il chercher tout ça ? Valentin Vacherot est encore allé puiser très loin pour s'offrir un nouveau Top 10, vendredi. Cette fois, c'est Alex de Minaur que le Monégasque a fait chuter, alors qu'on le sentait sur le point de payer l'addition devant la somme d'efforts consentis depuis le début du tournoi. "Il fallait y aller et j'y suis allé", a-t-il résumé sur Eurosport, épuisé mais heureux, après avoir privé l'Australien d'une seconde demi-finale consécutive à Monte-Carlo (6-4, 3-6, 6-3).
"On ne l'arrête plus. Mentalement, physiquement, c'est une machine", a salué Justine Henin, admirative. "Là où on le sent quasiment indestructible, c'est au niveau mental, confirme Arnaud Clément. Tous ses matches étaient extrêmement accrochés cette semaine, ça s'est joué à quelques points à chaque fois, et ce n'est pas un hasard s'il arrive à faire basculer les choses de son côté et en plus contre deux Top 10. Ce côté-là me bluffe énormément." Il aime la bagarre, il aime la difficulté. Elle le nourrit. A Shanghai, lors de sa folle cavalcade vers le titre en octobre dernier, il avait ainsi déjà surmonté à plusieurs reprises la perte du premier set, y compris en finale.
Vendredi, sur le court Rainier III, il y avait tout pour que ce match soit celui de trop, malgré le soutien de son public. Surtout face à cet adversaire-là. "C'était mon quatrième match, et jouant De Minaur dans des conditions très lourdes ce soir, je savais que cela nécessiterait encore plus d’énergie, a-t-il jugé en conférence de presse. Il court si bien. Il fait si peu d'erreurs." Mais la tronche a pesé, oui. Pour sauver ces 13 balles de break, et surtout 6 dans le seul dernier set. Avec un jeu à 4-3 qui fera date, où il a été mené 0-40 avant de revenir.
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Alcaraz s'est laissé chahuter par Bublik avant de se fâcher

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Ce qui m'a aidé, c'est la foule, l'envie de bien faire et la volonté de jouer Alcaraz
"Je me connais, a-t-il souri sur Eurosport. Ça arrive tellement de fois malheureusement… Je laisse le gars un peu jouer en début de jeu, mais je me remobilise. Même à 0-40, avec mon service, j'y crois. Je suis vraiment content de la façon dont je suis allé chercher les points." Il a de la ressource, clairement, mais aussi du bon sens. Car s'il a su ne pas lâcher ce quart de finale dans sa dernière ligne droite, c'est aussi avant qu'il a préparé sa victoire. Son match, c'est l'histoire d'une gestion parfaite, d'une intelligence constante dans la compréhension de la situation.
"J'ai réussi à bien démarrer le match, rappelle-t-il. Gagner ce premier set était la clé, parce que si je ne l'avais pas remporté, je pense que cela aurait été encore plus difficile, sans doute trop.  Dans le deuxième, quand il a commencé à prendre l'avantage, je ne lui ai pas donné, bien sûr, mais j'ai vraiment suivi le groove et je n'y ai pas mis 100% de mon énergie afin d'en garder pour le dernier set. Au début du troisième, il m'a fallu deux jeux pour me lancer. J'ai sauvé une balle de break sur mon premier jeu de service, et avec le public, je l'ai breaké quand j'en ai eu besoin. Mais ce qui m'a aidé, c'est la foule, bien sûr, l'envie de bien faire, et la volonté de jouer Alcaraz".
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"Valentin, ta raquette a disparu..."

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Une belle carotte pour une sacrée cerise sur le gâteau, en effet. Le tennis masculin se cherche souvent un troisième homme sur le circuit derrière l'infernal tandem Alcaraz-Sinner, mais à Monte-Carlo, Valentin Vacherot sera lui le quatrième homme, si l'on adjoint Sascha Zverev à l'Espagnol et à l'Italien. Les trois meilleurs joueurs de la planète sont au rendez-vous des demi-finales et, devant ses supporters, sa famille, ses amis et sa fédération, Valentin Vacherot se greffera samedi à ce trio majuscule pour compléter le dernier carré.
"Je n'ai pas les mots, a-t-il confié sur notre antenne. Ça parait juste complètement irréel, mais quelle chance d'être avec ce trio en demi-finale." En s'imposant à Shanghai, il avait changé de dimension, de carrière, de vie. Il s'était fait un nom. Le grand public a découvert son visage. En Chine, il avait battu Novak Djokovic. Mais depuis six mois, il guettait cet autre moment, cette occasion de se frotter à ce qui, aujourd'hui, se fait de mieux. "Depuis le temps que je disais que j'adorerais jouer Sinner ou Alcaraz et ça arrive ici de jouer Carlos sur mon central, ça va être incroyable", savoure-t-il déjà.
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Sinner : "Je ne suis pas exactement au niveau voulu"

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