Rolex Paris Masters 2023 : Monfils, Bublik, Shelton... Les 5 outsiders qui peuvent enflammer Bercy

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Alors que le Rolex Paris Masters débute ce lundi, coup de projecteur sur cinq joueurs à surveiller de près dans le grand tableau. Ils ne font pas partie du Top 10 et ne sont pas vraiment ou pas du tout dans la course au Masters mais ils peuvent en être les arbitres vu leur forme en cette fin de saison, et/ou leurs antécédents à Bercy.

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Ben Shelton

Sa saison : Et dire qu'il n'avait pas voyagé hors des Etats-Unis avant cette saison… En quelques mois, Ben Shelton est devenu l'une des attractions du circuit. Son style explosif de gaucher, ses services-canons et son charisme ont irradié lors d'une première année paradoxale jusqu'à la fin de l'US Open : deux aventures étonnantes en Grand Chelem à Melbourne (quart de finale) et New York (demi-finale) lui ont ainsi permis de faire une entrée fracassante dans le Top 20 alors que ses résultats étaient médiocres par ailleurs, ce qui n'avait rien d'étonnant pour une première saison complète.
Pourquoi il peut faire mal : Tout simplement parce qu'il est resté sur sa dynamique de Flushing Meadows. A Shanghai, Shelton s'est offert le scalp de Jannik Sinner et a atteint son premier quart en Masters 1000, puis il a surtout conquis son premier titre, en ATP 500 qui plus est, à Tokyo. Comme s'il avait embrassé quasi-instantanément son nouveau statut, l'Américain joue continuellement à un niveau Top 20, si ce n'est pas plus quand il est en feu. Son tableau lui promet un 8e de finale théorique contre Novak Djokovic, en forme de revanche de l'US Open. Appétissant.
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Grigor Dimitrov

Sa saison : Quelconque de prime abord, au regard de ses meilleures années (il avait terminé la saison 2017 numéro 3 mondial avec un titre au Masters). En Grand Chelem, il n'a pas fait d'exploit mais des parcours solides à Roland-Garros et Wimbledon achevés à chaque fois en 8es de finale après des premières semaines prometteuses. Grigor Dimitrov n'a pas conquis de nouveau titre, mais a joué une finale à Genève. Il a surtout pris feu à Shanghai où il a atteint les demi-finales en Masters 1000 pour la première fois depuis un an et demi à Monte-Carlo, ce qui en dit long sur sa forme du moment.
Pourquoi il peut faire mal : Parce qu'il sait tout faire et surtout à bon escient en ce moment. Il est inutile de disserter sur le talent de celui qu'on a longtemps comparé à Roger Federer pour son style, mais il utilise ses qualités techniques hors normes à la perfection en ce moment. En Chine, ses variations ont désarçonné Carlos Alcaraz contre lequel il avait toujours perdu et il a plus que rivalisé avec Daniil Medvedev à Vienne. Il pourrait d'ailleurs retrouver le Russe dès le 2e tour s'il se défait auparavant de Lorenzo Musetti dans un duel d'esthètes.
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Beaucoup de brio et autant de caractère : Dimitrov a fait sensation contre Alcaraz

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Sebastian Korda

Sa saison : Frustrante. En Australie, Sebastian Korda avait montré pourquoi il est considéré comme l'un des plus grands talents d'un tennis américain sur le retour. Il était passé à un point de battre Novak Djokovic en finale à Adélaïde avant d'atteindre son premier quart de finale en Grand Chelem, surprenant au 3e tour Daniil Medvedev. Mais une blessure au poignet l'a tenu éloigné des courts pendant plus de trois mois. L'automne a mis en scène son rebond avec une finale à Astana, puis surtout sa première demie en Masters 1000 à Shanghai, s'offrant encore Medvedev au passage.
Pourquoi il peut faire mal : Parce que son tennis d'une fluidité exceptionnelle est fait pour les grandes scènes. Ces dernières semaines, Korda a montré à quel point il était capable de faire avancer la balle sans effort apparent grâce à un timing exceptionnel. Au service, en coup droit comme en revers, rien ne bouge. Il est à nouveau au niveau qui doit faire de lui un Top 10 en puissance. Cela tombe bien, il aura l'occasion de le prouver dès le 1er tour de ce Rolex Paris Masters face à Hubert Hurkacz qui se bat, lui, pour une place au Masters.
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Alexander Bublik

Sa saison : La meilleure de sa carrière. Oui, Alexander Bublik reste très imprévisible et illisible. Le fantasque Kazakhstanais est capable de jouer l'acier sur un jeu, un set, un match ou un tournoi avant de passer complètement à travers lors du suivant. Il n'en reste pas moins qu'il a atteint en 2023 son meilleur classement (25e mondial en juin) et qu'il a remporté deux des trois titres qui figurent actuellement à ton palmarès à Halle et tout récemment à Anvers. On l'a aussi retrouvé en seconde semaine d'un Grand Chelem à Wimbledon, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant.
Pourquoi il peut faire mal : Parce qu'il a un jeu taillé pour l'indoor où il a conquis les deux tiers de ses trophées (Montpellier et Anvers donc). Sa première balle est une arme d'autant plus fatale que le vent n'altère pas sa précision en salle. Son côté créatif et son toucher de balle s'épanouissent pleinement dans ces conditions plus rapides. Son duel face à Frances Tiafoe d'entrée à Paris promet quelques étincelles. Sortez le pop-corn !
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Gaël Monfils

Sa saison : Crépusculaire puis renaissante. Longtemps arrêté en raison d'une blessure au talon, Gaël Monfils a eu toutes les peines du monde à retrouver ses marques dans un premier temps. Deux mois après son retour, il a enfin décroché une victoire sur le circuit et de quelle manière au 1er tour de Roland-Garros avant… de se blesser à nouveau. Mais lors de la tournée américaine, il a retrouvé le rythme et la confiance, se permettant même de battre un Top 5 en la personne de Stefanos Tsitsipas. Cette spirale positive, il l'a entretenue à l'automne en glanant son 12e titre à Stockholm pour faire son grand retour dans le Top 100 (il était 389e début mai).
Pourquoi il peut faire mal : Parce que son classement n'a encore rien à voir avec le niveau qu'il peut atteindre. Et parce qu'à Paris, il a souvent donné le meilleur de lui-même devant les siens. Si ses deux finales à Bercy remontent à 13 et 14 ans, il avait encore atteint les quarts en 2019. Les quelques jours de récupération entre Vienne et le Rolex Paris Masters devraient lui permettre de donner sa pleine mesure, ce qui pourrait ne pas être le cas d'Ugo Humbert, demi-finaliste à Bâle. La Monf' a un vrai coup à jouer face à Francisco Cerundolo au 1er tour puis un Casper Ruud en difficulté au deuxième. Et s'il prend feu, l'histoire prendrait un tournant savoureux.
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Di Pasquale : "Monfils est une star, il remplit un stade entier"

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