La logique a été respectée. Entre un joueur qui disputait sa première demi-finale en Masters 1000 et le nonuple champion à Rome, le second a fait parler son expérience et sa maîtrise incomparable de la terre battue samedi. Dans la capitale italienne, Rafael Nadal a parfaitement mené sa barque pour l'emporter en deux manches (6-4, 6-4) et 1h32 de jeu face à Reilly Opelka, 47e joueur mondial et invité surprise du dernier carré. Le numéro 3 mondial disputera ainsi sa 52e finale en Masters 1000, la 12e au Foro Italico et la première cette saison soit contre son grand rival Novak Djokovic, soit contre Lorenzo Sonego qui s'affrontent en fin de journée.
Si Rafael Nadal était l'incontestable favori de cette demi-finale, encore fallait-il l'assumer sur le court. Et le Majorquin se méfiait du géant américain qui n'avait rien à perdre et dont le service et la filière courte avaient de quoi le priver du rythme qu'il aime tant à l'échange. Les doutes, s'il y en a eu, n'ont finalement duré que quelques minutes, le temps d'écarter quatre balles de break lors de son deuxième jeu de service, avant de porter l'estocade dans la foulée sur sa première occasion (3-2).
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Privé (ou presque) de sa première balle, Opelka n'avait aucune chance

Cette leçon de réalisme s'est avérée décisive parce qu'elle a déterminé un rapport de forces qui n'a jamais évolué. Plus en confiance après son premier break, Nadal s'est mis à jouer plus long en fond de court, empêchant son adversaire de l'agresser comme il l'avait fait d'emblée. Le Majorquin s'est surtout évertué, comme il l'avait annoncé en préambule, à protéger son engagement en servant un maximum de premières balles (75 %) et n'a d'ailleurs plus été menacé de la partie.
Il faut avouer que de l'autre côté du filet, Opelka a aussi rapidement baissé la tête. Souffrant vraisemblablement de l'épaule - il avait mis une poche de glace dessus lors de sa conférence de presse d'après quart de finale -, l'Américain n'a servi que 52 % de premières balles. Une misère pour ce joueur de 2 mètres 11 qui en a fait, bien entendu, son arme principale. La statistique a d'autant plus pesé sur le résultat de la partie que Nadal s'est montré irréprochable (ou presque) à la relance sur seconde balle, faisant presque systématiquement jouer le géant.
Le second set a donc suivi un scénario comparable, sans que l'Espagnol ne se sente en danger sur son service. Avec un break dès le 3e jeu de second et seulement 10 fautes directes en tout, Nadal a plié l'affaire sans forcer. Il abordera la finale frais comme un gardon, tandis que son futur adversaire aura joué deux matches ce samedi (quart et demie) pour le rejoindre. Un bel avantage dont il n'avait sans doute pas besoin : le Majorquin, de plus en plus convaincant au fil de la semaine, a trouvé la confiance qu'il cherchait encore un peu en débarquant à Rome.
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