ATP Rome - Stefanos Tsitsipas bat Alexander Zverev en trois sets (4-6, 6-3, 6-3) et attend Djokovic ou Ruud en finale

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MASTERS 1000 ROME - Stefanos Tsitsipas est prêt pour Roland. Vainqueur à Monte-Carlo, le Grec a ajouté une deuxième finale de M1000 sur ocre à son compteur en 2022, en dominant samedi Alexander Zverev en trois manches en demi-finale (4-6, 6-3, 6-3) après 2h27 de match. Mené une manche à rien dans cette redite de la demie de Madrid, l'Athénien a renversé le match avec un excellent tennis.

Stefanos Tsitsipas

Crédit: Getty Images

Elle a longtemps été indécise, mais la belle a fini par pencher du côté de Stefanos Tsitsipas. Après avoir gagné une première demi-finale face à Alexander Zverev à Monte-Carlo et perdu la deuxième à Madrid, il est sorti vainqueur samedi de ce troisième rendez-vous en Masters 1000 qui ressemble désormais à un classique du circuit. Lors de ce choc marqué par beaucoup d'inconstance de part et d'autre, le Grec s'est montré légèrement plus solide sous pression pour l'emporter en trois sets (4-6, 6-3, 6-3) et près de deux heures et demie de combat (2h27 précisément). Il jouera sa première finale à Rome face à Novak Djokovic ou Casper Ruud.
Il y a eu du suspense et de la tension. Pouvait-il en être autrement entre deux cadors installés du circuit qui se connaissent désormais parfaitement ? Sans doute pas. Mais sur terre battue, du moins au niveau de la mer - la Caja Magica de Madrid où Zverev avait gagné leur dernier duel la semaine dernière est à environ 600 mètres d'altitude -, Stefanos Tsitsipas dispose d'un arsenal plus complet. Et ce samedi, il l'a encore montré en inversant le cours d'un match qui semblait lui échapper dans un premier temps.

70 fautes directes cumulées au cours d'une demie sous tension

Refusant le combat dans la diagonale revers et plus globalement les échanges prolongés, Tsitsipas semblait encore marqué par sa dernière défaite face à l'Allemand en début de partie. Il s'est ainsi souvent précipité pour faire la différence, craignant peut-être le poids de la balle adverse et multipliant les erreurs. A trois jeux partout, et même s'il n'a pas été aidé par la bande du filet, il a offert son service sur un plateau à Zverev qui a tenu cet avantage pour enlever le premier set (6-4).
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Stefanos Tsitsipas à Rome en 2022

Crédit: Getty Images

Mais les deux hommes ont un point commun en ce moment : ils ont un mal fou à rester concentrés de bout en bout dans un match. Et cette demie n'a pas fait exception, les 70 fautes directes commises en tout (pour 48 coups gagnants) étant plus explicites que mille développements. Plus solide jusqu'alors, Zverev a baissé d'intensité, commis deux doubles fautes dans son premier jeu de service du deuxième set et concédé le break d'entrée (4-6, 3-0). Relancé, Tsitsipas a repris les commandes pour ne plus les lâcher.
A défaut d'être brillant, le Grec a retrouvé toute son autorité au service et a fait preuve de bien plus de patience à l'échange, en jouant fréquemment au centre pour ne pas donner d'angles à l'Allemand. Une fois revenu à un set partout, il s'est attaché à s'appliquer le plus possible dans les duels en fond de court, et ce malgré les faux rebonds et l'ombre sur le court qui n'ont pas facilité la tâche aux deux acteurs. Auteur d'un nouveau break à 2-2 dans le 3e set grâce à cette régularité retrouvée et à la fébrilité adverse, il a fini la partie en ravissant une dernière fois l'engagement de Zverev. Soulagé, Tsitsipas a encore vu son esprit de combat le porter. Et il a peut-être gardé son meilleur tennis pour la finale.
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