Masters 1000 Rome | Alexandre Müller savoure son exploit face à Andrey Rublev : "C'est incroyable"

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Dernier Français en lice au Masters 1000 de Rome, Alexandre Müller a frappe très, très fort ce lundi. Le Français a décroché la victoire la plus retentissante de sa carrière face au Russe Andrey Rublev (3-6, 6-3, 6-2), 6e mondial, pour accéder aux huitièmes de finale. Même lui ne s'y attendait pas.

Comment Muller a fait mordre la poussière à Rublev

Video credit: Eurosport

Des qualifications... jusqu'à la grande sensation. Alors qu'il n'avait jamais battu jusque-là un joueur appartenant au top 20 mondial, Alexandre Müller (27 ans), dernier Français en lice au Masters de Rome, est parvenu à renverser Andrey Rublev (6e mondial) en trois sets (3-6, 6-3, 6-2) au troisième tour. La plus belle performance de sa carrière ? Sans aucun doute.
"C'est incroyable, je ne m'attendais pas à gagner, je savais que j'avais mes chances mais c'est très spécial de battre Andrey, a-t-il expliqué après le match. J'ai changé ma tactique dans le deuxième set, j'ai trouvé la bonne tactique pour le battre aujourd'hui." Forcément satisfait, celui qui affrontera en huitième de finale l'Italien Stefano Napolitano (125e) ou le Chilien Nicolas Jarry (24e) savoure le moment.

Acclamations du public

Comme Rafael Nadal ou Novak Djokovic avant lui, Müller a eu le droit aux acclamations du public romain lorsqu'il a emprunté la passerelle qui surplombe le Foro Italico et ramène les joueurs vers le "players", où ils ont leurs vestiaire, restaurant et salle de sport. Eliminés, Nadal et Djokovic, respectivement décuple et sextuple vainqueur des Internationaux d'Italie ont, eux, déjà quitté Rome. Müller, 27 ans, lui va disputer au moins encore un match.
"J'ai changé plein de petits trucs au fur et à mesure du match, au service, j'ai essayé de ne plus chercher l'ace (...) Quand je servais fort, il retournait très bien, cela ne le gênait pas spécialement, j'ai un peu adapté mon jeu et cela s'est bien passé", a expliqué Müller. "Avec mon revers, j'étais moins agressif, je le frappais plus à plat pour ne pas me faire attaquer, il était plus neutralisé, il pouvait moins me faire mal (...) Cela s'est fait petit à petit comme une araignée qui tisse sa toile", a-t-il détaillé.
"Je suis persuadé qu'à part deux-trois joueurs qui, quand ils marchent sur l'eau, sont au-dessus, derrière il a sa place, il peut tous les battre, il faut qu'il en soit persuadé", a insisté son entraîneur Xavier Pujo qui est revenu récemment à ses côtés après un hiatus de trois ans. Son protégé, dont le titre de gloire était jusque-là sa finale du tournoi ATP 250 de Marrakech en 2023, refuse de s'emballer.
"C'est incroyable (...) C'est la plus belle victoire de ma carrière. Est ce le plus beau jour ? Je ne sais pas trop, moi, c'est un long fleuve tranquille, jamais dans les extrêmes", a-t-il balayé. "Cela va me booster en confiance (...) Beaucoup disent que j'ai toutes les armes pour faire ch...r le top 10, c'est à moi d'y croire encore plus, j'y crois, mais je devrais y croire plus", a conclu le premier Français à rallier les huitièmes de finale à Rome depuis Ugo Humbert en 2016.
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