Masters 1000 Rome - Le circuit ATP cherche toujours un patron en 2025, ça tombe bien, Jannik Sinner est de retour !

Eurosport sur Google

Mine de rien, 25 des 61 tournois présents au calendrier cette saison ont déjà été disputés. Si Carlos Alcaraz est le numéro un à la Race avant le Masters 1000 de Rome, l'Espagnol n'a affiché ni le rythme ni l'allure d'un véritable patron depuis le début de la saison. Personne ne s'est imposé dans ce rôle pendant les trois mois d'absence de Jannik Sinner. Le boss, c'est toujours lui. Et il revient.

"Le retour de Sinner peut mettre fin à l'anarchie sur le circuit"

Video credit: Eurosport

Quatre mois. La saison 2025 a déjà vécu son enfance et son adolescence. Elle entrera très vite dans l'âge adulte avec l'enchaînement du deuxième et troisième tournois du Grand Chelem, le terrien Roland-Garros et le gazonneux Wimbledon. Mais avec le Majeur des antipodes du mois de janvier et quatre des neufs Masters 1000 appartenant désormais au passé, cette année a déjà raconté une partie de son histoire. Il en ressort une vérité écrasant toutes les autres : personne n'émerge du lot.
Penchons-nous sur le bien connu classement de la "Race", dessinant la hiérarchie depuis le début de l'année. Son leader, à l'aube du rendez-vous romain, n'est autre que Carlos Alcaraz. L'Espagnol a glané un Masters 1000 (Monte-Carlo) et remporté également un ATP 500, à Rotterdam. On l'a également vu en finale à Barcelone, en demie à Indian Wells et en quarts à l'Open d'Australie. Globalement, du solide. Un tel bilan provisoire comblerait d'aise la quasi-totalité des êtres humains peuplant le circuit ATP.
Pour autant, a-t-il vraiment l'épaisseur que l'on peut attendre d'un numéro un mondial sur la saison après plus du tiers de celle-ci ? Peut-être pas. Cela vient en partie du fait que le protégé de Juan Carlos Ferrero, en dépit de son jeune âge (il a fêté ses 22 ans pas plus tard que ce lundi), a habitué à de telles hauteurs qu'on ne lui passe plus grand-chose. Mais c'est vrai, il a alterné le très haut et le très bas ces derniers mois. Sa première partie de saison est bonne, mais il est probablement le numéro un le plus "léger" de ces dernières années.

Alcaraz ? Leader oui, patron non

Pour s'installer au sommet de la Race, Carlos Alcaraz a ainsi compilé 2740 points. Il devance Jack Draper (2290) l'invité surprise sur de telles hauteurs et Alexander Zverev (2275), le Britannique et l'Allemand complétant le podium. Mais si l'on compare avec la saison dernière, Alcaraz est tout de même loin de régner en maître. En, 2024, à la même époque, Jannik Sinner était le numéro un à la Race. Le bilan de l'Italien était alors le suivant :
. Titre à l'Open d'Australie (2000 points)
. Titre à Rotterdam (500)
. Titre à Miami (1000)
. Demi-finale à Indian Wells (400)
. Demi-finale à Monte-Carlo (400)
. Quart de finale à Madrid (200)
Il comptait donc 4500 points, soit 1760 de plus que Carlos Alcaraz au jourd'hui après Madrid. Une différence très conséquente. Son dauphin était alors Daniil Medvedev, même si cela nous paraît loin. Le Russe, finaliste à Melbourne et à Indian Wells, demi-finaliste à Dubaï et Miami, avait engrangé 2850 points. Davantage que le Murcien aujourd'hui... Alors, numéro 2025, peut-être, sûrement, même, puisque telle est la vérité des chiffres. Mais patron, certainement pas.
En réalité, de patron, il n'y a plus depuis que Jannik Sinner a été mis au repos forcé après sa suspension de trois mois, consécutive à son contrôle positif au clostébol, un stéroïde anabolisant. Alors que son retrait du circuit pour un trimestre entier aurait pu permettre à d'autres d'affirmer une autorité même provisoire, chacun a affiché ses faiblesses, plus ou moins prononcées, souvent plus que moins d'ailleurs.
picture

Oui, Sinner manque beaucoup au circuit...

Video credit: Eurosport

Ce n'est pas lui qui joue le plus gros à Rome

Alexander Zverev ne s'est toujours pas remis de la fessée reçue de la main de Sinner en finale de l'Open d'Australie fin janvier. Novak Djokovic a presque disparu des radars à l'exception de sa finale à Miami. Et Alcaraz a donc soufflé le chaud et le froid. Beaucoup ont brillé mais toujours à tour de rôle. L'exercice du pouvoir a été discontinu. Les Masters 1000 en sont la parfaite illustration, avec quatre lauréats différents, Draper, Mensik, Alcaraz et Ruud.  
Trois mois et une suspension n'y ont donc rien changé : Jannik Sinner reste le patron. Tout le paradoxe est là. Même sans jouer, il se trouve conforté dans sa position. Il n'a disputé qu'un seul tournoi cette saison et il pointe toujours à la 4e place du classement Race. Les 2000 points de son sacre australien le placent juste dans la roue de Draper et Zverev et pas si loin d'Alcaraz. Peut-être aura-t-il besoin d'un peu de temps pour retrouver son rythme de croisière, mais rappelons tout de même que l'on parle d'un garçon qui, avant de se mettre en retrait du circuit, restait sur 36 victoires lors de ses 37 dernières rencontres.
Ce n'est pas lui qui joue le plus gros à Rome. S'il trébuche, même de bonne heure, tout le monde pourra comprendre que la machine soit un poil rouillée. Son tableau, qui plus est, ne lui autorisera sans doute pas de prendre son temps pour se mettre en branle. Mais imaginez une seconde qu'il soulève le trophée devant son public, dans dix jours. La claque serait monumentale pour une concurrence ramenée illico à ce qu'elle est ces derniers mois : soumise au joug du patron. Le vrai. Celui qui est de retour.
picture

Implacable Sinner, impuissant Zverev : le grand format d'une finale à sens unique

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité