Casper Ruud sur Jannik Sinner : "Ceux qui ont joué Roger, Novak ou Rafa à 25 ans ont dû avoir la même sensation"

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Casper Ruud n'a pas démérité ce dimanche en finale du Masters 1000 de Rome. Mais, face à Jannik Sinner, le mérite n'a pas eu une grande incidence (6-4, 6-4). En conférence de presse, le Norvégien, toujours très pertinent dans cet exercice, est revenu sur le niveau de l'Italien, reconnaissant se frotter ici à un joueur d'une autre dimension.

A peine une frayeur, mais immense est Sinner : sa victoire contre Ruud et le titre à Rome en vidéo

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À l'heure où la NBA remet ses trophées, un terme est souvent associé au sport américain : "Greatness". Difficile de trouver une traduction pertinente en langue française, à mi-chemin entre la légende et la grandeur. Où se situe Jannik Sinner sur ce baromètre ? Depuis ce dimanche, disons qu'il s'est encore rapproché du statut de légende du jeu.
En remportant le Masters 1000 de Rome, il est devenu le seul homme après Novak Djokovic à remporter tous les tournois de cette catégorie. Il a égalé la performance de Rafael Nadal en 2010, seule année où le géant de l'ocre avait réussi le triplé Monte-Carlo, Madrid et Rome avant de remporter Roland-Garros. Sinner n'en est pas encore là mais sa performance du jour, face à son public et face à la pression, prouve qu'il est sur ce chemin.
Malgré un début timide, malgré un Ruud entreprenant, l'Italien a su garder son calme et dérouler. "Le truc, c'est juste que c'est un joueur incroyable, a reconnu le Norvégien en conférence de presse. Pour avoir joué beaucoup de top joueurs dans ma carrière, je peux vous dire qu'il y en a peu qui peuvent atteindre ce niveau. S'il y en a un…"
Il vous écartèle sur le court
Fatalement, le nom de Carlos Alcaraz est alors arrivé en conférence de presse. Mais Ruud voit plus loin. "Oui, Carlos et Jannik sont de cette caste-là, a-t-il continué. Je n'ai jamais joué le Big Three dans leur prime, uniquement à la fin de leur carrière. Ils étaient plus 'jouables' je pense. Mais ceux qui ont joué Roger, Novak ou Rafa à 25 ans ont dû avoir la même sensation. Et je ne le vois pas perdre son niveau, malheureusement".
Impitoyable. Voilà sans doute l'adjectif qui résume le mieux ces monstres sacrés dans les moments chauds. Des animaux au sang-froid capable de saisir le moindre momentum pour faire basculer les matches en leur faveur. Ruud, d'ailleurs, analysait sans souci ce petit creux de performance, ente la fin du premier set et le début du second, où Sinner s'est détaché seul. "Il s'est vraiment appuyé sur son service, je ne pouvais pas faire grand-chose sur mes jeux de service, a-t-il reconnu. Tout était un peu court. Quand vous êtes trop court avec Jannik, que vous n'êtes pas assez précis, il vous écartèle sur le court".
L'an passé, il en avait fait l'amère expérience, terminant dépecé (6-0, 6-1) en une heure de jeu. Ce dimanche, à la vue de la demie entre Jannik Sinner et Daniil Medvedev, Ruud avait une idée dans un coin de la tête : tester l'endurance de l'Italien. "En entrant sur le court, je me suis dit que plus ça durait, plus mes chances augmentaient, a-t-il avoué. Mais vous ne pouvez pas décider de la durée du match face à Jannik. Normalement, il vient sur le court et détruit tout le monde en une heure. Au moins, aujourd'hui, c'était un peu plus long". Maigre consolation.
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La tête, plus que les jambes : "Ce n'est pas habituel de voir Sinner en mode diesel"

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