Stefanos Tsitsipas : "J'ai beaucoup plus de respect pour Daniil Medvedev qu'avant"

Eurosport sur Google

Opposés en 8e de finale ce mercredi, Stefanos Tsitsipas et Daniil Medvedev ont un historique agité, entre insultes, séries de victoires et reproches mutuels. Mais, à 26 et 28 ans, les deux hommes ont évolué, transformant cette relation ombrageuse en complicité nouvelle. Avant leur duel, le Grec s’est longuement confié et a admis quelques erreurs de son côté.

"Là où Fils a le plus progressé ? La qualité de retour"

Video credit: Eurosport

Ces deux-là, c'est toute une histoire. Entre Daniil Medvedev et Stefanos Tsitsipas, le passif remonte et, à force d'épisodes brûlants et animés, sur et en dehors du court, on avait acté que cette rivalité serait éternelle. Quoi de plus logique entre deux hommes dont le seul point commun était générationnel, avec une ambition affichée de déboulonner le "Big Three" et apparaître comme la seule tête qui dépasse de cette Next Gen un peu vite étiquetée.
Tout avait commencé très fort. 2018 : les deux hommes s'affrontent à Miami alors qu'ils ne sont que des espoirs en devenir mais les choses dégénèrent très vite. En Floride, Medvedev s'impose et la rupture, actée dès une poignée de main glaciale, est profonde. "Mec, tu devrais fermer ta g….", lui lance le Russe après l'avoir accusé d'insultes lors du match. La rivalité est née et le complexe Medvedev ne fait que commencer pour le Grec.
Cinq défaites de rang pour Tsitsipas avant le déclic, aux Masters de Londres en 2021. Après sa victoire, Stefanos confirme qu'entre les deux, ce n'est pas l'amour fou : "Clairement, notre alchimie n’est pas la meilleure qu’on puisse avoir sur le circuit, mais ça peut arriver, on ne peut pas aimer tout le monde. Donc je ne le déteste pas, mais disons que je n’irais pas dîner avec lui."
Ça a pris beaucoup de temps, c'est vrai
Trois ans plus tard, l'heure est à l'apaisement. A 26 ans et 28 ans, Tsitsipas et Medvedev ont évolué, grandi et mis de côté des querelles infantiles. Autant Medvedev avait encore été très clair quant à sa relation avec Alexander Zverev l'an passé à Monte-Carlo, autant l'animosité envers Tsitsipas n'était plus vraiment un sujet en conférence de presse. "J'ai une fille désormais, je vois les choses différemment sur et en dehors du court", expliquait d'ailleurs le Russe lundi.
Mardi, Stefanos Tsitsipas était bien plus loquace à l'heure de revenir sur cette relation changeante. "Je le considère comme quelqu'un que je respecte beaucoup sur le circuit. J'en ai beaucoup plus qu'avant, avouait-il. On a eu des épisodes très chauds sur le court par le passé mais je crois qu'avec le temps, les choses se sont assagies. On a aussi pu parler en dehors du court et comprendre ensemble comment toutes ces choses avaient pu avoir lieu".
En creux, le Grec avoue une discussion à plat, comme pour tout remettre à zéro. "J'ai toujours cherché à résoudre ce type de conflit, je ne voulais pas laisser ça comme ça, a-t-il continué. Ça a pris du temps, beaucoup de temps, c'est vrai, mais c'est vraiment bien qu'on ait mis les choses de côté et que le tennis apporte de la paix plutôt que du conflit."

Opposition de styles, et c'est tant mieux

Si l'animosité entre les deux fut aussi marquante, c'est aussi parce que deux visions du tennis semblaient s'entrechoquer. L'esthète contre le pragmatique. Une lecture un peu simpliste des choses, même si Tsitsipas a longtemps adhéré à cette thèse, se cachant derrière cela pour une forme de complexe face à Medvedev.
"Je pense qu'il a apporté beaucoup de choses… pas orthodoxes je dirais, a ainsi développé le Grec. Pas orthodoxes parce qu'on n'a pas beaucoup vu de joueurs jouer comme lui par le passé. Avant, j'aurais peut-être dit des trucs sur son jeu mais, en y réfléchissant bien, j'avais complètement tort. Il y a tellement de choses différentes qu'il apporte par rapport au reste du circuit. C'est ce qu'il fait qu'il est si unique, car il n'existe pas d'autres joueurs comme lui. Il donne une autre dimension au tennis parce qu'il montre qu'on peut faire ce sport d'une autre façon, qu'on peut façonner son jeu de manière différente. C'est clairement sa marque, ce qu'il a apporté au tennis et je crois que c'est pour ça qu'on se souviendra de lui dans plusieurs années." Définitivement, la hache de guerre est enterrée.
picture

"Espérons que la Coupe Davis pourra survivre à ce nouveau changement"

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité