Masters 1000 Shanghai - Valentin Vacherot, un sacre pour deux : "C’est grâce à Arthur RInderknech"

Eurosport sur Google

Il a bluffé tout le monde, à commencer par lui-même. Valentin Vacherot a signé une entrée fracassante dans l’histoire du tennis en remportant le Masters 1000 de Shanghai dimanche, avec une victoire en famille contre son cousin Arthur Rinderknech en finale (4-6, 6-3, 6-3). Le Monégasque a signé un exploit inédit auquel il ne croyait même pas. Même s’il aurait préféré qu’il y ait deux vainqueurs.

Vacherot renversant, Rinderknech héroïque : revivez les plus beaux moments de la finale des cousins

Video credit: Eurosport

C’était comme s’il ne savait pas où il était. Qu’il ne comprenait pas ce qui venait de lui arriver. A vrai dire, il n’est pas le seul. Personne ne pouvait imaginer que Valentin Vacherot puisse remporter un Masters 1000, lui qui n’avait gagné qu’un seul match sur le circuit avant de débarquer en Chine. Mais Shanghai était décidément le cadre des événements les plus improbables. Le plus marquant restera son fabuleux sacre contre son cousin, Arthur Rinderknech (4-6, 6-3, 6-3). 
Mais ce n’était pas le dernier. C’était une finale unique en son genre, la première entre deux membres d’une même famille dans les annales des Masters 1000. Et la cérémonie a été unique, également. Quasiment impassible alors qu’il vivait le moment le plus incroyable de sa vie, Vacherot a fini par éclater en larmes quand Rinderknech s’est adressé à lui, avec ce "mon cousin d’amour" inoubliable. Le tennis n’avait jamais engendré une telle histoire. 
picture

"Mon cousin d'amour" : l'hommage touchant de Rinderknech à Vacherot

Video credit: Eurosport

Une affaire de famille totalement improbable qui aurait mérité une fin impossible. C’est ce que Vacherot aurait souhaité. "Pour moi il y a deux gagnants, c’est une famille qui gagne, a-t-il lancé après sa victoire. J’aurais bien aimé qu’il y ait deux vainqueurs mais ce n’est pas possible. Je voudrais juste pleurer. C’est tellement irréel, je n’ai même pas rêvé de ça, je ne sais pas ce qui s’est passé." 

Rinderknech renversé comme les autres

Pourtant, sans vraiment mesurer ce qui lui est arrivé, Vacherot l’a parfaitement géré. De manière générale et sur le court en particulier. Il était fatalement guetté par les émotions et il a su les mettre de côté. "J’essaie toujours de battre celui qui est de l’autre côté de filet, mettre de côté le fait que ce soit mon cousin, celui avec qui je me suis toujours entraîné en vacances, a-t-il expliqué. Il fallait trouver une façon de faire tourner les choses et j’ai réussi." 
Car elles étaient mal engagées. Vacherot a subi la perte du premier set et a dynamique semblait du côté de Rinderknech. Mais son histoire, à Shanghai, "Val" l’a bâti sur des renversements de situation. Il a eu un set de retard à six reprises, mais c’est bien lui qui a soulevé le trophée. "Quand je n’ai pas le choix, c’est ce que je ressens quand je suis mené, a-t-il souligné. Je n’ai pas joué mon meilleur tennis dans le premier set. J’ai saisi ma première occasion de breaker et ensuite j’ai été bien meilleur."
J’ai toujours rêvé de te suivre dans le top 100, ça a mis quelques années, mais on y est.
Son dernier set a été quasiment immaculé, ne concédant que deux points sur sa mise en jeu (16/18), et menaçant Rinderknech systématiquement ou presque sur la sienne. Vacherot a déroulé son tennis comme dans un rêve. Comme porté par le destin de toute une famille, même si l’un des siens était en face de lui. Peut-être le plus important. "Si je suis là aujourd’hui, c’est grâce à Arthur, a-t-il lancé sur le podium. Je veux juste te remercier. J’ai toujours rêvé de te suivre dans le top 100, ça a mis quelques années, mais on y est. Je ne pouvais pas rêver mieux que cette première finale, qu’on soit ensemble." 
Il sera dans le Top 100, et même bien installé puisqu’il occupera la 40e place à la publication du prochain classement ATP. Un truc inimaginable, puisqu’aucun vainqueur en Masters 1000 n’était aussi mal classé que lui au début du tournoi (204e). Mais des éléments invraisemblables, il y en a eu tellement qu’il ne faut pas forcément chercher à les expliquer. "Je remercie nos grands-parents, je sais qu’ils sont très fiers là-haut, a-t-il conclu. Je ne sais vraiment pas ce qu’ils ont fait cette semaine…" Mais personne ne l’oubliera. 
picture

16 points gagnés sur 18 dans le 3e set : comment le jeu de service de Vacherot l'a consacré

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité