Masters 1000 Shanghai - Valentin Vacherot va au bout de son exploit en renversant Arthur Rinderknech (4-6, 6-3, 6-3) et remporte le tournoi

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La folle histoire de Valentin Vacherot se termine en apothéose. Le Monégasque a dominé son cousin, le Français Arthur Rinderknech (4-6, 6-3, 6-3), en finale du Masters 1000 de Shanghai dimanche. Mené un set à zéro, Vacherot a renversé le match avec brio pour remporter le premier tournoi de sa carrière, un des exploits les plus inattendus de l’histoire du tennis.

"Mon cousin d'amour" : l'hommage touchant de Rinderknech à Vacherot

Video credit: Eurosport

Sensationnel. Et historique. Valentin Vacherot a dominé ses émotions pour battre Arthur Rinderknech dimanche à Shanghai, et devenir ainsi le premier Monégasque à remporter un tournoi de tennis en Masters 1000. Issu des qualifications et tombeur de Novak Djokovic en demi-finale, Vacherot avait perdu la première manche face à son cousin. Mais il est peu à peu monté en puissance pour égaliser, puis signer un troisième set impérial. Au classement, il va bondir de la 204e à la 40e place. Rinderknech avait le match en main, mais a fini par piocher physiquement.
Vacherot et Rinderknech, les deux cousins, et invités surprises de cette finale du Masters 1000 de Shanghai, avaient laissé leur passif aux vestiaires. Car, au global, ni l’un ni l’autre ne semble avoir été très impacté par cette physionomie étrange. On aurait pu y croire sitôt le break du Français en poche, dès sa première occasion, alors que Vacherot se précipitait. Mais le Monégasque est allé puiser loin pour rester dans la rencontre. Rinderknech tenait pourtant son rang, en étant d’abord très à l’aise sur son service. Logiquement, il a remporté le premier set, face à un adversaire un peu plus perturbé par l’enjeu.

Vacherot a fini par prendre l’ascendant physique

La cousinade a ensuite pris la forme d’un jeu de ping-pong, Vacherot et Rinderknech n’étant pas disposés à lâcher leur mise en jeu lors de la deuxième manche. On commençait néanmoins à sentir la montée en régime de Vacherot, un constat confirmé par un break finalement réalisé sur un sublime revers long de ligne. Puis validé en profitant d’un énième amorti manqué de Rinderknech pour égaliser à un set partout. En dépit du score de parité, on a senti que le momentum avait basculé, mais on ne s’attendait pas à ce que Vacherot soit aussi impérial et imperturbable pour finir le travail. 
Car le troisième set a ressemblé à un récital de la part du Monégasque. D’abord parce qu’il a breaké d’entrée, avec un passing croisé sublime et autoritaire. Ensuite parce qu’il a enfilé les jeux blancs pour le confirmer, quand le Français bataillait pour rester en vie en sauvant des balles de double break.
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16 points gagnés sur 18 dans le 3e set : comment le jeu de service de Vacherot l'a consacré

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Les images ne laissaient d'ailleurs aucune place au doute : tandis que Vacherot planait sur le court et était encore à 100 % de ses moyens, sinon plus, Rinderknech était marqué et asphyxié. Il a même fait intervenir le kiné pour se faire masser le dos. Un temps mort qui aurait pu couper les ailes de Vacherot et le déconcentrer. Mais non : Shanghai était bel et bien son jardin. Rinderknech disait qu’il y aurait deux vainqueurs quoi qu’il arrive. L’Histoire n’en retiendra qu’un seul. Chapeau, Vacherot.
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