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Andy Murray bat Kei Nishikori en trois sets et 3h20'

Au bout d'un marathon, Murray s'en sort de justesse

Le 16/11/2016 à 18:31Mis à jour Le 16/11/2016 à 23:37

MASTERS LONDRES - Vainqueur de Kei Nishikori (6-7, 6-4, 6-4) à l'issue d'un match marathon (3h20), Andy Murray a obtenu une deuxième victoire à Londres ce mercredi. Mais le numéro un mondial n'est pas encore en demi-finale du Masters car Marin Cilic a été dominé par Stan Wawrinka en deux manches.

Andy Murray est vraiment insubmersible. Deux jours après avoir dominé Marin Cilic pour son entrée dans ce Masters 2016, le Britannique a résolu une équation d'une toute autre nature mercredi face à Kei Nishikori. Malgré la perte du premier set, et l'intensité de la bagarre, qui s'est étirée sur 200 minutes, Murray a quitté le court en vainqueur (6-7, 6-4, 6-4). Une très bonne habitude puisqu'il s'agit de son 21e succès consécutif, à une petite marche de son record personnel, lequel date de... cet été. Depuis Roland-Garros, le nouveau numéro un mondial a désormais remporté 48 matches sur 51.

Pourtant, Nishikori s'est donc montré particulièrement coriace. Boosté par son succès initial sur Stan Wawrinka, il a obligé le chouchou de l'O² Arena à puiser très loin pour s'en sortir. Mais peu importe la difficulté du problème, en ce moment, Murray finit toujours par trouver une solution. Il aurait pu coincer lorsque, au terme d'une heure et vingt-cinq minutes de baston, le premier set lui a filé sous le nez, malgré trois balles de set, dont une à 6-5 sur le service de son adversaire. Le Japonais aura quant à lui eu besoin de cinq opportunités avant de conclure enfin dans le tie-break, 11 points à 9.

Même pas mal !

Mais c'est justement là que Murray est le plus impressionnant. Loin d'accuser le coup, c'est lui qui a signé le premier break de la rencontre, dès le premier jeu de la deuxième manche. Comme pour envoyer un message à Nishikori : "même pas mal". A chaque coup reçu, il a répliqué aussi sec. Comme lorsque Nishikori a débreaké pour recoller à 4-4. "Bien essayé" mais, dès le jeu suivant, Murray a repris les commandes sous la forme d'un nouveau break, décisif celui-ci. Dès lors, même si tout ceci se jouait dans un mouchoir, ce qui se dégageait, c'était l'impression tenace qu'au bout du compte, Murray ne pouvait que sortir vainqueur.

Le set décisif allait confirmer cette intuition. Un break, puis deux, et Murray s'est irrésistiblement envolé pour mener 5-1. Et même si Kei Nishikori, tenace jusqu'au bout, a comblé une partie de son handicap pour effectuer un rapproché à 5-4, c'est sur un jeu blanc que le numéro un mondial a conclu ce duel qui aura globalement plus valu pour son suspense épique et sa durée que par son aspect qualitatif. Victoire d'importance car, si un revers n'aurait pas forcément compromis ses chances de qualification pour le dernier carré, il aurait en revanche sérieusement fragilisé son fauteuil de leader au classement dans son duel à distance avec Novak Djokovic.

Andy Murray n'est toutefois pas encore qualifié pour les demies en dépit de cette deuxième victoire en deux rencontres. Marin Cilic ayant été dominé en deux sets (7-6, 7-6) par Stan Wawrinka. A vrai dire, on a de toute façon beaucoup de mal à imaginer un week-end sans l'Ecossais. Même fatigué, même en difficulté, sa dynamique et sa confiance sont telles que le bonhomme n'a au fond jamais de problèmes, mais que des solutions.

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