Getty Images

Sock déboulonne Zverev et file en demie, où il retrouvera Dimitrov (6-4, 1-6, 6-4)

Pour Sock, le rêve américain continue

Le 16/11/2017 à 23:15Mis à jour Le 17/11/2017 à 08:02

ATP WORLD TOUR FINALS - Plus rien n'arrête Jack Sock en cette fin de saison. L'Américain, vainqueur à Bercy il y a dix jours et invité de dernière minute pour le Masters, s'est qualifié jeudi soir pour le dernier carré en disposant d'Alexander Zverev en trois sets (6-4, 1-6, 6-4) dans une rencontre qui faisait office de quart de finale dans le groupe Becker. Sock affrontera Grigor Dimitrov samedi.

Jack Sock continue son automne de rêve. Onze jours après son premier sacre en Masters 1000 à Bercy, l'Américain a réussi le petit exploit de se qualifier pour les demi-finales du Masters après un succès décousu en trois manches face à un minuscule Alexander Zverev (6-4, 1-6, 6-4). Au surlendemain de son succès face à Marin Cilic, qui l'avait laissé en vie dans le tournoi, le n°9 mondial s'est cette fois offert un scalp prestigieux, celui de l'Allemand, qui restait pourtant sur une prestation convaincante mais inaboutie face à Roger Federer.

Sock, qui avait gratté son ticket pour le Masters grâce à son passage victorieux à Paris, a bien galéré pour aller chercher cette première demie dans le tournoi des maîtres, celui qui dira le contraire est fou, mais il est allé la chercher avec un soupçon de grinta en plus. Il affrontera Grigor Dimitrov, samedi soir (21h00), pour une place en finale. Vu qu'il joue actuellement sur un nuage, pas impossible de penser qu'on le reverra peut-être avec sa raquette en main dimanche. Pour Zverev, cette sortie prématurée est une immense déception.

Une première depuis Roddick en 2007

Cette qualification est une cure de jouvence pour le tennis américain. Ce dernier n'avait plus placé un de ses représentants dans le dernier carré du Masters depuis dix ans et la demie jouée et perdue par Andy Roddick à Shanghai face à David Ferrer. Londres vivra donc une grande première à son échelle samedi.

Très hachée, décousue et sans véritable fil conducteur, cette "finale" pour la qualification n'a pas offert un grand spectacle. Si on savait Sock très inégal d'un jeu à l'autre et d'un set à l'autre, en témoigne son "black-out" survenu lors du 2e set où il a encaissé un sévère 6-1, la décomposition intégrale d'Alexander Zverev en fin de première manche et au tout début du dernier acte a eu de quoi laisser perplexe. C'était le moment ou jamais pour le droitier de 20 ans de montrer qu'il avait les épaules assez solides pour venir jouer sa carte en cette fin de tournoi. Régulièrement privé d'une première balle efficace et surtout régulière, le joueur d'Hambourg a joué ce match par intermittence et son revers n'a que trop rarement fait la différence pour l'aider à faire mieux. Il pourra nourrir de gros regrets sur cette non-prestation, surtout que Sock était prenable ce jeudi soir.

Capable d'aller chercher le débreak à 2-4 dans le troisième set, avant de recoller à 4-4, Zverev avait probablement fait le plus dur dans cette manche décisive : recoller aux basques de son rival. Ce retour de nulle part n'a pas eu de confirmation. Sock a retrouvé sa première balle et du punch avant de profiter d'un dernier jeu apocalyptique de son jeune ennemi. Apocalyptique, c'est avec ce mot qu'on pourrait également décrire la fin de première manche de l'aspirant trop peu à l'aise derrière son engagement pour se comporter en patron. Avec 24 balles de break à son actif, ce match à enjeu a ressemblé à tout sauf à un match digne du Masters. Mais au jeu du plus solide, c'est bien Sock, qui a sauvé dix tentatives de break sur 14 (6/10 pour Zverev), qui a gagné. On appelle ça la confiance, aussi.

Alexander Zverev

Alexander ZverevGetty Images

0
0