Novak Djokovic prend position. Le numéro 1 mondial a partagé son regard sur l’évolution du tennis, ce lundi en conférence de presse à l’issue de son succès à Londres face à Diego Schwartzman (6-3, 6-2), dans le cadre du Masters. Il a notamment évoqué un changement pour lequel il plaide mais qu’il estime difficile à mettre en place : la fin des matches en trois sets gagnants (et donc au meilleur des cinq sets) en Grand Chelem.
"Je suis plutôt partisan des matchs en deux sets gagnants, partout, a déclaré le Serbe. Les tournois du Grand Chelem ont une longue tradition, une longue histoire, je ne sais pas s’il y a une chance de changer cela. Mais oui, je suis partisan des rencontres au meilleur des trois manches." Un point de vue opposé à celui précédemment exposé par Rafael Nadal, notamment : "Je suis contre la suppression des matches en cinq sets, ils font partie de l’histoire de notre sport. En cinq sets il faut être plus solide, plus longtemps, être le plus fort physiquement et mentalement."
Tennis
C'est fait : Djokovic lance "son" association de joueurs, Nadal et Federer appellent à l'unité
30/08/2020 À 06:52

Bienvenue au Masters : face au bizuth Schwartzman, Djoko était en mode démo

"Il faut qu’on s’adapte à la nouvelle génération"

Pour justifier cette potentielle révolution qu'il ne suggère pas pour la première fois, Novak Djokovic met en avant le calendrier : "Nous avons assez de tournois, avec onze mois de compétition, du 1er janvier à fin novembre, avec quasiment un tournoi toutes les semaines (…) Nous avons la plus longue saison de tous les sports." Mais pas seulement. Il évoque également une discipline qu’il pense nécessaire de dépoussiérer.
Djokovic avance ainsi un "âge moyen d’un fan de tennis de 61 ans" qu’il considère problématique. "Je pense que la durée d'attention des fans, notamment de la nouvelle génération, est plus courte. A nous d'améliorer le produit qu'est le tennis d'un point de vue commercial et marketing, exprime l’homme à l’origine de la création de l’Association des joueurs de tennis professionnels (PTPA) cette année. Il faut qu’on s’adapte à la nouvelle génération (...) Nous devons changer quelque chose."

Djokovic veut faire bouger les lignes : "Il faut s’adapter à la nouvelle génération"

Pas de juge de ligne à l'O2 Arena, déjà...

Sur des œufs, "Nole" concède que "c’est bien que le tennis s’en tienne à ses traditions", mais déplore surtout une timidité dans les réformes, et ce alors que les tournois du Grand Chelem évoluent pourtant en cherchant, tous à leur façon, la bonne formule pour leurs cinquièmes sets : "Nous n’avons pas encore assez exploré les voies pour certains changements, comme le calendrier, les systèmes de points (en match comme au classement, ndlr)."
Une tirade qui va dans le sens de son plaidoyer pour la suppression des juges de ligne. Au sein de l’O2 Arena lors du tournoi des Maîtres, celle-ci est d’ailleurs mise à l’épreuve de la compétition. Signe que Djokovic pèse de plus en plus sur l’histoire de son sport, et plus seulement en termes de palmarès ? Peut-être. Le cas échéant, le tennis pourrait bien changer de visage sous peu.

Pas de juge de ligne : bonne ou mauvaise idée ?

Tennis
"J’adorerais pouvoir compter sur Roger et Rafa" : Djokovic persiste malgré l'opposition
29/08/2020 À 18:50
ATP Finals
Il est leur Maître à tous
20/11/2022 À 19:46