"Ce serait spécial"

Roger Federer disputera dimanche la 99e finale de sa carrière. La toute première à Bercy. Le Suisse l'admet, gagner au POPB deux ans après son sacre à Roland-Garros, doublé que seul Andre Agassi a accompli, le comblerait. S'il joue comme face à Berdych, il ne sera pas loin du compte...

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Vous voilà enfin en finale à Bercy. Vous avez désormais atteint la finale de tous les grands tournois, et vous êtes le premier à réaliser cette performance...
Roger FEDERER: Vraiment? Je ne savais pas que j'avais atteint la finale de tous ces tournois. Oui, c'est sympa. Depuis deux jours, il y a plein de trucs spéciaux. Ma 800e victoire, ma première finale ici, toutes les finales de Masters 1000, ma 99e finale demain...
Vous attendiez-vous à un match aussi facile contre Berdych?
R.F. : Je pense que le match a été dur quand même. J'ai profité du fait que Tomas était un peu lent dans les premiers jeux. C'était bien de pouvoir le breaker d'entrée parce que, quand il est chaud, c'est un joueur très dangereux. Mais il était toujours là quand même, car j'ai raté des occasions de faire le double break, dans les deux sets. Il n'y a qu'à la toute fin que j'ai pu me libérer. Mais je ne lui ai pas donné grand chose aujourd'hui, c'est bien. Je suis très heureux de la façon dont j'ai joué.
Qu'est-ce qui vous satisfait le plus dans votre jeu sur ce match? Votre service?
R.F. : Oui. Je suis vraiment content de mon service. Aussi bien la vitesse que là où je place la balle d'ailleurs. Je trouve bien les angles, ce qui n'était pas le cas à Bâle la semaine dernière. Ici, c'est difficile d'utiliser le service kické, donc il faut trouver autre chose. J'ai su le faire et Tomas n'a pas eu d'opportunités.
Savez-vous quel est le seul joueur à avoir déjà remporté Roland-Garros et Bercy?
R.F. : La même année?
Non, même pas la même année. Dans l'histoire des deux tournois.
R.F. (On lui souffle la réponse). Ah oui, Agassi. J'allais le dire ! Je crois que je l'ai lu quelque part.
Vous pouvez le rejoindre dimanche...
R.F. : Je suis surpris en fait qu'il n'y en ait pas plus. Mais je ne crois pas que ce sera le dernier. Enfin, je ne parle pas pour moi ! (rires dans la salle). Mais je pense que d'autres le feront à l'avenir. Moi, j'ai une chance de le faire dimanche.
Ce serait important pour vous d'y parvenir?
R.F. : Tout le monde sait à quel point ça a été extraordinaire pour moi de gagner à Roland-Garros. Je m'en souviendrai toujours comme d'un très grand moment. On me repasse souvent les images. Et d'une certaine façon, je retrouve ça ici à Bercy. Parce que c'est la même ville, et pour une grande partie les mêmes fans. Tout cela m'inspire beaucoup. Alors, oui, ce serait spécial de gagner ici.
Comment expliquez-vous qu'avec tout ce que vous avez accompli dans votre carrière, il ait fallu attendre 2011 pour vous voir en finale ici?
R.F. : Parce que c'est le dernier tournoi de l'année (avant le Masters). Je ne sais pas si je peux dire que ce n'était pas une priorité, mais c'était toujours difficile de programmer d'être en forme pour ce tournoi. Déjà, je jouais systématiquement Bâle juste avant. J'ai souvent été fatigué en arrivant ici parce que j'avais beaucoup joué. Stuttgart, Madrid, Bâle... C'est sans doute une explication. Bon ce n'était pas non plus catastrophique. Ce n'était pas comme si je ne savais plus jouer au tennis en débarquant à Bercy (rires). Mais depuis deux ans, je me donne davantage de chances de gagner ici et ça marche pour moi. Je suis content.
Est-ce que vous vous donnez plus de chances de vous imposer ici justement parce que vous n'avez jamais gagné ce titre?
R.F. : Non, même pas. Cela s’est fait automatiquement. J'étais cassé après la Coupe Davis en Australie. J’ai joué sur gazon. C'était risqué d'aller là-bas. Partir une semaine à Shanghai, c'était limite à cause des blessures. Alors c'était intéressant de faire une pause à ce moment-là, avec l'année prochaine qui sera compliqué avec les Jeux olympiques et d'autres objectifs.
Y aura-t-il un peu de nervosité avant la finale, avec cette possible première victoire?
R.F. : Disons que je serai normalement nerveux. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire pour moi, mais je suis toujours un peu excité avant une grande finale. Ce sera une autre finale. Je crois que ce sera la 99e. C'est toujours passionnant. J'ai un peu d'expérience pour essayer de me maîtriser. Le plus important à mes yeux, ce sera de bien démarrer le match. Mais j'espère vraiment pouvoir gagner demain. Ça ferait une grosse différence pour moi.
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