Cas de dopage - Nick Kyrgios se déchaîne contre Sinner et Swiatek : "C'est à vous dégoûter"
Par Laurent Vergne
Publié 28/12/2024 à 12:09 GMT+1
Nick Kyrgios est toujours aussi remonté contre Jannik Sinner et Iga Swiatek. Et plus généralement contre la façon dont son sport gère les cas de dopage de l'Italien et de la Polonaise. Samedi, depuis Brisbane où il s'apprête à revenir enfin à la compétition, l'Australien n'y est pas allé de main morte, faisant part de son "dégoût".
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Personne ne sait encore ce qu'il va donner sur le terrain pour son grand retour aux affaires après quasiment plus de deux années d'absence pour cause de blessure (il n'a joué qu'un seul match depuis l'automne 2022, voilà 18 mois), mais devant les micros, Nick Kyrgios est en grande forme. Ses cibles du moment ? Jannik Sinner, le numéro un mondial du tennis masculin, et Iga Swiatek, numéro 2 chez les dames et qui a passé beaucoup de temps sur le trône ces deux dernières années.
"C'est à vous dégoûter", a-t-il lâché samedi devant les journalistes à Brisbane, où il s'apprête donc à revenir à la compétition, avec pour premier adversaire le Français Giovanni Mpetshi Perricard. "Moi, je peux perdre mes nerfs, jeter ma raquette, mais ça n'a rien à voir avec le fait de tricher et de prendre des produits qui améliorent les performances", a estimé l'Australien.
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Le 15 décembre dernier, Kyrgios avait déjà sorti la sulfateuse dans le podcast Nothing Major, tenu par les anciens joueurs américains Sam Querrey, Jack Sock et John Isner. "Si je l'affronte à l'Open d'Australie, j'essaierai de déclencher un chaos contre lui, je ferai en sorte que chaque personne dans le public soit contre lui, avait clamé le finaliste de Wimbledon 2022 à propos de Sinner. Je perdrai tout respect, tout respect passera par la fenêtre et je ferai n’importe quoi pour gagner."
Invité samedi à confirmer qu'il traitait le numéro un mondial de tricheur, Kyrgios a persisté et signé : "Il a été contrôlé positif à deux reprises à des moments différents. S'il n'avait rien fait de mal, pourquoi lui a-t-on retiré ses primes et ses points ATP ? Ils ont clairement estimé qu'il s'était passé quelque chose de mal". "Que cela soit accidentel ou volontaire… Tu es testé deux fois avec une substance interdite, tu devrais être suspendu pendant 2 ans. Ta performance a été améliorée, avait-il déjà insisté sur X. "Si vous pensez que c'est comme ça que ça s'est retrouvé dans son organisme, alors...", a-t-il ajouté samedi.
"Je n'essaierais jamais de toute ma vie de me doper dans ce sport, a-t-il encore déclaré. Surtout après une blessure comme celle que j'ai subie, il y a évidemment des choses qui pourraient accélérer la guérison, m'aider à revenir à mon meilleur niveau, aider à mon rétablissement. Il y a tellement de choses interdites dans notre sport que j'aurais pu faire pour revenir plus vite mais ce n'est tout simplement pas qui je suis. Je suis toujours contre ça."
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Nick Kyrgios.
Crédit: Getty Images
Pour l'Australien, les cas de Jannik Sinner et Iga Swiatek portent un coup assez terrible à l'image et à la crédibilité du tennis. "Deux N°1 mondiaux qui se font prendre pour dopage c'est dégoûtant pour notre sport. Ça donne une image horrible, juge encore l'ancien 13e joueur mondial. L'intégrité dans le tennis en ce moment… Tout le monde le sait mais personne ne veut en parler, c'est l'horreur".
Par deux fois en mars 2024, des traces infimes de clostebol ont été trouvées dans l'organisme de Jannik Sinner qui a été brièvement suspendu à chaque fois. Mais l'Italien a plaidé l'ignorance et surtout la contamination, et a été totalement blanchi par l'Agence internationale pour l'intégrité dans le tennis avant que l'Agence mondiale antidopage n'interjette l’appel, dont tout le monde attend encore le résultat. Iga Swiatek a elle aussi été suspendue un mois pour dopage après la découverte en août de trimétazidine dans son organisme. Là aussi, l'Itia a accepté l'excuse de contamination.
Nick Kyrgios, lui, ne décolère pas, et tant pis si certains lui reprochent ses prises de parole, y compris sur la forme. Pour lui, le manque de respect est ailleurs : "Quand les gens disent que je manque de respect au sport, je pense plutôt que quelqu'un qui a essayé de tricher, et qui ne fait pas entièrement les choses sur son propre mérite, est à mon avis irrespectueux. Je me dois d'en parler franchement parce que je ne pense pas qu'il y ait suffisamment de gens qui en parlent. Je pense que les gens essaient de mettre tout ça sous le tapis."
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