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Coupe Davis, France - République tchèque (3-0) : La France ne peut pas s'arrêter en si bon chemin

Après une année comme ça, ils ne s'imaginent pas s'arrêter en si bon chemin

Le 13/09/2014 à 21:33Mis à jour Le 13/09/2014 à 23:06

Un objectif clair, un groupe sain : La démonstration française en demi-finale de la Coupe Davis n'est pas due au hasard et promet des lendemains chantants. En 2014, à la différence des années précédentes, tous les signaux sont au vert.

Deux joueurs sont allés au charbon ce week-end, mais ne vous trompez pas : cette victoire face à la République tchèque est avant tout celle d'un groupe. Une différence importante par rapport aux années précédentes. Tous les joueurs vous le diront : cette saison, leur objectif, c'est la Coupe Davis. A tous. Ceux qui sont en première ligne, comme ceux qui restent en retrait.

Si personne ne veut tirer la couverture à soi, force est de constater que les deux leaders qui ressortent du lot depuis le mois de février sont indéniablement Richard Gasquet et Jo-Wilfired Tsonga. Avec ces deux-là, les Français ont dominé les Australiens au premier tour. Ils ont récidivé face aux Tchèques avec un exploit au bout d'un week-end parisien qui ne s'annonçait pas si expéditif. Et sans le Biterrois, les Bleus avaient frôlé la catastrophe à Nancy face à l'Allemagne.

La victoire finale dans toutes les têtes depuis le début de l'année

Les mots d'ordre : surmotivation et union. Tomas Berdych parlait de cauchemar vendredi, il n'a finalement pas réussi à se réveiller samedi. Arrivés avec le statut de doubles tenants du titre, les Tchèques ont été balayés en trois matches. Cela ne leur était plus arrivé depuis leur finale perdue en Espagne en 2009. Et avant, au premier tour de 2005 en Argentine. Le point commun de ces deux claques reçues par le tennis tchèque : la terre battue. Avoir la chance de recevoir était un bien très précieux face à ce genre d'équipe. Et qui le sera encore sans doute si les Bleus jouent les Suisses en finale fin novembre.

Gagner la Coupe Davis : cet objectif est dans toutes les têtes, un but imprimé en eux depuis le début de la saison. Ce qui veut dire que cela n'était pas le cas les autres saisons ? "Non, rétorque Gasquet, nous avons eu différents pépins à tour de rôle. Lors de la finale de 2010, par exemple, Jo n'est pas là, moi je ne suis pas au niveau. Dans les années qui ont suivi, tout le monde n'était pas au top. Cette année, c'est le cas. Et puis l'arrivée d'Arnaud a aussi été très bénéfique."

" J'ai senti au fond de leur tripes qu'ils en avaient envie. Les regards, les échanges et les paroles entre eux, tout est très sincère."

La défaite en Argentine l'an passé a aussi changé la donne. Arnaud Clément a obligé ce groupe à mettre tous les problèmes sur la table suite au coup de gueule de Tsonga, énervé par ce revers qui aurait pu être évité si tout le monde avait joué le jeu. Parler davantage entre eux est donc devenu une activité à plein temps dans le groupe France. "Apprendre des défaites, ça aide", souligne Gilles Simon"La Coupe Davis, c'est une compétition incroyable, unique dans une carrière, insiste Clément. Ils en ont désormais tous conscience."

Et de conclure : "J'ai senti au fond de leurs tripes qu'ils en avaient envie. Les regards, les échanges et les paroles entre eux, tout est très sincère. Je suis persuadé qu'ils sont capables d'élever leur niveau de jeu pour remporter cette finale. Ce sera très dur, mais tout est possible et ouvert, même face aux Suisses de Federer et Wawrinka s'ils se qualifient. Ce week-end, c'était quelque chose de grand. Mais il y aura encore quelque chose d'encore plus grand à aller chercher fin novembre."

Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet associés en double en Coupe Davis

Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet associés en double en Coupe DavisAFP

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