Et si Roger Federer avait disputé la dernière rencontre de sa carrière en Coupe Davis sur la terre battue éphémère du stade Pierre-Mauroy de Lille contre Richard Gasquet ? La probabilité a augmenté au vu de ses déclarations lundi soir, après ses déclarations en conférence de presse :
Pour être honnête, je pense qu'après cette victoire, je peux faire ce que je veux. Après ce succès, il était devenu très clair pour moi que je n'allais plus la jouer.
Il a ensuite affirmé qu’il ne parlait pas de retraite « internationale », mais bien de la saison 2015. En cas de défaite contre la Belgique au premier tour, la Suisse serait de nouveau en barrages au mois de septembre, mais toujours sans le vainqueur de 17 tournois du Grand Chelem.
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Maintenant plus que jamais, il est l’heure des choix pour le Suisse. A 33 ans, il a déjà passé beaucoup de temps à jouer le pompier de service avec l’équipe nationale. Arrivé à l’âge du Christ, il n’a plus beaucoup d’occasions de briller pour se permettre de rajouter des week-ends lourds physiquement et mentalement.

Roger Federer sous les couleurs suisses, en Coupe Davis 2014.

Crédit: AFP

Se pose aussi l’intêret qu’à l’équipe suisse de venir défendre son titre. Son acolyte Stan Wawrinka a aussi préféré la solution du repos et celle de la représentation de sa nation lors du premier week-end de mars. Les deux Helvètes, qui sont sur tous les fronts, ont réussi à trouver un compromis entre leurs ambitions personnelles et la quête du Saladier d’argent pour aller au bout de l’aventure en 2014, année où justement les Nadal et Djokovic avaient sciemment décidé de zapper la compétition.

La Coupe Davis, ce "fardeau"

En déclinant l’invitation pour la saison 2015, Federer permet aussi de rouvrir le débat sur le format de la Coupe Davis, et son importance dans la tête des joueurs. Est-elle aussi prestigieuse en 2015 à ses yeux qu’elle ne l’était auparavant ? Pas sûr. Pour le Suisse en tout cas, elle a toujours été un poids. "Pour être honnête, je l'ai plus fait pour les gars que pour moi. Je voulais vraiment que Michael (Lammer), Marco (Chiudinelli) et Stan (Wawrinka) l'obtiennent. La Coupe Davis a toujours été un fardeau à porter et cela m'a causé bien plus de difficultés qu'autre chose dans ma carrière".
La victoire de l’an passé – et le trou dans son palmarès enfin comblé -, donne à Federer un argument de poids pour laisser cette compétition derrière lui, pour de bon, et gérer au mieux son planning avant de se donner plus de chance de remporter un dix-huitième titre du Grand Chelem. Et pourquoi pas, récupérer la première place mondiale.

Les Jeux Olympiques en tête

De l’autre côté du lac Léman, la décision du Bâlois a fait bien moins de bruit que le possible désistement de Gaël Monfils de ne pas jouer contre l’Allemagne. C'est même le contraire. Le président de la Fédération suisse René Stammbach comprend la décision de ses deux vedettes, comme il l'affirme au quotidien Le Matin. "Roger et Stan ont offert à Lille le plus merveilleux des cadeaux au tennis suisse. Ils ne doivent rien à Swiss Tennis. S'ils décident de rejouer en Coupe Davis, cela sera la cerise sur le gâteau."
Un fruit qui pourrait bien revenir par obligation sur le gâteau suisse : pour obtenir le droit de jouer les Jeux Olympiques, un joueur doit avoir participé à une rencontre de Coupe Davis dans les 18 mois précédant le tournoi olympique. Federer, qui a comme prochain objectif Rio en 2016, devra donc planifier un escale par la Coupe Davis pour valider son billet pour le Brésil.

Roger Federer et Stan Wawrinka - Finale Coupe Davis 2014

Crédit: Imago

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