(Avec Reem Abulleil)
Andy Murray était présent à Abu Dhabi pour disputer le "Mubadala World Tennis Championship", une exhibition dont il a atteint la finale. Dans un an, la capitale des Emirats arabes unis accueillera un événement d'une autre envergure en étant le théâtre de la phase finale de la Coupe Davis. Abu Dhabi va prendre le relais de Madrid, qui avait organisé le dénouement des deux dernières éditions. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que la star britannique n'est pas emballée par la nouvelle formule de cette Davis version Kosmos.
"Je suis inquiet pour la Coupe Davis, a-t-il confié à Eurosport, regrettant le principe historique du "domicile/extérieur", qui conférait à la vénérable épreuve par équipes tout son sel. "J'ai expérimenté la phase finale de la Coupe Davis en Espagne, qui est un pays qui adore le tennis, poursuit-il. Il y a deux ans, nous avions affronté les Pays-Bas et le Kazakhstan et c'était de loin la pire ambiance que j'ai pu connaître en Coupe Davis."
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Ce ne sera jamais pareil que de jouer devant un public qui est impliqué et prend parti
Selon lui, le problème n'est pas Madrid, ou Abu Dhabi, mais bien le principe même d'évoluer en territoire neutre. En 2015, Murray avait guidé la Grande-Bretagne au Saladier d'argent. Son équipe s'était alors imposée en finale face à la Belgique, à Gand. "Pour moi, c'était ce qui rendait la Coupe Davis si particulière et bonne pour le sport, dit-il encore à propos du fait de jouer devant son public, ou à l'extérieur. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas l'organiser ici (à Abu Dhabi) et avoir une bonne ambiance. Je ne dis pas que nous jouerons toujours devant des tribunes vides. Simplement, ce ne sera jamais pareil que de jouer devant un public qui est impliqué et prend parti."
Le problème lui semble même insoluble et le fait de déplacer la phase finale aux Emirats ne devrait pas arranger les choses. "Je suis sceptique sur le fait que les supporters puissent voyager en masse, s'inquiète-t-il. Si, par exemple, l'Espagne devait affronter la Russie (les deux derniers vainqueurs, NDLR) ici en finale l'année prochaine, est-ce que vous auriez assez de fans espagnols ou de fans russes qui viendraient jusqu'ici ? Le problème est là, pour moi." Andy Murray n'est pas le premier à exprimer ses doutes sur la nouvelle Coupe Davis qui, depuis son lancement en 2019, peine à trouver ses marques et à convaincre.

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