Coupe Davis - France-Belgique - Paul-Henri Mathieu dédouane ses joueurs : "Je n'ai pas trouvé les mots"

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Corentin Moutet et Arthur Rinderknech ont été défaits respectivement par Raphaël Collignon et Zizou Bergs, condamnant la France à une élimination dès les quarts de finale de la Coupe Davis, ce mardi. Un résultat inattendu, avec des scénarios de matches qui nourriront des regrets. Malgré la déroute, le capitaine des Bleus, Paul-Henri Mathieu, refuse de jeter la pierre à ses joueurs.

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Video credit: Eurosport

Le statut de favori de la France face à la Belgique et surtout le scénario des deux matches perdus par Corentin Moutet et Arthur Rinderknech ont de quoi générer quelques regrets. Éliminée dès les quarts de finale, la déception est grande dans cette équipe de France mardi. Mais peut-être pas autant que la frustration. D'abord parce que Corentin Moutet semblait en mesure d'emmener Raphaël Collignon dans le tie-break du deuxième set après avoir remporté le premier. Avant de se déchirer de manière assez ridicule sur un coup entre les jambes tenté au filet, de concéder son service dans la foulée... puis le match une petite heure plus tard (2-6, 7-5, 7-5).
Arthur Rinderknech s'est, lui aussi, vu remonter la pente contre Zizou Bergs. Mais il a fini par s'écrouler après avoir échoué à convertir ses deux balles d'une manche partout (6-3, 7-6 (4)). "On sait que sur un format court comme ça, ça se joue à très peu de choses, a tenté d'expliquer le capitaine de cette équipe de France, Paul-Henri Mathieu, au micro de beIN Sport. Je pense qu'il y a des choses parfois qui sont difficiles à expliquer." Il a sûrement manqué d'explications quand Moutet a raté son coup, enchaîné avec une double faute, perdu sa mise en jeu et le fil de son match.
Mais en bon capitaine, il a refusé de lui jeter la pierre : "Je n'ai pas réussi forcément à trouver les mots pour le remettre dedans", a-t-il dit. Reste que le scénario de sortie de route après les deux premiers matches était difficile à imaginer, surtout après 41 minutes dans ce duel et le 6-2 passé par Moutet à Collignon. "Je ne sais pas si on peut se projeter sur un scénario avant un format comme celui-ci. On sait qu'il peut se passer tellement de choses", a rétorqué PHM.

Une question de "fraîcheur mentale" ?

"Corentin commence bien le match, a insisté le capitaine. Après, Collignon s'est mis dedans petit à petit et Corentin a certainement commencé un petit peu à se frustrer. C'est pour ça que je parle aussi de fraîcheur mentale, parce que bien évidemment quand on est un petit peu moins frais, la frustration vient plus rapidement. Il a eu du mal ensuite à se relancer."
Quant à Rinderknech, qui connaît pourtant la meilleure période de sa carrière, son début de match raté pendant lequel il n'a pas trouvé les solutions contre la puissance de Bergs, il était question d'être rentré sur le court "dos au mur", après la défaite de son coéquipier. "J'ai insisté avant la rencontre, l'attitude pour moi, c'est vraiment ce qui peut faire la différence dans les moments chauds. Ils l'ont, mais pas tout le temps malheureusement. Les autres ont été meilleurs que nous sur ce plan-là", a fini d'analyser Paul-Henri Mathieu, avec en bruit de fond les joueurs belges en train de célébrer la victoire avec un petit groupe de supporters.
Pas de quoi faire baisser les bras au capitaine qui mène cette équipe depuis deux ans maintenant : "J'ai confiance en ces joueurs, c'est pour ça que je suis extrêmement déçu ce soir, mais je pense que tous individuellement, ils peuvent encore progresser. Et j'ai envie de vous dire, plus ils seront forts individuellement et plus on sera forts en équipe", a-t-il conclu.
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