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Election à la présidence de la FFT : Gilles Moretton, stop ou encore ?
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Publié 11/12/2024 à 10:55 GMT+1
Gilles Moretton sera-t-il reconduit à la tête de la Fédération française de tennis pour un nouveau mandat ? A trois jours de l'élection, le président sortant, dont le style de management est très critiqué, a défendu son bilan dans un entretien à l'AFP. Il fait face à son ancien soutien, Germain Roesch.
Moretton : "Le tennis français va bien, laissez-lui du temps"
Video credit: Eurosport
"Toute ma vie a été un combat : sur un court de tennis, dans une entreprise...", assène Gilles Moretton. Ex-65e joueur mondial au début des années 80, ancien directeur du tournoi de Lyon, il avait été confortablement élu en 2021 avec 61,2% des voix. A l'époque, il incarnait la nouveauté, l'espoir d'une page à tourner face au sortant Bernard Giudicelli.
Désormais, le sortant, c'est lui et il doit à son tour subir certaines critiques, face auxquelles il met notamment en avant son bilan économique : en 2023, la FFT a dépassé le cap du million de licenciés. 1,1 pour être précis, contre 950 000 en 2021. "Il y a 4 ans, on prend une fédération qui fait 92 millions (d'euros) de pertes. Après quatre ans, on fait 33 millions de résultat net", avance-t-il.
Gilles Moretton promet qu'en cas de réélection, la FFT retrouvera une forme de stabilité, alors que son mandat a été marqué par le départ de nombreux salariés, y compris dans les plus hautes fonctions. La direction générale de la Fédération a ainsi connu trois têtes différentes en quatre ans : Amélie Oudéa-Castéra, Caroline Flaissier et Stéphane Morel. Nicolas Escudé, lui, a quitté le poste de Directeur technique national après un long arrêt maladie à l'été 2024. "Il y aura un DTN pour succéder à Nicolas Escudé. Mais derrière, les équipes en place font un travail remarquable", a-t-il jugé.
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Gilles Moretton, président de la FFT.
Crédit: Imago
Face à lui, le président en quête d'un second mandat consécutif retrouve son ancien soutien en 2021, Germain Roesch. Ce dernier accuse Moretton d'avoir dévié de ses engagements initiaux pour être devenu, à son tour, un président coupé des réalités du terrain. "Aucun président avant moi n'est allé visiter autant de clubs", se défend-il à ce sujet.
Gilles Moretton se dit "surpris" de trouver comme opposant celui qui le soutenait il y a trois ans. "Quand vous avez quelqu'un à vos côtés pendant trois ans et demi, qui vote l'ensemble des mesures sauf deux et qui derrière, d'un seul coup, découvre des tas de choses (...) ce n'est pas sérieux", estime le sortant.
Interrogé sur son bilan, le président sortant cite l'accroissement de l'aide financière allouée aux clubs ou l'augmentation des effectifs fédéraux dédiés à des sports tels que le padel ou le beach tennis. "On a développé le tennis féminin, en créant des compétitions adaptées au niveau de chaque joueuse", se félicite-t-il encore, même s'il regrette que le pourcentage de femmes parmi les licenciées ne s'élève qu'à 30%.
En matière de haut niveau, après avoir échoué cet été à atteindre les quarts de finale du tournoi olympique en simple et en double, pour la première fois depuis 1996, "on peut espérer une médaille en simple" aux Jeux de Los Angeles en 2028.
"On a une bonne génération, on a 13 joueurs dans les 100 premiers" mondiaux chez les hommes, argumente le candidat. "Chez les filles, on doit rattraper le retard, je pense que Clara (Burel) et Diane (Parry) ont le potentiel d'être dans les vingt". "Soyons patients, ne nous emballons pas quand ils (les joueurs français, NDLR) ont gagné un match et ne les détruisons pas quand ils ont perdu", demande le président de la FFT.
(Avec AFP)
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