"Merci aux filles"

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Georges Goven, le sélectionneur tricolore, remercie ses joueuses d'avoir battu les Tchèques (3-2) et de s'être maintenu dans l'élite de la Fed Cup. Un soulagement pour tous.

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Crédit: Eurosport

GEORGES GOVEN, on imagine que vous avez poussé un ouf de soulagement à la fin de la rencontre ?
G.G. : Oui, juste après la balle de match où je me suis un peu détendu. C'était un match difficile, tendu. On est mené 2-1 comme je le craignais. J'avais peur que Nathalie puisse être dominée par Nicole Vaidisova. Même si j'espérais qu'elle hausse son niveau de jeu ou qu'elle arrive à la perturber en variant la cadence, mais rien n'y a fait. Nathalie manquait un petit peu de jus.
Tatiana a bien répondu présente ?
G.G. : Tatiana m'avait dit qu'elle se sentait bien. Mais il fallait le voir sur le terrain, elle l'a montré de belle manière. Il fallait ensuite résoudre le rébus du double car je savais depuis jeudi qu'Emilie ne pouvait pas jouer. Ce n'est pas facile de trouver la bonne formule, j'ai eu un peu de chance mais les filles m'ont bien aidé en faisant un très bon double. Merci aux filles, merci à Tatiana, car elles ont été présentes dans les moments difficiles.
Comment avez-vous senti la paire tchèque ?
G.G. : Il y a eu dans ce double des moments où le match pouvait basculer. Avec en face de nous, une équipe tchèque qui est aguerrie mais qui était nerveuse car d'un seul coup, elles sont passées favorites lorsqu' Amélie déclare qu'elle ne jouera pas. A ce moment là, elles doivent se dire qu'elles vont nous manger. A 2-2, au moment du double, elles doivent encore penser qu'elles vont encore gagner le double. Ce que leurs ont montré les joueuses, cela les a fait douter. Si bien qu'à un moment donné, Benesova a un peu tangué.
Cette situation vous a finalement libéré ?
G.G. : Cela nous a permis de nous engouffrer dans la brèche. Elles ont donné des points assez facilement. Encore une fois, c'est la solidité d'un groupe qui a prévalu et qui a permis de remporter ce match. Il n'y a pas trop de "cocoricos" à pousser, c'était pour ne pas descendre en deuxième division. Il ne faut pas l'oublier mais je suis content qu'on s'en sorte.
N'était-ce pas osé de lancer Séverine Brémond dans un match comme ça alors qu'elle n'a aucune expérience en Fed Cup ?
G.G. : C'est le coup de poker qui me permet de vous parler détendu ce soir. C'est aussi le feeling du capitaine qui sent si une joueuse est prête. De temps en temps, il faut tenter des choses pour aller chercher la victoire. C'est vrai qu'on pouvait imaginer Dechy et Golovin, mais Nathalie me paraissait émoussée.
Quelles sont les leçons que vous tirez de ce week-end ?
G.G. : Première leçon : le travail que l'on fait avec le staff, les kinés, le préparateur physique, le stage de montagne que l'on organise, les discussions avec Loïc Courteau, cela amène une bonne cohésion et une bonne dynamique au groupe entier. Deuxième leçon : c'est la révélation de Tatiana qui peut devenir leader de cette équipe. Enfin, c'est la solidité du groupe.
Mary et Amélie restent les leaders de cette équipe mais derrière, la relève est là ?
G.G. : Oui, l'équipe peut fonctionner même quand nos deux meilleures joueuses ne sont pas là. Mais attention, j'ai envie qu'elles soient là. Il faut aussi leur montrer que l'on peut compter sur d'autres joueuses à coté d'elles parce que c'est toujours une pression pour Amélie de se dire que sa présence vaut automatiquement trois points. De savoir qu'elle a derrière elle des filles qui peuvent marquer des points, c'est un super plus.
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