Retour à Roland-Garros

Cinq mois après l'édition 2005 de Roland-Garros, un an et demi après la finale 100% russe de 2004, Françaises et Russes reviennent Porte d'Auteuil. Les souvenirs d'Anastasia Myskina et Elena Demetieva vont s'opposer à ceux de Mary Pierce et Amélie Mauresm

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Crédit: Eurosport

FED CUP - Finale France-Russie
L'équipe de France en rêvait l'an dernier, elle l'a cette année. Après la finale de Fed Cup perdue à Moscou face aux Russes, on reprend presque les mêmes et on se retrouve en ce mois de septembre pour une revanche parfaite sur la terre des Bleues.
Le Président de la FFT a tenu à faire part de sa satisfaction : "Il est vrai que nos joueuses avaient été très déçues l'an passé, de devoir défendre leur titre en Russie, là où elles avaient déjà triomphé l'année précédente. En 2005, nous savions que la désignation du lieu de la finale de la Fed Cup ne serait plus un choix technique de la Fédération Internationale. A l'instar de la Coupe Davis, celui-ci est désormais déterminé par des critères sportifs. Nous avions donc de bonnes chances d'accueillir la finale en France. Dès lors, je me suis engagé à tout mettre en oeuvre pour que celle-ci soit organisée à Roland-Garros. J'ai tenu ma promesse, car il est légitime de donner à cette finale le lustre qui lui revient et d'offrir à l'équipe de France le plus beau cadre qui soit. "
Sur les huit joueuses nommées, trois ont déjà connu une finale dans ce cadre prestigieux : Anastasia Myskina et Elena Demetieva, finalistes en 2004, et Mary Pierce, finaliste en 1994, 2005 et vainqueur en 2000. Amélie Mauresmo, quant à elle, n'a connu que deux quarts de finale en 2003 et 2004.
"Nous y sommes très à l'aise"
Les deux Russes sont lucides mais sans complexes. Elena Dementieva sait que ce sera "bien sûr difficile, car le public sera évidemment pour la France", mais elle sait que son équipe est suffisamment expérimentée, notamment à Roland-Garros. "Nous y sommes très à l'aise, ajoute-t-elle, nous prenons beaucoup de plaisir à y jouer." Elena, qui parle par ailleurs très bien le Français n'y a cependant jamais gagné de Trophée (huitièmes de finale en 2005).
Myskina, victorieuse en 2004 et qui a vécu un tournoi difficile pou des raisons personnelles cette année, ne veut pas confondre les genres : "Je ne ressens pas de pression particulière, explique-t-elle, car le contexte est complètement différent de celui du tournoi. Cette fois, c'est une épreuve par équipe. De plus, nous ne sommes pas chez nous. Les gens pensent que la France est favorite. C'est vrai qu'elles jouent très bien en France, mais je pense aussi que nous pouvons gagner car nous sommes prêtes."
"Voir Roland-Garros différemment"
Côté Françaises, la possibilité de jouer à Roland-Garros est à la fois palpitante et angoissante. Amélie, toujours bloquée à Paris lors du tournoi, en est consciente : "Cela mettra une certaine pression, c'est sûr. Maintenant, on est dans des conditions complètement différentes que lorsque l'on aborde le tournoi. On est en équipe, il y a tout un staff derrière nous, on est isolées quasiment totalement." Finalement, la numéro 3 mondiale préfère positiver : "Ce sera peut-être aussi une manière de voir Roland-Garros différemment et de l'aborder dans d'autres circonstances, qui pourquoi pas m'aideront dans le futur. "
Mary Pierce a déjà tout connu sur la terre parisienne. La gloire en 2000 et deux défaites en finale en 1994 et cette année. La question sera de savoir si elle sera capable d'oublier totalement le stress ressenti lors de son match face à Justine Henin-Hardenne en juin dernier. Retrouver Elena Dementieva, qu'elle a battu en deux sets à New York, pourrait lui permettre de tourner la page.
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