Iga Swiatek a eu l'impression d'être traitée "comme une menteuse"

Iga Swiatek a pris la parole dans le podcast Tennis Insider Club de Caroline Garcia. La Polonaise a évoqué sa carrière, ses conquêtes multiples, notamment à Roland-Garros, mais elle n'a pas esquivé le sujet délicat la concernant, celui de sa suspension d'un mois pour dopage. Elle redoute que cela laisse des traces.

Iga Swiatek.

Crédit: Getty Images

Iga Swiatek s'apprête à se lancer dans son premier grand objectif de l'année à Melbourne. Si elle s'est inclinée face à Coco Gauff dimanche lors de la finale de la United Cup entre les Etats-Unis et la Pologne, la numéro 2 mondiale avait remporté toutes ses rencontres jusqu'ici. Mais au-delà des victoires et des défaites, la quadruple gagnante de Roland-Garros veut tourner la page des derniers mois, car elle assure les avoir très mal vécus.
Iga Swiatek a été suspendue pendant un mois après avoir été testée positive à une substance interdite – la trimétazidine – en août 2024, et elle a purgé sa suspension en novembre et décembre. Sportivement, elle n'a donc subi aucun dommage collatéral. Elle n'a pas été privée de rendez-vous essentiels, comme un tournoi du Grand Chelem. Mais lundi, dans le podcast de Caroline Garcia Tennis Insider Club, elle a confié avoir été très affectée par cet épisode.
Il a été révélé dans le communiqué de l'ITIA (l'Agence internationale pour l'intégrité du tennis) que le test positif de Swiatek provenait de "la contamination d'un médicament réglementé en vente libre (mélatonine)", que la Polonaise avait affirmé avoir utilisé pour l'aider avec "le décalage horaire et les problèmes de sommeil". "Je n'avais aucune idée de ce qui s'était passé", a expliqué Swiatek.
"Jemesensenpaixavecmoi-même parce que je n'ai rien fait de mal, mais il est difficile de voir que presque personne d'autre ne ressent la même chose et me traitecommesij'étaisunementeuse, a-t-elle expliqué. J'ai lutté si durement ces dernières années pour réaliser mes rêves et j'étais rongée par la possibilité que les gens ne reconnaissent plus mes efforts et mes accomplissements, qu'ils me regardent différemment."
"C'était terrible à vivre, a ajouté Iga Swiatek. Je n'aime pas suffisamment le tennis pour me mettre dans un état comme ça, donc je ne sais pas si je pourrais traverser un moment aussi dur une seconde fois. Pendant deux semaines, je n'ai pas pu aller sur un court de tennis parce que j'étais mal et c'est le tennis qui m'a mise dans cet état."
Elle ne le cache pas, elle redoute que cette affaire ne lui nuise durablement, en changeant le regard que les gens pourraient porter sur elle. "Je me souviens que j'étais chez moi pendant les investigations et que de nombreuses personnes venaient me demander des autographes et prendre des selfies avec moi, dit-elle. Je me suis demandée s'ils feraient encore cela dans un mois, à la révélation de l'affaire."
La Polonaise estime avoir été touchée bien au-delà des considérations sportives. "J'ai senti que cette histoire m'a frappé beaucoup plus profondément que... mon simple côté 'athlète', dit-elle encore. Cela a touché mon côté personnel parce que je pensais que tout le monde me tournerait le dos." Ayant purgé sa suspension, elle peut, elle, tourner le dos à cet épisode. Reste à voir les traces que cela laissera. Chez les autres envers elle, et chez elle dans son expression sportive. L'Open d'Australie apportera un premier élément de réponse.
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Video credit: Eurosport

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