Djokovic au tapis

Djokovic au tapis
Par Eurosport

Le 17/03/2012 à 21:55Mis à jour Le 17/03/2012 à 22:46

Novak Djokovic a été sorti en demi-finale du Masters d'Indian Wells samedi, vaincu par John Isner (7-6, 3-6, 7-6). L'Américain s'est appuyé sur son gros service mais aussi sur les nombreuses erreurs inhabituelles du Serbe pour se frayer un chemin jusqu'en finale. Il y retrouvera Federer ou Nadal.

Camouflet pour Novak Djokovic. Le numéro un mondial a été éliminé du Masters d'Indian Wells en demi-finale ce samedi. Tenant du titre, il s'est heurté au solide et peu esthétique John Isner (7-6, 3-6, 7-6) et a fini par rendre les armes après 2h45 de jeu. Déjà loin d'être flamboyant contre Nicolas Almagro en quart malgré une victoire sans accroc (6-3, 6-4), le numéro un mondial n'a pas su élever son niveau de jeu. Il n'y avait pas eu de problème contre l'Espagnol puisque ce dernier n'était pas non plus dans son assiette. Mais même si John Isner n'a pas soulevé les foules, il s'est appuyé sur un allié qui répond présent même en cas de fatigue : son service.

Évidemment, l'on dira que John Isner a fait du John Isner. Qu'avec ses vingt aces et ses 74% de premières balles, l'Américain a été avantagé par cette qualité de services dans les moments-clés. Les tie-breaks en l'occurrence. Pas un hasard, d'ailleurs, s'il a conclu ce match par un service gagnant. Pour lui, cette victoire est en tout cas une bonne nouvelle à plus d'un titre. En plus de rallier sa première finale en Masters 1000 et d'être le premier américain à battre un numéro un mondial depuis James Blake en 2008 (aux Jeux Olympique de Pékin face à Roger Federer), John Isner s'installera dans le top 10 du classement ATP la semaine prochaine.

Une éclaircie en fin de deuxième set

Novak Djokovic, lui, continue de soulever des points d'interrogation. Battu sans gloire par Andy Murray en demi-finale de l'Open de Dubaï, le Serbe quitte la Californie en laissant une impression mitigée. Certes, il a su faire le dos rond et gérer face à Nicolas Almagro. Mais cette fois, la défaite mettra en lumière ses carences, même s'il était dominateur lorsque les échanges se prolongeaient. Ses erreurs techniques ont fait écho à celles de John Isner. Sauf que c'est bien plus inhabituel chez lui que chez l'Américain.

S'il breakait à 1-1 dans le premier set, il n'imposait pas son autorité sur le court et connaissait en plus un trou d'air au moment de conclure. A 5-4, il laissait John Isner débreaker puis faire main basse sur le tie-break. En fin de deuxième manche, il donnait pourtant l'impression de renverser la vapeur et de prendre enfin le jeu à son compte. L'on retrouvait alors le Novak Djokovic du tour précédent : celui capable d'accélérer au bon moment pour breaker et s'offrir dans la foulée trois balles de set, en convertir une et re-bomber le torse.

Et puis, plus grand-chose. Un troisième set somme toute anonyme où il n'a pu que courir derrière le score. Une nouvelle fois, il n'a pas échoué de beaucoup dans le tie-break (7-5). Jusque-là, il avait pourtant combattu le feu par le feu en gagnant 80% des points sur sa première balle. Il n'a su faire que tenir avant de plier sous les gros services de son adversaire. Le vrai Novak Djokovic aurait pourtant trouver le moyen de contourner facilement son problème. Ce n'était juste pas sa semaine. Mais à vrai dire, si ces échecs venaient à se répéter, l'on finira par se demander si c'est encore son année.

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