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Federer, un champion dans le vent

Federer, un champion dans le vent
Par Eurosport

Le 18/03/2012 à 02:34Mis à jour Le 18/03/2012 à 03:40

Roger Federer a sèchement sorti Rafael Nadal en demi-finale du Masters 1000 d'Indian Wells (6-3 6-4) où il retrouvera John Isner dimanche en finale. Agressif et en réussite, le Suisse s'est beaucoup mieux adapté que l'Espagnol aux conditions de jeu très venteuses. Federer est toujours sur son nuage.

Indian Wells attendait Nadal-Djokovic, le retour de la vengeance. Il aura, dimanche en finale, Federer-Isner, et on ne peut pas dire que ce soit dû au hasard. Plusieurs heures après la qualification du géant américain face au N.1 mondial Novak Djokovic, Federer (N.3) a montré que son échec en demi-finale de l'Open d'Australie face à Nadal (N.2) ne l'avait pas fait dévier de l'excellente trajectoire sur laquelle il se trouve depuis l'automne 2011. Très saignant dans son jeu, agressif dans l'échange et tonique sur les rallyes, il a sorti sa bête noire avec beaucoup d'autorité : 6-3, 6-4.

Meilleur dans tous les compartiments du jeu, Federer a surtout eu le mérite de beaucoup mieux s'adapter que Nadal aux conditions difficiles de la rencontre. Retardée de plus de trois heures en raison de la pluie, disputée dans des rafales de vent par moments insupportables, la rencontre a connu pas mal de moment de flottement dues à de petites averses qui ont fait croire à une interruption. Scène surréaliste notamment à 6-3, 5-4, 40-30 sur le service de Federer : au moment de la balle de match, le public sortait son parapluie comme un seul homme, les deux hommes regagnaient leur chaise et renfilaient leur survêt pendant que les officiels parlementaient en évaluant l'humidité du court. Mais ceux-ci ont finalement donné à Federer le droit de claquer un ace pour conclure. Un geste à l'image de sa rencontre : déterminé et très réaliste (deux breaks sur deux occasions au premier set, première balle de match conclue).

Trop tard, Nadal...

Nadal n'aura été Nadal qu'en toute fin de deuxième manche. Revenu de 2-5 à 4-5 avec une balle à nouveau lourde, longue et chirurgicale à la conclusion, le tenant du titre de Roland-Garros a passé son match à subir. Il paie au prix fort son manque de continuité (mené 0-3, il a égalisé à 3-3, pour à nouveau lâcher trois jeux) et une longueur de balle très ordinaire. Cette dixième victoire de Federer en 28 matches est l'une des plus autoritaires de toutes.

Dimanche en finale (21 heures), Federer pourra prendre une revanche contre l'autre homme en forme du moment, celui qui a écorné sa stature de champion en état de grâce le mois dernier en Coupe Davis, en lui infligeant une défaite inattendue sur terre battue (4-6, 6-3, 7-6, 6-2). Isner (N.11), deuxième homme à battre Djokovic cette saison après Murray, a déjà réussi son tournoi en atteignant sa première finale de Masters 1000 et en s'assurant une entrée dans le Top 10. Par les temps qui courent, pas grand chose ne résiste à Federer, triple vainqueur du tournoi californien (2004, 2005, 2006). Ça fait un bail ? Mais Federer joue au moins aussi bien qu'à cette époque dorée.

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