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Murray, le rêve éveillé

Murray, le rêve éveillé
Par Eurosport

Le 05/08/2012 à 17:14Mis à jour Le 05/08/2012 à 20:21

Devant son public, Andy Murray est devenu champion olympique en simple en dominant le numéro un mondial Roger Federer sur le gazon londonien dimanche. Succédant à Rafael Nadal, le Britannique, battu il y a un mois en finale de Wimbledon, remporte le 23e et le plus beau titre de sa carrière à 25 ans.

Andy Murray a vaincu le signe indien. Le Britannique s'est consolé de sa quatrième finale de Grand Chelem perdue consécutivement sur le circuit, il y a un mois à Wimbledon, en remportant le titre olympique sur le gazon de Londres. Et pas face à n'importe qui : Roger Federer en personne. Le Suisse, numéro un mondial et récent bourreau de l'Ecossais au All-England Club, a cédé en trois petits sets et à peine deux heures de jeu (6-2, 6-1, 6-4) face au numéro quatre du classement ATP qui décroche le 23e titre de sa carrière. Dans la petite finale, Juan Martin Del Potro a privé Novak Djokovic d'une deuxième médaille de bronze, quatre ans après Pékin. Murray, quant à lui, succède au palmarès à l'Espagnol Rafael Nadal, absent à cause d'une blessure au genou, pour s'offrir le plus beau titre de sa carrière à 25 ans.

Lors de cette victoire expéditive, le recordman de victoires en Grand Chelem (17), n'a jamais semblé en jambes, auteur de 24 coups gagnants pour 31 fautes directes (27/17 pour Murray). Federer se consolera en remportant sa première médaille olympique en individuel, quatre ans après un titre en double messieurs. L'énorme envie d'Andy Murray a eu raison de celle du Suisse, qui a encore échoué dans la quête de l'or olympique en simple, seul titre de marque qui manque à son palmarès déjà immense. Deux heures et demie après, le Britannique a ajouté à son palmarès olympique une médaille d'argent en perdant la double mixte avec Laura Robson face au double bélarusse composé de la numéro un mondiale Victoria Azarenka et de Max Mirnyi (3-6, 6-4, 10/8).

L'or, puis l'argent en une journée

Murray avait prévenu : une nouvelle défaite devant son public serait "terrible à vivre". Libéré comme jamais après sa victoire face à Djokovic en demi-finale, il a décidé de prendre cette rencontre à bras le corps dans un court central surexcité. Contrairement à la finale de Wimbledon il y a un mois, les conditions de jeu étaient bien plus à son avantage avec le toit grand ouvert. Impérial sur ses mises en jeu, le protégé d'Ivan Lendl a remporté 80% de ses premières balles et surtout 63% de ses secondes, secteur de jeu où le Suisse n'a pas été au même niveau (65 et 37%). Murray a sauvé la bagatelle de neuf balles de break, pour cinq converties de son côté, dernière statistique parlante lors de sa brillante victoire.

Malgré sa défaite en double mixte, Murray a largement rempli sa mission. Il est le premier Britannique champion olympique en simple depuis un certain Arthur Gore, qui s'était imposé en 1908, déjà à Londres. "C'est l'une des plus grandes victoires de ma carrière, a aisément reconnu le héros du jour. J'ai connu beaucoup de défaites dures à encaisser dans ma carrière et c'est la meilleure manière de rebondir après la finale de Wimbledon. Je ne m'attendais pas à ça au début de la semaine. C'est fantastique". Il va pouvoir décoller l'étiquette d'éternel perdant qui lui collait à la peau. Même s'il ne s'agit pas d'un titre en Grand Chelem, celui-ci a l'allure d'un exutoire qui pourrait en appeler d'autres. Pourquoi pas à l'US Open ?

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