Laver Cup, Mbappé, On - Federer sur son retour à Londres : "Je ne sais pas trop quoi ressentir"

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A l'occasion de la Laver Cup, Roger Federer retrouve Londres, où il avait fait ses adieux au tennis en 2022. La légende suisse ne cache pas son émotion de revenir à l'O2 Arena. Il revient aussi sur l'évolution de la Laver Cup qu'il a créée et sur l'arrivée de Kylian Mbappé chez son équipementier On.

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Video credit: Eurosport

Roger, bon retour à Londres. Vous gardez évidemment des souvenirs très, très particuliers de cet endroit depuis 2022. Qu’est-ce que ça fait de revenir ici ?
R.F. : C’est vraiment spécial, ça ne fait aucun doute, mais ce n’est pas seulement ma retraite qui rend ce moment spécial, c’est aussi les 45 fois où j’ai eu la chance de jouer dans cette salle. J’ai donc beaucoup de souvenirs ici. Cela fait quatre ans et un jour que j’ai pris ma retraite ; j’ai l’impression que c’était hier et, en même temps, que ça remonte à une éternité. Je ne sais pas trop quoi ressentir, pour être tout à fait honnête. C’était clairement un moment très émouvant et extraordinaire dans ma carrière. L’un de mes préférés, pour être honnête, parce que c’était censé être un peu triste et, vous savez, un peu… je ne sais pas, juste décevant de quitter le sport, mais en même temps, c’était une célébration de ma carrière et de tout le reste. Et c’était tout ça à la fois. Maintenant, je suis de retour, et ça fait vraiment du bien, je suis vraiment heureux d’être de retour.
C'est aussi la huitième édition de la Laver Cup. C'est votre bébé. C'est vous qui en avez été l'architecte. À quel point êtes-vous fier du résultat ?
R.F. :  Très fier. Je ne m'attendais pas à ce qu'un million de fans franchissent les portes au cours de ces huit ou neuf années d'existence de la Laver Cup. Est-ce que j’espérais que l’esprit de camaraderie serait tel qu’il l’est devenu ? C’est ce que j’espérais : que nous puissions tous travailler ensemble pour créer un événement vraiment spécial et réunir dans les mêmes équipes des joueurs qui, normalement, ne joueraient peut-être pas ensemble. Et aujourd’hui, il y a une rivalité vraiment intense et saine dans ce tournoi par équipes qu’est la Laver Cup. Je suis donc très heureux du chemin parcouru. Nous avons évolué dans des sites et des lieux incroyables à travers le monde. C’est la première fois que nous revenons dans un lieu où nous sommes déjà allés, à l’O2. Et c'est un plaisir de revenir dans un endroit qui connaît si bien le tennis.
L'équipe Monde est tenante du titre. Comment l'équipe d'Europe va-t-elle réussir à reconquérir la coupe cette année, Roger ?
R.F. :  J'espère que l'avantage du terrain nous aidera. Bon, ça montre déjà que je suis du côté de l’équipe d’Europe, n’est-ce pas ? (sourire) Même si vous pouvez penser que je suis partial, même si je porte aujourd’hui les chaussures de l’équipe Monde, je les échangerai probablement contre celles de l’équipe d’Europe dès que la compétition commencera ce vendredi. En regardant le programme des matchs, j’ai l’impression que chaque rencontre est à 50/50. Donc tout peut arriver demain (ndlr : ce vendredi). Et puis, évidemment, la question est de savoir dans quelle forme Carlos et Sascha vont se montrer dès le coup d’envoi. Les gens pensent toujours que c’est normal qu’ils gagnent, mais c’est comme un premier tour. Ce n’est pas comme en demi-finales ou en finales, où l’on commence à frapper la balle de manière magnifique. C’est juste une bataille, et c’est un tournoi au rythme effréné. Il faut donc démarrer sur les chapeaux de roue. C’est pourquoi je pense que tout est très ouvert. De plus, le tennis en salle complique beaucoup les choses. Le double est évidemment très important. Mais je dirais que la Team Europe part légèrement favorite.
Avez-vous signé le prochain vainqueur du Ballon d'Or (ndlr : Kylian Mbappé) chez On ?
RF : Les débats autour du Ballon d'Or, ça ne m'intéresse pas. On n'a pas ce genre de débats au tennis. Vous savez, qui est le meilleur joueur de la saison… même si on a eu un petit débat récemment (autour de Sinner, Alcaraz et Zverev). Et j’imagine qu’au football, avec tous les différents types de postes qu’il y a, c’est un sujet bien plus vaste. Je ne vais donc pas m’aventurer là-dessus. Mais bon, le recrutement de Kylian chez On est vraiment passionnant pour l’entreprise en ce moment : on ouvre une nouvelle division et Kylian, avec Thierry Henry – qui est un très bon ami à moi –, va la développer. J’espère qu’ils comprennent l’énorme travail qui les attend. Je vais les aider autant que possible moi aussi. Et puis, bien sûr, l’arrivée d’On dans le golf est très enthousiasmante, car c’est une activité que je pratique moi-même plus régulièrement depuis que j’ai pris ma retraite.
 
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