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Le plaidoyer de Mouratoglou pour le coaching
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Publié 18/10/2018 à 22:47 GMT+2
Sur Twitter, Patrick Mouratoglou a posté un long plaidoyer pour le coaching dans le tennis. Quelques mois après la polémique qui a marqué la finale de l'US Open entre Naomi Osaka et Serena Williams, l'entraîneur de l'Américaine se lance dans une campagne pour changer les règles et réclamer l'introduction du coaching. Pour lui, il est temps de "sortir de cette situation hypocrite".
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La finale de l'US Open a forcément laissé des traces. Le monde du tennis est encore marqué par cette finale de l'US Open entre Naomi Osaka et Serena Williams, ponctuée par la polémique entre sa joueuse et l'arbitre de la finale qui lui reprochait d'avoir été "coachée". Les semaines ont passé mais Patrick Mouratoglou, qui avait reconnu avoir fait des gestes pour guider Serena, en est aujourd'hui plus que jamais convaincu : il faut "reformer le statut du coaching dans le tennis". "Autoriser le coaching dans un univers qui le mettra en valeur me semble être la prochaine réforme majeure que le tennis doit entreprendre", a écrit Mouratoglou sur son compte Twitter.
Dans son plaidoyer en quatre points, Mouratoglou, qui travaille avec Serena Williams depuis 2012, a rappelé que "le tennis est le seul sport à refuser au coaching en compétition d'exister": "Dans tous les autres sports, qu'ils soient individuels ou collectifs, le coaching pendant la compétition fait partie intégrante de la performance", a-t-il estimé. A ses yeux, autoriser le coaching, "sa dramaturgie", permettra au tennis de séduire de nouveaux publics. Ultime argument, cela mettra fin à l'hypocrisie tolérée par les arbitres et les instances dirigeantes, car "la quasi-totalité des coachs intervient verbalement ou par signes".
Mouratoglou avait reconnu le mois dernier avoir "coaché" Serena Williams durant la finale de l'US Open que l'ancienne N.1 mondiale avait perdu 6-2, 6-4 face à la Japonaise Naomi Osaka, après avoir craqué nerveusement à la suite d'une altercation avec l'arbitre au début de la seconde manche. Elle avait été sanctionnée pour avoir échangé avec Mouratoglou. Récusant les accusations de l'arbitre, Williams, en colère, puis en larmes, avait qualifié le Portugais Carlos Ramos de "menteur" et de "voleur". Un entraîneur a le droit d'intervenir auprès d'une joueuse sur le circuit WTA, mais pas lors des Grands Chelems, tandis que le coaching n'est pas autorisé sur le circuit masculin.
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