Masters 1000 Indian Wells - Cette fois, promis, Alexander Zverev a digéré et tourné la page

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Alexander Zverev a erré comme une âme en peine tout au long de l'année 2025. L'Allemand ne s'était jamais relevé de sa lourde défaite en finale de l'Open d'Australie contre Jannik Sinner. Cette fois, c'est en demie, et face à Carlos Alcaraz, qu'il a buté à Melbourne. 7-5 au cinquième set. Dur ? Oui, mais il a déjà évacué cette déception, ayant même puisé dans ce match des raisons d'espérer.

"J'espère pour lui qu'il perdra avant" : Alcaraz face à la pression des 41 victoires de Djokovic

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Alexander Zverev a pris un peu de bon temps à Indian Wells en s'offrant une escapade golfique en compagnie de Novak Djokovic et Carlos Alcaraz. Plus d'une, même, en compagnie de l'Espagnol. "Carlos et moi sommes très compétitifs, on joue presque tous les jours, et Novak nous a rejoint il y a deux jours, c'était sympa ", a-t-il confié mardi en conférence de presse. Il est handicap 8 et Alcaraz est "à peu près du même niveau", a-t-il révélé. Ces sorties sur les greens sont devenues un grand classique lors du Masters 1000 californien.
Mais c'est surtout raquette en main que l'Allemand aimerait se hisser un jour au niveau de ces deux-là, et même les surpasser, sur les plus grandes scènes de son sport. Carlos Alcaraz et Novak Djokovic. Soit les deux finalistes du premier Grand Chelem de l'année, à Melbourne, là où lui est resté en carafe en demie, battu par "Carlitos" après avoir servi pour le match. Si près et si loin, l'éternel refrain de sa carrière.
J'y repense d'une manière positive
Ce fut une défaite douloureuse de plus pour le grand Zverev, lui qui n'en manque pas. En Grand Chelem, il les a même accumulés ces dernières années, jusqu'à l’overdose. Trois finales perdues (US Open 2020, Roland-Garros 2024, Open d’Australie 2025), dont deux en cinq sets, quelques demies ou quarts difficiles à digérer eux aussi, à l'image du dernier en date. Au total, il a désormais figuré 16 fois en quarts de finale sans jamais parvenir à aller au bout. Il s'est incliné six fois en quarts, sept fois en demies, et a donc buté à trois reprises sur la dernière marche.
Mais certaines plaies cicatrisent tout de même un peu plus vite que d'autres. L'année dernière, son échec en finale de "l'Australian" avait ainsi constitué une blessure profonde pour lui. Il pensait vraiment que son heure était venue. Que cela allait être son moment. La gifle infligée par Jannik Sinner, qui l'avait congédié en trois sets, lui avait fait un mal de chien. Il lui a fallu des mois pour s'en relever. Cette fois, rien de tel. On pourrait croire qu'il est plus aisé de digérer un échec sévère qu'une défaite plus cruelle où l'on a tellement cru à la victoire, mais Sascha Zverev ne voit pas les choses ainsi.
"J'y repense d'une manière positive, explique-t-il aujourd'hui, un mois et demi plus tard. Je pense que j'ai joué de la bonne manière ce jour-là. J'ai donné absolument tout ce que j'avais et j'ai perdu une énorme bataille contre le futur vainqueur du tournoi." Peut-être a-t-il laissé passer une chance en or. Novak Djokovic est le plus immense des champions, mais ce que la finale contre Carlos Alcaraz a révélé, c'est qu'il a souffert physiquement pour tenir la distance après avoir bouclé sa demie contre Jannik Sinner à près d'une heure du matin après, lui aussi, un combat épique en cinq manches.
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5h27 et 5 sets pour une première finale à Melbourne: la victoire épique d'Alcaraz en long format

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Comme disait Nadal…

"Est-ce que j'aurais aimé gagner ce match et ce tournoi ? Evidemment. Et franchement, je pense que j'aurais eu toutes mes chances en finale", estime Alexander Zverev. Mais ce genre de réflexions a posteriori, ces théories du "Et si ?", ne servent strictement à rien. Le Hambourgeois en convient et convoque même à cette occasion une fameuse tirade de Rafael Nadal. "Rafa a une super phrase à ce propos, rappelle-t-il. Il disait 'Dans le sport, il n'y a pas de si'. J'ai perdu, c'est tout. Mais je peux en tirer des enseignements très positifs."
On lui a souvent reproché, et à juste titre, une certaine apathie dans les moments importants. Une forme de neutralité quand il faudrait s'engager à fond, voire au-delà. Il le sait, ne le conteste pas, mais il estime justement avoir répondu présent dans ce registre face à Carlos Alcaraz. "Je pense avoir été très agressif tout au long du match", assure-t-il. Avec un seul petit regret : "Quand il a eu son problème physique, j'aurais sans doute pu et dû gagner plus vite les troisième et quatrième sets, mais c'était très dur". Personne ne prétendra le contraire.
À bientôt 29 ans, Zverev voit le temps défiler, mais il estime avoir encore de l'avenir. Ce duel sur la Rod Laver Arena, même perdu, le convainc en tout cas de regarder devant avec encore de l'espoir. En attendant de retenter sa chance en Grand Chelem, lors du prochain Roland-Garros, il aimerait déjà retrouver le chemin du succès dans un tournoi comme Indian Wells. Son dernier titre de premier plan ? Bercy, à l'automne 2024. Cela commence à dater. Une demi-finale contre Sinner ? Une finale contre Alcaraz ? Tout ceci est de l'ordre du possible. D'ici là, jeudi soir, c'est Arthur Fils qui l'attend. "Un super joueur, selon lui. Très jeune, très talentueux. Il avait montré au début de l'année dernière de quoi il était capable. Je vais me préparer à un match très dur."
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Clément sur l'agressivité nécessaire de Zverev : "Ça m'amuse qu'il s'en rende compte aujourd'hui..."

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