Masters 1000 Indian Wells I "Il a l'air plus mature, plus stable" : Carlos Alcaraz ou l'équilibre parfait

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Deux tournois, deux titres. Douze matches, douze victoires. Carlos Alcaraz marche sur 2026 pour l'instant. Le fruit d'un contrôle total des éléments et de sa carrière, qu'il s'agisse de ses émotions sur le court ou de la construction de son calendrier. Chez lui, tout est maîtrisé à la perfection. À Indian Wells, où il reprend la compétition, le numéro un mondial entend bien surfer sur la vague.

Pour Alcaraz, la meilleure défense, c’est la contre-attaque

Video credit: Eurosport

Carlos Alcaraz est en train d'accéder à une forme de plénitude. Toujours invaincu en 2026, avec douze victoires en douze matches, l'Espagnol est au-dessus de la mêlée. Même Jannik Sinner, qui connait parallèlement un petit coup de moins bien, n'arrive plus à suivre pour le moment. Au point que certains commencent à se demander si "Carlitos", puisqu'il est capable de tout, n'irait pas chercher le record de victoires consécutives en début d'année, détenu depuis 2011 par Novak Djokovic. Le Serbe avait remporté ses 41 premiers matches de l'année avant de s'incliner en demi-finale de Roland-Garros contre Roger Federer.
Aussi fort soit-il, Alcaraz est donc encore loin de cette marque historique. Il lui faudra encore gagner près d'une trentaine de rencontres pour rejoindre puis dépasser Djokovic. "On ne se rend pas compte à quel point c'est difficile, jusqu'au moment où on essaie de s'y attaquer, a-t-il souri cette semaine. Je ne suis qu'à 12, je réalise que je dois encore gagner 4 ou 5 des plus grands tournois du monde, mince... Je suis très fier de mon début de saison, j'espère que la série continue en jouant du bon tennis." Pour le record, on en reparlera donc plus tard, éventuellement.
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Plus globalement, la constance de son niveau de jeu depuis quasiment une année entière a quelque chose de sidérant. Souvenez-vous, la saison dernière, son premier trimestre s'était avéré un tantinet frustrant. Le mois de mars 2025 aura été son ultime moment de flottement, avec une demi-finale à Indian Wells et, surtout, une sortie d'entrée dans la foulée à Miami. Depuis, le Murcien a disputé un total de 71 matches, de Monte-Carlo à Doha, pour un bilan stratosphérique : 67 victoires, 4 défaites.

 "Tout est pensé à la perfection"

Pour l'heure, au-delà des stats, ce qui lui importe est de garder ce cap qu'il a si brillamment fixé mois après mois. S'il s'exprime aussi bien, c'est peut-être parce qu'il a atteint une forme de maîtrise totale de lui-même sur le terrain. Et ce n'est pas qu'une affaire de tennis. "Je pense que, sur le court, je contrôle mes émotions beaucoup mieux qu'auparavant, ça a été la clef de mon bon niveau de tennis ces derniers temps. Et quand je suis calme, je peux trouver des solutions, a-t-il décrit à Indian Wells en conférence de presse. Quand je me sens que je vais m'énerver parce que je joue mal, j'arrive à trouver le bon chemin pour m'en sortir. Je dirais que je fais ça encore mieux qu'avant."
"Il a trouvé un équilibre assez incroyable en termes de sensations sur le terrain, mais aussi en dehors, confirme son compatriote Alex Corretja, consultant sur Eurosport. Il a l'air plus mature, il a l'air beaucoup plus stable, convaincu de ce qu'il veut." Il fait les bons choix, se soucie du moindre détail, qu'il s'agisse de sa préparation ou de la construction de sa saison. "Son calendrier est parfait, ajoute Corretja. Là, après l'Australie, il a pris son temps, il a pu se reposer, récupérer, reprendre l'entraînement et arriver à Doha pour jouer à nouveau un tennis brillant. Il s'est à nouveau arrêté quelques jours et il a dû récupérer de l'énergie pour Indian Wells. Tout est pensé à la perfection."

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Alex Corretja ne pointe qu'un seul élément en guise d'avertissement. Il tient en deux mots : Indian Wells. Le paradisiaque Masters 1000 californien, de par sa place dans le calendrier et plus encore par ses spécificités, réserve parfois des surprises. "Ces premiers Masters 1000 sont complexes. Gros tableau, beaucoup de joueurs, presque deux semaines de concentration… Beaucoup de choses peuvent se passer", rappelle l'ancien vainqueur du Masters. Particulièrement ici. "C'est un tournoi spécial, dit encore Corretja. À Indian Wells, il peut faire très chaud, très sec puis, d'un seul coup, tu joues le soir et ça peut devenir frais, presque froid, très humide. Le vent peut aussi jouer un rôle certains jours."
Carlos Alcaraz aime Indian Wells, dont il est déjà double vainqueur, en 2023 et 2024. Plus que jamais, il semble apte à s'adapter tout le temps, partout. "Je suis de retour et je suis prêt, estime d'ailleurs le numéro un mondial à l'heure d'entamer la tournée américaine sur dur. Franchement, tout s'est passé à merveille pour l'instant cette saison et je me suis bien entraîné en arrivant ici." Alors, qui pourra le déséquilibrer ? Et quand ? Il n'y a pas de raison que la série s'arrête. Grigor Dimitrov, son premier adversaire à Indian Wells, est sa 13e victime annoncée en ce début d'année.
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