Masters 1000 Indian Wells - Novak Djokovic entre "fierté" et "sentiment d'amertume" prèssa défaite centro Jack Draper

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C'est fini pour Novak Djokovic à Indian Wells. Il est tombé en huitièmes de finale face au revenant et tenant, Jack Draper, à l'issue d'un bijou de match (4-6, 6-4, 7-6). Décidément, la Californie ne lui sourit plus. Frustré de s'arrêter à nouveau aussi tôt, il gardera toutefois la satisfaction d'avoir lutté jusqu'au bout dans un dernier set où il était physiquement au bout du rouleau.

Draper signe son grand retour aux affaires : le résumé de sa victoire contre Djokovic

Video credit: Eurosport

C'est tout de même une drôle de statistique. Elle n'a même presque aucun sens. Novak Djokovic fête cette année les dix ans de sa dernière présence en quarts de finale à Indian Wells. Vainqueur pour la cinquième fois cette année-là du Masters 1000 californien, il n'a donc plus franchi depuis le cap des huitièmes de finale. Un cas unique car, même s'il en est de même au Canada, il n'y a joué qu'une seule fois depuis 2016. A l’inverse, même s'il a parfois zappé le premier 1000 du calendrier, il a tout de même été présent à six reprises au cours de la dernière décennie. Mais quand ça ne veut pas...
Pourtant, cette année, on le sentait dans de très bonnes dispositions, à la fois physiques et mentales. Il avait envie de briller, comme si son parcours à l'Open d'Australie avait encore accru son appétit. Mais c'est encore raté. Mercredi soir, le champion serbe est tombé face au champion en titre, Jack Draper (4-6, 6-4, 7-6), en huitièmes de finale. Son plafond de verre, désormais, ici. On plaisante évidemment, mais il n'en reste pas moins que depuis son titre olympique à Paris à l'été 2024, Djokovic n'a plus soulevé de trophée de premier plan.
S'il joue avant tout pour tenter de conquérir un 25e Grand Chelem, et il n'en est pas si loin au regard de ses derniers résultats (quatre demies et une finale au cours des cinq derniers Majeurs), un "petit" succès en Masters 1000 constituerait aussi une forme d'exploit, à bientôt 39 ans. Finaliste à Shanghai fin 2024 puis à Miami l'année dernière, demi-finaliste à nouveau en Chine où il avait été stoppé par l'improbable Valentin Vacherot alors qu'il semblait devenu le grand favori, "Nole" échoue donc à nouveau.
J'aurais aimé faire mieux, mais c'était un bon combat
Comme souvent lorsqu'on se retrouve du mauvais côté de l'histoire après une bataille aussi intense, le mélange des émotions domine. Avec, à chaud, la déception qui se poste au premier plan. "En sortant du court, ce que je ressens le plus, c'est un sentiment d'amertume de perdre un match comme celui-ci", a convenu l'actuel numéro 3 mondial. "J'ai perdu contre un super joueur, clairement, et ça a vraiment été un match très équilibré pendant deux heures et demie", a-t-il tenté de tempérer.
Sa grande satisfaction ? La façon dont il a su revenir dans le troisième set alors que, physiquement, il était dans le dur. La "faute" à ce point monumental, et pour lequel le terme "extraordinaire" n'est pas galvaudé. Galopant partout pour ramener trois amorties et un smash avant de finalement sortir vainqueur de cet échange, Djokovic a mis le feu au stade mais aussi à ses poumons. Il lui a fallu longtemps pour le digérer. "Ce point m'a coûté cher, je l'ai gagné mais j'étais vraiment à court d'énergie, je n'ai commencé à me sentir mieux à nouveau qu'en fin de set", a-t-il jugé.
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Epique et héroïque : Novak Djokovic a gagné le point de l'année (mais il lui a coûté cher)

Video credit: Eurosport

Le teint encore rougi par l'effort et l'essoufflement même une demi-heure plus tard, l'homme aux 24 titres du Grand Chelem, vite breaké dans ce dernier set, a pourtant offert un dernier frisson au public californien en débreakant à 5-4 alors que Jack Draper servait pour le match. Une fois encore, son invraisemblable grinta venait de parler. Il y a chez lui un côté Terminator, une facette Zombie, ou celle du chevalier noir des Monty Python qui continue de se battre même lorsqu'on lui a coupé les deux bras et les deux jambes. L'homme qui, même agonisant, refuse de mourir, au point qu'il est nécessaire de l'achever cinq ou dix fois pour être bien certain de l'avoir vraiment terrassé.
C'est, même avec cette issue défavorable, ce que Djokovic cherchera à retenir de sa soirée. "Je suis fier de moi, fier de m'être battu et d'avoir vraiment tout donné sur le terrain, insiste-t-il. C'est sûr. C'est la seule chose que je prendrai comme point positif, juste le fait de ne pas abandonner et d'essayer, encore et encore. Mais oui, là, un peu déçu, Mais c'est OK. J'aurais aimé faire mieux, mais c'était un bon combat". Un grand match, même. Pour son engagement, pour son niveau de jeu, il serait juste que ce champion hors normes puisse aller conquérir au moins un dernier grand trophée. Ne serait-ce qu'un Masters 1000. Il retentera sa chance dès Miami, où il a confirmé son intention de se rendre.
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