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Finale idéale, week-end de rêve, semaine parfaite... Roger Federer entame bien sa 35e année

Finale idéale, week-end de rêve, semaine parfaite... Federer entame bien sa 35e année

Le 24/08/2015 à 00:39Mis à jour Le 24/08/2015 à 00:41

MASTERS 1000 CINCINNATI - Vainqueur pour la 7e fois à Cincinnati, Roger Federer a clairement dominé Novak Djokovic en finale, comme il l'avait fait la veille face à Andy Murray. Il quitte l'Ohio sans avoir perdu un set. Une semaine royale.

Roger Federer et Novak Djokovic en ont ri. L'un vient de décrocher sa 7e couronne à Cincinnati, soit environ 30% de ses titres en Masters 1000 dans ce seul tournoi. L'autre de subir un 5e échec en finale dans ce même tournoi, le seul qui manque encore à son palmarès en M1000. "Je te souhaite de le gagner un jour", a plaisanté Federer dans son discours d'après-match au milieu du central, provoquant l'hilarité de sa victime. "C'est la cinquième fois que je suis en finale ici, il faut peut-être que j'attende que Roger prenne sa retraite pour gagner ici", a répliqué le numéro un mondial, rigolard lui aussi.

Il y a alors de quoi s'inquiéter pour Djokovic car, franchement, on ne voit pas pourquoi Federer partirait à la retraite. Comme si le temps n'avait pas de prise sur lui, le Suisse continue, à 34 ans, d'afficher un niveau de jeu effarant. Il reste Federer. Sa troisième finale en Masters 1000 cette saison aura été la bonne après ses défaites à Indian Wells et Rome, face à Djokovic. Cerise sur le gâteau, c'est en prenant le dessus face au Djoker qu'il a renoué avec un titre de cette importance. Une victoire nette et sans bavure, 7-6, 6-3.

Novak Djokovic félicite Roger Federer après leur finale à Cincinnati.

Novak Djokovic félicite Roger Federer après leur finale à Cincinnati.AFP

" C'est encore trop tôt pour dire ce qui va se passer à l'US Open"

Novak Djokovic n'a d'ailleurs pas cherché à biaiser. Oui, Federer, qui lui a désormais infligé trois de ses six défaites subies lors des 12 derniers mois, était au-dessus de lui dimanche. "Roger a joué incroyablement bien et mérite ce titre", a-t-il admis. Difficile de le contredire. Agressif, solide et opportuniste, le Bâlois a fait ce qu'il fallait. "J'ai essayé de le perturber sur sa deuxième balle de service et de bien servir, ça a plutôt bien marché, a-t-il noté. Il a disputé un seul mauvais jeu, au début de la deuxième manche, et ça m'a profité."

Que ce soit en demie contre Andy Murray ou en finale face à Djokovic, Federer n'a de son côté pas concédé une seule balle de break. Et sur l'ensemble de la semaine, il n'aura pas perdu le moindre set. Le tournoi quasi-parfait en somme. De quoi le booster à une semaine de l'US Open. Même s'il reste prudent. "C'était une belle semaine, mais à New York, cela ne sera pas les mêmes balles, la même surface, la même ambiance. C'est encore trop tôt pour dire ce qui va se passer à l'US Open."

Les bienfaits de la pause

Une chose est sûre, il débarquera à Flushing Meadows avec le statut de tête de série numéro 2, puisque son 7e ciel dans l'Ohio va lui permettre de reprendre la deuxième place mondiale à Murray. Mais là encore, pas de quoi faire sourciller "Rodgeur". "Etre N.2 mondial et tête de série N.2 n'est pas vraiment important à mes yeux, jure-t-il. Est-ce qu'il ne vaut pas mieux affronter Novak plus tôt dans le tournoi plutôt qu'en finale? Je ne sais pas, mais je ne pense pas encore à cela, il y a beaucoup de matches avant."

Ce Federer-là figure en tout cas par nature au rang des prétendants. Il joue bien, et, plus important peut-être encore, il se sent frais. Plus que l'an dernier, quand il avait enchainé Toronto (finale) et Cincinnati (victoire) avant l'US Open. Cette fois, il avait choisi de zapper le rendez-vous canadien. Il est convaincu d'avoir pris la bonne option. "Je me sens aussi bien que l'an dernier, mais pas aussi fatigué, je sens encore les bénéfices de ma pause". A Cincinnati, ça a payé. Et à New York ?

Roger Federer à Cincinnati - 2015

Roger Federer à Cincinnati - 2015AFP

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