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Impressionnant de maîtrise, Roger Federer s'offre Andy Murray et retrouve Novak Djokovic

Impressionnant de maîtrise, Federer s'offre Murray

Le 22/08/2015 à 23:31Mis à jour Le 23/08/2015 à 21:55

MASTERS 1000 CINCINNATI - Roger Federer a battu Andy Murray en deux sets, 6-4, 7-6 à Cincinnati en demi-finales. En finale, le Suisse, qui a signé une belle démonstration et n'a pas concédé une balle de break, va retrouver Novak Djokovic, qui a sorti Alexandr Dolgopolov samedi (4-6, 7-6, 6-2).

Roger Federer n'aurait manqué ça pour rien au monde. Plus d'un mois après sa finale perdue à Wimbledon, il va recroiser le fer avec Novak Djokovic. Le Suisse n'a en effet pas fait de manière avec Andy Murray, dont il s'est logiquement débarrassé à l'issue de la deuxième demi-finale. A l'arrivée, un succès sec en deux manches (6-4, 7-6), acquis après 1h37 de combat. Le 3e joueur mondial se hisse pour la septième fois de sa carrière en finale du Masters 1000 de Cincinnati où il n'a jamais perdu le dernier jour. Ce sera sa troisième finale face au Serbe dans l'Ohio après 2009 et 2012.

Dans la lignée de sa très bonne semaine passée aux Etats-Unis, Federer n'a jamais tremblé lors de cette demi-finale. Toujours en contrôle, le Suisse a surtout été solide sur son engagement. Malgré un petit pourcentage sur ses premières balles - seulement 55% alors qu'il avait bouclé son quart face à Lopez avec 70% - le Suisse, très bon en fond de court, a constamment cherché à agresser son adversaire. Surtout derrière sa première (77% de points gagnés derrière), et souvent au filet. Bien réglé, en revers, et agressif en coup droit, le Bâlois a laissé une impression de facilité et de contrôle. Il n'a d'ailleurs toujours pas perdu son service de la semaine. La clé de ses bonnes sensations du moment.

Pas de doublé Toronto-Cincinnati pour Murray

Andy Murray n'a pas grand chose à se reprocher. Hormis ses deux engagements manqués en début de match, où il a concédé le seul break de la rencontre, et trois de ses quatre balles de break de la partie, le Britannique a été costaud le reste de la demie. Son niveau est même allé crescendo au fur et à mesure. Inspiré dans ses plans de jeu, il a osé être agressif face à un adversaire contre qui il n'a plus gagné depuis cinq rencontres (et la 1/2 finale de l'Open d'Australie 2013).

Trop généreux sur ses jeux de retour, et auteur de 26 fautes directes (23 pour Federer), il lui a juste manqué un grain de folie pour changer la destinée de cette demie. Titré à Toronto face à Dkokovic, la semaine dernière, le natif de Glasgow a laissé passer une nouvelle soirée retrouvailles avec le Serbe. Pas grave, Federer fera probablement un très bon convive à la table du N.1 mondial.

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