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Roger Federer s'offre un 7e titre à Cincinnati en battant Novak Djokovic

Federer est vraiment le king de Cincinnati

Le 23/08/2015 à 20:35Mis à jour Le 23/08/2015 à 23:09

MASTERS 1000 CINCINNATI - Roger Federer a décroché son 7e titre à Cincinnati dimanche. Le Suisse a battu le N.1 mondial Novak Djokovic en finale du Masters 1000 américain (7-6, 6-3). C'est le 87e titre de Federer en carrière, le 5e cette saison, et son 24e Masters 1000.

Federer est décidément éternel. Le Suisse a remporté, dimanche à Cincinnati son 24e Masters 1000 en carrière, le premier depuis octobre 2014 à Shanghai, après son succès en finale face à Novak Djokovic (7-6, 6-3, en 1h30 de jeu). Un cran au-dessus du Serbe pendant la rencontre, le Suisse a définitivement fait de l'Ohio son terrain de jeu favori. Le voilà avec un septième titre dans son palmarès à "Cincy". Battu à Toronto par Andy Murray, la semaine dernière, Djokovic va aborder l'US Open avec des sensations mitigées.

Jamais battu en finale à Cincinnati, Roger Federer a fait respecter sa loi dans son jardin. Il a surtout mis fin à une série de trois défaites consécutives subies en finales d'évènements importants face au Serbe en 2015 (Masters 1000 d'Indian Wells, Masters 1000 de Rome et Wimbledon). Une série qui, malgré une certaine logique sur le plan sportif, avait quelque peu terni le bilan global de sa saison. Comme en 2014, et à la sortie d'une finale perdue à Wimbldon, le Bâlois a remis la machine en route. Et avec la manière.

5 défaites en 5 finales à Cincinnati pour Djokovic

Le succès de Federer cette semaine c'est avant tout celui de la solidité. Excellent dans le jeu et en contrôle depuis mardi, le Suisse est allé dans la continuité lors de la finale. Même avec un pourcentage de premières balles moyen (55%), il a compensé avec une agressivité dans l'échange (83% de points gagnés derrière sa première) et une envie d'aller vers l'avant toujours constante (32 coups gagnants). Bien réglé en coup droit, capable de tenir le coup en diagonale de revers, et systématiquement désireux d'aller vers le filet (21 points gagnés sur 29 montées), son schéma tactique a été le bon. 

A l'aise sur ses mises en jeu, Federer a tenu cette finale d'un bout à l'autre, au point même de ne pas concéder une seule balle de break sur son engagement, comme face à Andy Murray samedi, lors de la demi-finale. C'est même lui qui est allé agresser un Djokovic, loin d'être mauvais mais un ton en-dessous, en retour de service, dès le début de la rencontre. S'il n'a pu convertir ses quatre balles de break obtenues sur les deux premiers jeux de service du N.1 mondial, il a remis la grande bagarre au jeu décisif qu'il a survolé (7-1). Le moment-clé de cette finale. 

Sauvé par ses premières balles lors du premier set, Djokovic n'a pas tenu la distance par la suite. Breaké d'entrée de deuxième manche, le "Djoker", privé d'un service fiable (59% de premières, 4 doubles fautes), a constamment couru après le score. Son petit sursaut obtenu à (2-4), où pour la première fois de la rencontre il a obtenu une égalité sur le service de son adversaire, n'a rien donné de plus qu'une légère sueur froide au Bâlois. Cincinnati terrain maudit pour "Nole". Le Serbe totalise désormais cinq défaites en finale dans le dernier Masters 1000 qui lui résiste encore. L'avant US Open n'est décidément pas sa chose. Et cet US Open, il promet beaucoup.

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