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Stoppé mais serein, Djokovic est prêt à se remettre en mode "Grand Chelem"

Stoppé mais serein, Djokovic est prêt à se remettre en mode "Grand Chelem"

Le 18/08/2019 à 19:21Mis à jour Le 18/08/2019 à 20:15

MASTERS 1000 CINCINNATI – Renversé par Daniil Medvedev (3-6, 6-3, 6-3) samedi en demi-finale dans l’Ohio, Novak Djokovic ne s’est pas inquiété de cet accroc à dix jours de l’US Open. Le numéro 1 mondial s’est même montré satisfait de son niveau de jeu et optimiste pour le dernier tournoi du Grand Chelem de l’année.

Il est redescendu de son nuage. Un mois après un cinquième titre à Wimbledon arraché au terme d’une finale d’anthologie contre Roger Federer, Novak Djokovic a cédé une autre couronne glanée l'an dernier dans l’Ohio. Dominé par l’homme en forme du moment, Daniil Medvedev, en demi-finale (3-6, 6-3, 6-3) samedi, le tenant du titre a échoué dans sa première mission de l’été. Mais il ne s’en est pas inquiété outre mesure devant la presse, estimant être sur la bonne voie pour les défis qui l’attendent désormais.

"Je pense que j’ai vraiment joué une bonne partie. J’aurais peut-être pu faire un petit peu mieux dans le troisième set quand j’ai été breaké à 1-1, mais quand votre adversaire sert des secondes à plus de 200 km/h, ne commet pas trop de doubles fautes et attaque sur toutes ses frappes, il n’y a qu’à lui tirer votre chapeau et le féliciter", a estimé le numéro 1 mondial, bon perdant. Et le Serbe d’insister : "Il s’agit d’un des rares matches dans ma carrière où j’ai dû faire face à quelqu’un qui servait deux premières balles consécutives avec réussite sur une si longue période. Mais avant cela, quand je pouvais prendre ma chance sur sa seconde, je le faisais assez bien."

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"Une expérience différente" en Grand Chelem

Impressionné par la performance de Daniil Medvedev et ses progrès, dans son déplacement et en coup droit surtout, depuis leur affrontement en huitième de finale à Melbourne en janvier, Djokovic a mis le Russe dans la liste des prétendants au titre à l’US Open. Mais il a aussi émis quelques réserves. "Ce sera au meilleur des cinq sets pendant deux semaines. C’est un Grand Chelem, une atmosphère et une expérience différentes. Je pense qu’il faut de la patience et être capable gérer tout ce qui se passe en dehors du court", a-t-il observé. Une manière comme une autre de réaffirmer son statut de grand favori à un peu plus d’une semaine du début des hostilités à New York.

Car le numéro 1 mondial le sait, le vrai combat, celui qui peut entériner pour cette saison son emprise sur le circuit, est celui qui arrive. Et malgré son revers dans le dernier carré, il a bien digéré la transition du gazon au dur et a pris de bons repères avec trois victoires et quatre matchs disputés dans la semaine, soit deux de plus qu’un de ses grands rivaux, Roger Federer. Aucune raison donc de s’alarmer. "Globalement, je vois des choses positives dans mon jeu. Aujourd’hui (samedi, ndlr), j’ai perdu un match de tennis, mais je n’ai pas fait trop d’erreurs ou de mauvais choix. J’ai perdu contre un joueur avec un niveau fantastique, donc je vais l’accepter et avancer vers New York où une bonne semaine d’entraînement m’attend."

Novak Djokovic, vainqueur face à Lucas Pouille en quarts de finale à Cincinnati

Novak Djokovic, vainqueur face à Lucas Pouille en quarts de finale à CincinnatiGetty Images

" J'aime les conditions à New York"

Une seule incertitude pourrait obscurcir l’horizon du "Djoker" : un hypothétique réveil de sa blessure au coude qu’il a fait manipuler lors de son quart de finale contre Lucas Pouille. Mais le Serbe n’a même pas abordé le sujet devant les journalistes. "Je vais, bien sûr, me préparer pour l’US Open désormais. J’aime les conditions là-bas et jouer sur le court central. Je vais me battre pour le titre comme tout le monde, et je pense que j’ai de bonnes chances. Je me sens bien et j’ai hâte que ça commence."

Difficile de le contredire quand on sait les aptitudes du numéro 1 mondial sur dur. Il suffit pour s’en convaincre de se souvenir de sa démonstration en finale du dernier Open d’Australie. S’il parvient à retrouver cet état de grâce, un troisième petit Chelem (après 2011 et 2015) en carrière ne sera pas loin.

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