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"Je vais essayer mais..."
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Publié 26/11/2010 à 23:51 GMT+1
Andy Murray se fait tout petit avant d'affronter Rafael Nadal en demi-finales du Masters, samedi, à Londres. Le Britannique estime que ses chances de battre le numéro un mondial ne sont pas très élevées. Et il ne donne pas l'impression de bluffer quand il dit ça...
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Andy Murray, cette qualification pour les demi-finales, c'était votre objectif initial. Etes-vous pleinement satisfait?
A.M. : Oui, c'est vraiment une bonne chose. Je suis content d'être dans le dernier carré. J'avais réussi à me qualifier pour les demies il y a deux ans, mais pas l'année dernière. Donc, oui, c'est une satisfaction. Vous savez, ici, vous avez tous les meilleurs joueurs du monde. Ce n'est pas une formalité d'atteindre les demi-finales. J'ai battu deux très bons joueurs cette semaine.
Est-ce compliqué de repasser d'une phase de poules, inhabituelle en tennis, à un match couperet comme une demi-finale?
A.M. : Non, pas vraiment. La seule chose bizarre, c'est d'entrer sur le court en sachant que vous n'avez besoin que d'un set pour vous qualifier par exemple. Il faut essayer de ne pas y penser. Mais de toute façon, on essaie de gagner chaque match. Tous les matches sont tellement durs ici que c'est presque comme un match décisif à chaque fois. Maintenant, je vais devoir jouer Rafa et c'est ce qu'il y a de plus dur au monde.
Comment voyez-vous ce match?
A.M. : Ca va être incroyablement dur. Il n'y a pas la place pour la moindre erreur contre lui. Je vais essayer, mais je ne suis pas sûr d'avoir de grandes chances de me qualifier en jouant contre lui. C'est le meilleur joueur du monde. J'ai vu ses matches ici et il joue incroyablement bien.
Vous minimisez vos chances. Pourtant, vous avez battu Nadal lors de votre dernière confrontation. Pourquoi ne le referiez-vous pas ici?
A.M. : Je ne sais pas. Il semble que je ne batte pas ces gars-là dans les grands matches. Il va falloir que je joue mon meilleur tennis si je veux gagner. Il faut que je le fasse dans un grand match, en demie. Il faut que je vois si je peux le faire ou pas.
Vous n'êtes donc pas très confiant?
A.M. : Non, pas vraiment. Je vais essayer, mais... ça va être très compliqué.
Votre pourcentage de premières balles n'est pas très élevé depuis le début de la semaine. Est-ce inquiétant?
A.M. : Je dois juste essayer d'améliorer ça. C'est aussi bête que ça. Je sais que si je veux avoir une petite chance, je dois mettre plus de premières dans le court. Ce sera indispensable samedi.
Avec cette qualification, vous pouvez revenir à la 4e place mondiale. Mais n'espériez-vous pas mieux au début de la saison?
A.M. : J'essaie de progresser chaque année. Mais je ne sais pas combien de fois il faudra que je le dise: je joue avec les deux meilleurs joueurs de tous les temps devant moi. Alors, c'est très, très difficile de devenir numéro un ou numéro deux mondial avec Nadal et Federer face à vous. J'ai réussi déjà à me hisser à la deuxième place. Alors, même si je ne finis pas l'année aussi haut que je l'ai été, c'est déjà pas mal. Je travaille pour devenir numéro un. J'espère que l'année dernière je serai un peu plus haut. Mais c'est vraiment très difficile.
Etiez-vous plus fort en 2010 que vous ne l'étiez il y a un ou deux ans. Autrement dit, est-ce que même en étant toujours 4e mondial à la fin de l'année, vous avez évolué?
A.M. : Ma réponse peut varier selon les jours. Certaines fois, j'ai beaucoup mieux joué cette année que les années précédentes. A d'autres moments, c'était bien pire. Il m'est arrivé de jouer à un niveau plus élevé que celui d'un numéro 4. Parfois, j'en suis loin.
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