Eurosport

Federer, le grand bleu

Federer, le grand bleu
Par Eurosport

Le 13/05/2012 à 19:02Mis à jour Le 18/05/2012 à 16:13

La terre bleue, lui, il aime ça. Roger Federer a battu Tomas Berdych (3-6, 7-5, 7-5) en finale à Madrid, dimanche. Fort de cette 20e victoire-record en Masters 1000, le Suisse reprend la deuxième place mondiale à Rafael Nadal. Tout le monde ne repartira pas fâché de la capitale espagnole...

Sans nul doute, Roger Federer reviendra l'année prochaine à Madrid, terre battue bleue ou pas. Alors que les deux finalistes de la dernière édition, frustrés, s'y sont cassé les dents, le Suisse n'a pas manqué l'occasion de soulever ce titre madrilène, remis par l'acteur et chanteur Will Smith, pour la troisième fois de sa carrière après une première sur dur indoor en 2006, une autre sur surface ocre en 2009 et donc cette année sur cette terre bleue qui a essuyé tant de critiques. Tomas Berdych, pourtant impressionnant tout au long de la semaine, n'a pas pu freiner la bonne marche du Suisse, s'inclinant en 2h40 de jeu (3-6, 7-5, 7-5).

Fort de son 74e titre ATP en carrière, l'Helvète remporte surtout son 20e Masters 1000, égalant le record détenu aussi par Rafael Nadal. Le Majorquin, battu au 3e tour cette semaine, voit également le vainqueur du jour lui passer devant au classement mondial. Lundi, à quinze jours du début d'un Roland-Garros qui s’annonce palapitant, Federer reviendra donc à 1770 points de Djokovic en empochant son quatrième titre de la saison après Rotterdam, Dubaï et le Masters 1000 d'Indian Wells, son septième en huit mois. Il fallait remonter à 2006 pour voir un palmarès aussi fourni dans l'armoire du Suisse avant les Internationaux de France. Signe que la bataille du trône ATP sera serrée jusqu'à la fin de la saison et qu'elle comprendra également le futur ex-N.3. Impensable lorsque l'on se souvient qu'il était encore à 6340 points du Serbe à l'issue du dernier US Open...

Berdych : "Il montre quel grand champion il est"

Reuters

"Quelques points seulement ont décidé du deuxième et troisième sets, analyse justement Tomas Berdych, forcément déçu du résultat, qui aurait pu devenir 5e mondial s'il avait gagné dimanche. Je pense que l'expérience de Roger a gagné. Il mérite d'être où il est. Je n'ai pas pu le battre, mais perdre contre lui c'est spécial. Il est capable d'être prêt dès le moment où il revient et s'adapter à toutes les conditions. Il montre quel grand champion il est, en revenant à son âge, et en gagnant ici dans ces conditions." Venant d'un joueur peu souvent enclin à dire ce genre de choses, sa déclaration ne manquera pas de plaire son bourreau du jour qui tiendra aussi une place à part dans le coeur des organisateurs du tournoi. Manolo Santana comme Ion Tiriac tiennent là, dans la victoire du Suisse, leur meilleur argument pour remettre une couche de bleu sur leurs courts l'an prochain. Ce n'est pas Federer qui s'y opposera.

0
0