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Rafael Nadal évoque sa rivalité avec Novak Djokovic avant la demi-finale

Nadal : "La rivalité avec Djokovic nous a fait mal"

Le 13/05/2017 à 13:57

MASTERS 1000 MADRID - Un an après leur dernier affrontement, Rafael Nadal et Novak Djokovic recroisent le fer samedi à 16 heures, en demi-finale du tournoi espagnol. Pour ce 50e duel, le Majorquin a rappelé la puissance de son adversaire et a évoqué les conséquences d’une telle concurrence.

Le duel attendu aura bien lieu. Samedi, sur les coups de 16 heures, Rafael Nadal et Novak Djokovic vont se disputer un billet pour la finale du Masters 1000 de Madrid à l’occasion de leur cinquantième affrontement depuis leurs débuts sur le circuit. Le dernier, qui date de mai 2016 à Rome (quarts de finale), avait permis au Serbe de prendre le large face au Majorquin au nombre de victoires (26 contre 23). C’était d’ailleurs la septième consécutive pour "Nole".

Douze mois plus tard, la dynamique positive de Djokovic dans ces tête-à-tête paraît en danger et l’on imagine plus facilement Nadal briser la série que subir un huitième revers de rang. "Je ne sais pas si je suis favori ou pas et ça m'est égal. Ce que vous pouvez penser ou écrire ne m'intéresse pas, a toutefois lâché le Majorquin en conférence de presse vendredi. Nous avons toujours des matches serrés et si nous jouons bien tous les deux, je crois qu'il n'y aura pas une grande différence de niveau."

Rafael Nadal sur la terre-battue de Madrid en ce mois de mai.

Rafael Nadal sur la terre-battue de Madrid en ce mois de mai.Eurosport

" Ce sont plutôt ses résultats des années précédentes qui étaient anormaux"

Actuellement deuxième à l’ATP, Novak Djokovic domine encore Rafael Nadal (5e) dans ce classement. Mais celui établi depuis le début de la nouvelle saison offre une autre lecture de ce rapport de force. Depuis janvier 2017 : Nadal est deuxième, Djokovic 23e.

"Djokovic est l'un des meilleurs joueurs de l'histoire donc je sais qu'il faudra que je joue à mon meilleur niveau, prévient toutefois l’Espagnol. Il faut relativiser sa baisse de régime. Ce sont plutôt ses résultats des années précédentes qui étaient anormaux." Selon le nonuple vainqueur de Roland-Garros, "ce n'est pas normal qu'un joueur gagne quasiment tous les matches de l'année, ça ne s'est quasiment jamais vu dans l'histoire du tennis."

Vainqueur pour sa part de ses deux premiers tournois sur terre-battue ces dernières semaines (à Monte-Carlo et Barcelone), Rafael Nadal ne veut surtout pas sous-estimer son grand rival, lui qui sait à quel point le Serbe peut faire mal. "Notre rivalité sur le court nous a forcément fait progresser tous les deux car ça nous oblige à être très exigeants envers nous-mêmes, a-t-il d'abord concédé, avant d'enchaîner. Mais je crois surtout que cette rivalité nous a fait mal. Nous avons tous les deux privé l'autre de victoires et de titres importants." Samedi après-midi à Madrid, ce sera une nouvelle fois le cas.

Les confrontations Nadal - Djokovic

Propos recueillis par Amandine Reymond à Madrid

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